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Genou

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Définition

Le genou est l'articulation qui unit la jambe et la cuisse.

Les pathologies du genou sont nombreuses (liste non exhaustive) :

Le terme gonalgie désigne (du grec gonu : genou) désigne toutes les douleurs du genou.

L'entorse du genou est une affection qui se caractérise par une atteinte des ligaments du genou. Cette atteinte est quelquefois simplement une légère lésion aboutissant à l'apparition d'une entorse bénigne. Parfois il s'agit d'une atteinte plus importante constituant alors une rupture totale des ligaments du genou, survenant essentiellement lors de la pratique de certains sports tels que le ski, le football, ou encore le rugby. Les symptômes d'une entorse bénigne sont une douleur et un gonflement du genou qui nécessite une immobilisation à l'aide d'un plâtre ou d'une résine durant environ trois semaines. Dans certains cas l'adjonction de mésothérapie permet d'accélérer la cicatrisation et de calmer la douleur.
L'entorse grave du genou, quant à elle, entraîne l'apparition de douleurs plus vives et, le plus souvent, une hémarthrose c'est-à-dire un saignement à l'intérieur de la cavité articulaire du genou. Le patient a l'impression que son genou se dérobe sous lui quand il est en position debout. La rupture totale des ligaments latéraux ou d'un seul des deux ligaments latéraux nécessite une immobilisation durant six semaines. La rupture d'un ligament croisé antérieur quant à elle nécessite, dans la plupart des cas, une réparation chirurgicale en pratiquant une suture ou une transposition ligamentaire en utilisant un fragment de tendon qui est prélevé sur les muscles voisins ou sur le tendon rotulien. Ce type d'intervention chirurgicale visant à réparer ces ligaments est relativement contraignante pour un patient. C'est la raison pour laquelle elle l'est proposée qu'aux sportifs de trés haut niveau. La rééducation qui est inévitable, indépendamment du traitement, permet le plus souvent d'obtenir de bons résultats et une reprise des activités.

Les lésions du ménisque du genou sont relativement fréquentes chez les sportifs qui pratiquent à un niveau élevé. Il s'agit avant tout de déchirure, voire de rupture totale du ménisque. Le traitement dans ce cas est uniquement chirurgical. Son but est de pratiquer une suture ou, plus souvent, une ablation complète du ménisque en effectuant une ouverture de l'articulation. L'ablation, et de façon générale l'intervention à l'intérieur d'une articulation du genou, peut s'effectuer à l'aide d'une arthroscopie (visualisation directe de l'intérieur de l'articulation du genou en utilisant un matériel optique muni d'un matériel chirurgical). À la suite de l'intervention le plus souvent il nécessaire de reprendre une activité physique, dans un premier temps douce, puis une marche normale par la suite. La rééducation est le plus souvent inutile.

La luxation du genou a pour caractéristique la perte de contact entre les surfaces de l'articulation c'est-à-dire le fémur d'une part et le tibia d'autre part. Quelques patients présentent, en plus de la luxation de l'articulation proprement dite, des lésions des structures nobles de cette région à savoir l'artère poplitée et le nerf sciatique qui passent en arrière de la région poplitée. Le traitement de la luxation du genou nécessite une réparation chirurgicale.

L'arthrite septique.

L'inflammation de la membrane synoviale qui est la membrane qui recouvre la face inférieure de la capsule articulaire.

La polyarthrite rhumatoïde.

La maladie dégénérative des cartilages faisant suite à une usure progressive comme cela se voit au cours de l'arthrose.

Les tumeurs du genou et essentiellement de la membrane synoviale sont également possibles.
D'autres tumeurs, cette fois-ci, du tissu squelettique et des parties molles situées en périphérie de l'articulation sont également possibles.

L'hydarthrose du genou, que l'on appelle également épanchement de synovie, est le résultat le plus souvent de traumatisme ou d'arthrose voire de polyarthrite rhumatoïde.

L'arthrose du genou  ou gonarthrose (voir arthrose du genou).

L'arthropathie à hydroxyapatite, en anglais apatite associated destructive arthritis, est une pathologie du genou et de l'épaule (syndrome de l'épaule de Milwaukee) qui est associée à la présence de cristaux d'hydroxy-apatite qu'il est possible de mettre évidence à l'intérieur du liquide de l'articulation grâce à un examen au microscope électronique.

Le genu flexum (attitude anormale du genou en flexion irréductible) peut être dû à une raideur survenant après un traumatisme du genou ou à un enraidissement de la hanche dont la flexion est exagérée. Cette attitude du genou peut également être le résultat d'une flexion du genou maintenue trop longtemps dans sa position (par immobilisation externe ou spontanée). Quelquefois, la diminution de la longueur d'un membre par rapport à l'autre aboutit à ce type d'anomalie.

