Sida
Définition
Le sida est une maladie infectieuse due à deux virus appelés VIH 1 et VIH 2. Le terme VIH est l’acronyme pour dire virus d’immunodéficience humaine, et le terme SIDA est l’acronyme pour dire syndrome d'immunodéficience acquise.
Les principales perturbations susceptibles d'entraîner la survenue du sida sont celles faisant intervenir les lymphocytes T4, appelés également CD4. Il s'agit d'une variété de globules blancs constituant la base active de l'immunité anti-infectieuse chez l'homme. N'importe quelle personne peut présenter un déficit immunitaire. La déficience majeure du système immunitaire est appelée sida.
Le taux habituel de CD4 dans le sang est compris entre 800 et 1000 lymphocytes par millimètre cube de sang. Quand le taux de CD4 descend en dessous de 200 par millimètre cube, le risque de survenue de sida est possible.
Quand on effectue des analyses de sang chez un individu, il est possible de rencontrer des anticorps dirigés contre le virus du sida. Ceci ne signifie pas forcément que la personne en question présente les symptômes du virus du sida. Mais, cette personne est porteuse du virus du sida, et par conséquent elle est susceptible de transmettre cette maladie. Autrement dit, ce n'est pas parce qu'une personne présente des anticorps dirigés contre le virus du sida qu'elle est porteuse de la maladie sida.
Le virus de l'immunodéficience humaine, ou VIH, appartient à la famille des rétrovirus, c'est-à-dire des virus à ARN ayant la capacité se transformer en ADN pro viral en faisant intervenir une enzyme qu’ils possèdent, et que l'on appelle la transcriptase inverse. Par voie de fait, le virus peut se propager dans les cellules.
La
transmission du virus du sida se fait selon trois modes :
- La voie sexuelle.
- La voie sanguine.
- La voie transplacentaire (transmission de la mère à l'enfant).
La transmission du sida peut également se faire lors de l'accouchement ou pendant l'allaitement.
Bien entendu la voie
sexuelle est la voie la plus fréquemment répandue. Les pratiques homosexuelles ne sont pas les seules
contaminantes. Étant donné que la transmission du virus du sida se fait à la suite de contacts de muqueuses à muqueuses, le plus souvent celle du
vagin ou du
rectum, il est donc nécessaire d'utiliser un
préservatif, afin de diminuer la contamination de cette maladie
infectieuse, Ce sont les
sécrétions provenant de l
'appareil sexuel, c'est-à-dire la
glaire cervicale, le
sperme ainsi que le
sang contenant le virus, qui transmettent la maladie. Chaque
rapport sexuel a 0,3 % de chances de transmettre la maladie. Bien entendu, un rapport sexuel avec un individu
séropositif, surtout si ce rapport sexuel est de type
anal, a une grande chance de
contaminer le partenaire.
D'autre part, le risque de contaminer son partenaire est augmenté en cas d'existence concomitante d'une affection génitale, ou bien si l'un des deux partenaires a ses règles. L'
homosexualité, qu'elle soit masculine ou féminine, favorise donc la
transmission du virus du sida.
La transmission du virus par
voie sanguine peut se faire de 3 manières.
- La première façon est par transfusion de sang ou de dérivés de sang comme cela se pratique pour certains hémophiles. Le dépistage systématique du VIH lors des dons de sang ainsi que les techniques d'inactivation virale permettent depuis 1985 de diminuer le risque de transmission du virus.
- La deuxième voie de transmission du virus est la piqûre d'aiguilles souillées par du sang contaminé.
- La troisième voie est la celle par toxicomanie c'est-à-dire par voie veineuse avec partage de seringues.
La transmission du sida de la
mère à l'
enfant est une autre voie possible de contamination.
L'
allaitement est également une voie de
contamination de l'enfant. C'est pour cette raison qu'une
mère séropositive ne doit pas
allaiter son enfant.
Le virus de l'immunodéficience humaine a été isolé pour la première fois par le professeur Luc Montagnier de l'institut Pasteur de Paris en 1983.
Ce n'est qu'en 1954 aux États-Unis, en 1959 au Zaïre et au Royaume-Uni, en 1963 en Ouganda, et enfin en 1973 en France que l'on a constaté l'existence du virus du sida.
Ensuite, en 1986, certains chercheurs français ont découvert l'existence d'un deuxième virus : le VIH 2. La structure du VIH 2 est proche de celle du VIH 1, à la différence que le VIH 1 serait d'origine africaine, et plus précisément d'Afrique de l'Ouest.
La première fois que le sida a été décrit dans la population a eu lieu en 1981. Cette description concernait essentiellement la population masculine homosexuelle d'Europe et d'Amérique occidentale. D'autres individus étaient concernés par le sida cette époque, il s'agissait des femmes à partenaires sexuels multiples de régions d'Afrique ou des Caraïbes. Le nombre d'individus atteints par le VIH 1 est estimé à environ 60 millions à la fin de l'année 2005, le plus grand contingent étant situé en Afrique. Le nombre de nouveaux cas d'infection par le VIH augmente chaque année. La majorité d'entre eux habite dans un pays en voie de développement. Le nombre de décès concerne actuellement à peu près 10 % de cette population concernés par le sida.