Radiothérapie métabolique

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Définition 

Utilisation de l'affinité fonctionnelle d'un élément qui permet de détecter la substance sur laquelle il est fixé, c'est-à-dire un marqueur ou un traceur.

 

Généralités 

À la différence d'un marqueur utilisé pour mettre en évidence une pathologie quelconque, la radiothérapie métabolique utilise des marqueurs radioactifs à rayonnement bêta (variété d'onde), associé ou non à un rayonnement gamma (autre variété d'onde).

Le but de l'utilisation de la radiothérapie métabolique qui est relativement spécifique pour un tissu, est de traiter ou d'obtenir un résultat palliatif (mesure provisoire).

UTILISATION

  • Certains cancers (thyroïde) : dans ce cas si l'iode 131 qui est utilisé et qui permet de traiter les malades après une intervention chirurgicale consistant à effectuer une exérèse complète du cancer de la thyroïde et de ses métastases.
  • Métastases (cancer secondaire) des os : la radiothérapie métabolique permet essentiellement de diminuer les douleurs secondaires aux métastases osseuses des cancers, associées ou pas aux médicaments antalgiques (antidouleurs parfois très puissants). Dans ce cas cette technique peut être associée ou être utilisée alternativement avec la radiothérapie externe (utilisation des rayons X comme thérapeutique). 
    2 substances radioactives sont actuellement utilisées et autorisées : le chlorure de strontium 89 (Metastron) et le samarium-153-éthylène diamine tétraméthylène diphosphonat ou Quadramet. 
    En ce qui concerne le chlorure de strontium 89 (utilisé dans le cancer de la prostate), son efficacité est de l'ordre de 80 à 85 % retardant l'apparition d'autres douleurs. L'efficacité de ce produit se prolonge sur une période allant de 4 mois à un an.
    Pour le samarium 153 EDTMP, il est possible d'obtenir en plus des images grâce à l'émission de rayonnement bêta, et du rayonnement gamma.
    Cette technique est particulièrement utilisée pour le tissu osseux (squelette) et son efficacité est similaire dans les cancers du sein et ceux de la prostate.
    Les résultats sont obtenus au bout de deux semaines et s'étalent sur une période dépassant quelquefois quatre mois.
    Les contre-indications sont essentiellement une atteinte de la moelle osseuse, la grossesse et l'allaitement.
     
  • Pour le cancer du sein et de la prostate, on utilise un autre marqueur : le rhénium 186.
     
  • Pour les cancers digestifs, on utilise les anticorps monoclonaux marqués au rhénium 186 et à l'ytrium 90 anti-Ace
     
  • Dans les lymphomes non-hodgkiniens, l'utilisation des anticorps anti-CD 20 apporte un grand espoir thérapeutique.
     
  • Dérèglement endocrinien (hyperthyroïdie : élévation du taux des hormones thyroïdiennes dans le sang) : dans ce cas, la radiothérapie métabolique apporte une amélioration quand le malade ne peut avoir recours à un autre traitement (difficulté voire impossibilité de suivre un traitement au long cours).
     
  • Maladie hématologique (maladie de Vaquez)

 

TECHNIQUE

Le produit est injecté lentement par voie intraveineuse. Il est possible d'effectuer le traitement sans hospitaliser le patient pendant la nuit. L'injection se fait dans un service de médecine nucléaire où le patient est retenu environ 6 à 10 heures. Les urines du malade étant radioactives, celles-ci sont conservées. Quelquefois on constate une diminution du nombre des globules blancs et des plaquettes avec un maximum au bout de deux semaines 

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