Le genu recurvatum correspond à une hyperextension (la jambe est trop tendue) de l'articulation du genou, ce qui entraîne l'apparition d'un angle ouvert en avant entre la cuisse et la jambe. Ce type de lésion est le plus souvent bien toléré et ne nécessite aucune mesure particulière. Elle est le résultat d'un développement du squelette.

Le genu varum, qui est quelquefois le résultat d'un rachitisme chez l'enfant, correspond à une déformation du genou qui se caractérise par une angulation externe de la jambe par rapport à la cuisse. Au cours du genu varum, en position debout, la jambe étant tendue, les genoux restent écartés alors que les chevilles sont en contact. Cette déformation est susceptible de favoriser la survenue d'une arthrose de la partie interne de l'articulation du genou (arthrose fémoro-tibiale interne).

Le genu valgum, appelé également genou cagneux, correspond à une déformation du genou se caractérisant par une angulation externe de la jambe par rapport à la cuisse. Au cours de cette anomalie, on constate, en position debout, la jambe étant tendue, que les chevilles restent écartées alors que les deux genoux sont en contact l'un contre l'autre. Le genu valgum favorise la survenue de chute et entraîne une démarche disgracieuse chez l'enfant qui essaie de rétablir l'équilibre (il rentre les pieds en dedans). À la longue, le genu valgum est susceptible d'évoluer vers une variété d'arthrose du genou se caractérisant par un atteinte externe de l'articulation portant le nom d'arthrose fémoro-tibiale externe. La musculation des quadriceps (vélo) est conseillée de manière à diminuer l'incidence de cette affection rhumatologique dégénérative des cartilages. Si, après sept ans, on constate une persistance du genu valgum, il est possible d'envisager une intervention chirurgicale orthopédique pour corriger cette anomalie.

Le syndrome fémoro-patellaire, appelé également syndrome rotulien consiste en l'association de douleurs situées à la face antérieure du genou, douleurs se manifestant quand le patient monte ou descend des escaliers. Les douleurs apparaissent également à la position assise ou accroupie à condition que celles-ci soient prolongées. Cette symptomatologie douloureuse se retrouve également quand on appuie ou quand on percute la rotule. En cas de faux blocage, de dérobements (moins souvent), d'hydarthrose, de limitation de la mobilité rotulienne, ce tableau clinique est retrouvé mais plus rarement. Le syndrome fémoro-patellaire est le résultat soit de luxations, soit de subluxations qui récidivent soit encore de dégénérescence dont la cause est le plus souvent un traumatisme ou une malformation.

L'épine tibiale de Mac Ewen est une saillie osseuse qui est située à l'insertion du ligament latéral interne du genou sur le tibia. Ce type de saillie s'observe en cas de genu valgum chez l'adolescent.

Le synovialome (en anglais : synovialoma) est une tumeur se développant aux dépens de la membrane synoviale d'une articulation. La membrane synoviale est la membrane qui tapisse l'intérieur des articulations. Elle est constituée de replis (les franges) et contient un liquide comparable à du blanc d'oeuf. Le synovialome bénin est une tumeur bénigne (pour les spécialistes à myéloplaxes), apparaissant quelquefois à plusieurs endroits et siégeant généralement au genou.

Le synovialosarcome (en anglais) synoviosarcoma ou synovialome malin est une tumeur relativement fréquente de l'adolescent et de l'adulte jeune, plus particulièrement de sexe masculin. Il se situe généralement au niveau du genou, parfois au niveau du pied ou de la cheville, plus rarement aux membres supérieurs. Cette tumeur maligne se développe au niveau des parties molles de la cuisse, de l'articulation entre le tibia et le pied (tibio-tarsienne), du genou, des parois abdominales et du thorax. Sa croissance est lente et son évolution est de mauvais pronostic quel que soit son type. Les récidives surviennent dans 80 % des cas environ après un acte chirurgical, et dans 30 % des cas environ après une ablation large associée à une radiothérapie (utilisation des rayons comme traitement). Les métastases (cellules disséminées à partir de la tumeur primitive) sont tardives et surviennent dans la moitié des cas. Elles touchent le plus souvent les poumons et quelquefois les ganglions. La survie au bout de 5 ans varie de 90 à 60 %, la survie à 10 ans n'est que de 20 à 40 %.

La maladie de Hoffa, appelée également lipome arborescent de la synoviale du genou est une multiplication disséminée ou localisée du tissu graisseux sous la synoviale ou de la synoviale du genou elle-même. La synoviale est la membrane située à l'intérieur d'une articulation produisant et mettant en réserve le liquide synovial, qui est le liquide remplissant la cavité articulaire et permettant le glissement des surfaces articulaires (de l'articulation du genou en l'occurrence). La maladie de Hoffa entraîne la disparition des deux dépressions situées de chaque côté du ligament rotulien (ligament s'insérant sur la partie inférieure de la rotule et la reliant au tibia) et plus spécifiquement l'augmentation de volume global du genou. Cette affection se traduit par l'apparition de douleurs et des difficultés à effectuer certains mouvements. Les examens complémentaires et en particulier l'IRM permettent de poser le diagnostic avec certitude. Le traitement nécessite une intervention de chirurgie orthopédique.

La lipo-arthrite sèche ou lipo-arthrose des genoux est une variété d'arthrose du genou ou gonarthrose concernant le sexe féminin à la ménopause. Au cours de ce syndrome la patiente présente des douleurs, une impotence fonctionnelle (difficultés à faire des mouvements), une laxité (excès de souplesse) des ligaments, des bruits de craquements articulaires et une augmentation de volume (hypertrophie) du tissu adipeux (de la graisse) périarticulaire (située autour de l'articulation).

Le terme méniscite (du grecque méniscose : croissant) appelée également méniscose désigne l'ensemble des affections des ménisques situés intérieurs d'une articulation. Il peut s'agir d'une subluxation chronique, d'une lésion faisant suite à traumatisme ou à une dégénérescence ou encore d'une arthrite chronique. Le terme méniscose (terme utilisé par S de Sèze et T Glimet en 1964 est utilisé par certains pour désigner un syndrome douloureux du genou faisant suite à une fissuration à la suite d'une dégénérescence du ménisque interne chez un homme après l'âge de 40 ans.

L'ostéochondrite disséquante (voir signe d'Axhausen).

Le signe du blocage articulaire, en anglais blocking of a joint, correspond à l'immobilisation d'une articulation  survenant brutalement et associée à une douleur importante mais qui est temporaire. Le blocage articulaire qui récidive est le résultat de la présence de corps étranger à l'intérieur de l'articulation. Une lésion du ménisque essentiellement du genou, est susceptible également d'entraîner un blocage articulaire.

Le terme callosité (du latin callus : durillon), en anglais callosity, désigne une induration des couches superficielles de la peau concernant le plus souvent les mains, les pieds et quelquefois les genoux. Cette atteinte cutanée, que certains nomment durillon, bénigne, est le résultat de la pression et de l'accumulation de couches d'épiderme corné sous forme stratifiée (empilement). Les callosités surviennent plus souvent chez les professionnels (jardinier, maçon etc...).

Le kyste de Baker, étudié par le britannique William Baker en 1885, appelé en anglais Baker's cyst, popliteal bursitis, est un kyste synovial situé dans le creux poplité c'est-à-dire en arrière de l'articulation du genou (creux du genou). On constate une communication fréquente entre la cavité articulaire du genou et la bourse synoviale du jumeau interne.

Le plica (terme issu du latin repli) est une bandelette fibreuse attachée à la rotule. La plica se rencontre dans la malposition congénitale de la rotule. Dans ce cas, la douleur fémoro-patellaire est due à un emplacement de la rotule trop haut et à la présence de la plica. Quand elle est localisée à la synovie (qui est la membrane qui tapisse la face interne de la capsule des articulations mobiles, appelées également diarthrose sécrétant et contenant le liquide synovial permettant le glissement des surfaces articulaires), la plica est quelquefois à l'origine de blocage de l'articulation du genou.

Le syndrome d'hyperimmunoglobulinémie avec fièvre périodique de Van der Meer, étudié en 1984 est un syndrome de nature familiale se transmettant selon le mode autosomique récessif (il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance présente l'affection). Cet ensemble de symptômes associe une élévation de la température revenant périodiquement, des érythèmes de type maculo-papuleuse, une inflammation des genoux et des chevilles dont l'évolution se fait spontanément vers la régression sans séquelle et la présence de ganglions au niveau du cou (adénopathies cervicales) et au niveau de l'aisselle (adénopathies axillaires). En dehors de cette symptomatologie le patient présente des douleurs de l'abdomen et ces analyses biologiques mettent en évidence un taux d'immunoglobulines D, à l'intérieur du sérum, supérieur à 100 unités par millilitre. Cette affection, pour laquelle la thérapeutique n'est pas très efficace, débute dès la première année de la vie. Son évolution est bonne ne mettant pas en péril le pronostic vital. Certaines affections tels que la polyarthrite chronique de l'enfant, le syndrome CINCA, la maladie périodique et le syndrome  FAPA en sont proches.

Les tophus ou tophacées sont des concrétions d'urate de sodium qui se déposent en périphérie de certaines articulations et plus précisément des genoux, des coudes, des mains et des pieds. On les rencontre également accessoirement sur le bord du pavillon de l'oreille et chez les personnes présentant une hyperuricémie (goutteux).

Les difformités ou déformations de Volkmann se caractérisent par un déjettement du pied en dehors à cause d'une interruption du développement des os de la jambe, plus particulièrement du péroné. Ceci aboutit à une oblicuiter de l'articulation tibiotarsienne. Appelée également genou angulaire complexe la difformité de Volkmann est une déformation du genou qui est le résultat d'une tumeur blanche fixée à cause d'une ankylose. Cette pathologie se caractérise par une luxation du tibia en arrière, une rotation externe de la jambe qui est associée à une inflexion tibiofémorale dont la concavité est antérieure.

Le rhumatisme chronique noueux de l'enfant, appelé également polyarthrite chronique de l'enfant, polyarthrite chronique juvénile, arthrite chronique juvénile, rhumatisme inflammatoire chronique de l'enfant, est une affection plus fréquente chez la fille que chez le garçon et qui débute vers l'âge de quatre ans. Cette pathologie rhumatismale de l'enfant se caractérise une atteinte articulaire concernant essentiellement les mains, les genoux mais aussi les pieds, ces articulations étant atteintes des deux côtés. L'enfant se plaint d'articulations douloureuses et gonflées. Les analyses de sang mettent en évidence une accélération importante de la vitesse de sédimentation globulaire et une élévation du nombre de leucocytes neutrophiles. Généralement, alors que cette maladie évolue par poussées on constate que les lésions articulaires s'accentuent laissant alors l'enfant gravement impotent (troubles de la croissance et ankylose entre autres). D'autres évolutions sont possibles il s'agit en particulier d'une atteinte des yeux à type d'iridocyclite (inflammation, aiguë ou chronique, de l'iris), de kératite (inflammation de la cornée) et de cataracte). Certaines formes plus handicapantes ont été décrites, il s'agit des formes systémiques c'est-à-dire concernant l'ensemble de l'organisme et qui porte, en France, le nom de maladie de Still (décrites en 1896). Dans ce cas le patient présente entre autres une élévation de la température, l'apparition d'une éruption cutanée sous forme de rash, une atteinte du péricarde (membrane de recouvrement et de protection du coeur), des plèvres pulmonaires (membrane de recouvrement de protection des poumons) ainsi que celles qui tapissent l'abdomen à savoir le péritoine, le tout associé à une augmentation de volume de la rate et des ganglions lymphatiques. On ne connaît pas avec précision les causes de cette maladie mais on pense que l'infection associée plus ou moins à un désordre immunitaire est à l'origine de la maladie de Still. Chez l'adulte une forme analogue, la maladie de chauffard ou maladie de Still de l'adulte, a été décrite en 1896. Sa description à été reprise en 1971 par Bywaters. Des affections proches : le syndrome de Wissler-Fanconi (syndrome de) et le syndrome de Felty sont considérés comme des pathologies proches.

La synovite lipophagique qui devrait plutôt s'appeler arthrite lipophagique s'observe uniquement au niveau du genou et se caractérise par des épanchements à l'intérieur de l'articulation qui surviennent à la suite de traumatismes. Ces épanchements se résorbent mais se reproduisent épisodiquement aisément ce qui entraîne l'apparition d'un épaississement de la séreuse est une atrophie des muscles handicapant les mouvements.

La synovite plastique ou synovite adhésive est une variété d'atteinte de la membrane synoviale de forme aiguë, sèche et se caractérisant par la formation, à l'intérieur de la séreuse, d'une gangue embryonnaire qui a perdu son élasticité habituelle (gangue fibreuse) créant ainsi des adhérences tendineuses.

La synovite villo-nodulaire hémopigmentée appelée également synovite villeuse ou polypoïde dont on ne connaît pas avec précision la cause concerne essentiellement l'adulte jeune et le plus souvent le genou. Ce type d'affections se caractérise par un épaississement de la membrane synoviale associée à des villosités de coloration brunâtre qui sont pénétrées de pigments contenant du fer et pouvant éventuellement envahir le tissu osseux. Cette affection se caractérise par l'apparition d'une hémarthrose (épanchement de sang dans l'articulation) se répétant régulièrement. Le traitement nécessite une réduction de la synoviale.



Voir également


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