Bronche

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Définition 

Les bronches sont 2 conduits qui partent de la trachée et qui amènent l'air vers les poumons jusqu'aux bronchioles.

Ces conduits aériens sont de forme cylindrique et permettent le transport de l'air provenant de l'extérieur et pénétrant dans les alvéoles pulmonaires. Tout autour des bronches se trouvent des muscles lisses qui assurent la broncho-motricité.

 

 

 

 

 

Généralités 

Les deux bronches principales (bronches souches) naissent à la terminaison de la trachée et se jettent dans chaque poumon : le conduit né de la trachée se divise en deux.
On distingue les bronches de premier, de deuxième, et de troisième ordre.

La trachée est un conduit constitué d'une série d'anneaux de cartilage superposés permettant d'amener l'air oxygéné de l'extérieur vers les poumons, et de rejeter le gaz carbonique à partir des poumons vers l'extérieur.

Le larynx est l'organe de la phonation situé dans le cou entre le pharynx et la trachée (partie supérieure des voies aériennes).

 

Plus précisément, on distingue deux bronches principales, une droite et une gauche, qui se subdivisent dans chaque poumon en bronches lobaires, puis en rameaux de plus en plus petits (bronchioles), l'ensemble représentant l'arbre bronchique. 
Cette division de la trachée s'opère à hauteur de la troisième vertèbre thoracique (ou vertèbre dorsale).

Les bronches sont constituées de fibrocartilage, sorte d'armature, de squelette, entouré de muscles lisses (ayant une activité autonome contrairement aux muscles striés squelettiques ne répondant qu'aux ordres du système nerveux central). Cette structure fibrocartilagineuse est semi-rigide.
L'intérieur des bronches est tapissé d'une muqueuse recouverte elle-même de cils qui permettent l'évacuation des poussières vers l'extérieur. L'ensemble est associé à des glandes. 

La bronche principale droite est plus large, plus courte et plus verticale que la bronche gauche. Le plus souvent, c'est là que viennent se loger les corps étrangers inhalés, surtout chez l'enfant.

Quand l'air atteint les bronches, il est réchauffé puis débarrassé de la plupart de ses impuretés et humidifié, c'est-à-dire qu'il contient de la vapeur d'eau.

 

BRONCHES - PHYSIOPATHOLOGIE

L'asthme : gêne respiratoire s'accompagnant d'un sifflement qui témoigne d'une contraction brutale des muscles commandant l'ouverture et la fermeture des bronches (motricité). A la bronchoconstriction (fermeture des bronches) s'associent un oedème (accumulation d'eau) au niveau des bronches et une hypersécrétion (sécrétion trop importante) des muqueuses respiratoires et plus spécifiquement du pharynx, du larynx, de la trachée et des fosses nasales. L'asthme se traduit donc par des symptômes de courte durée, survenant par accès, dont les plus typiques sont la toux et les sibilances (sifflements) récurrentes (qui recommencent), associées à une sensation d'oppression (impression de poids) thoracique, également récurrente.

La bronchite aiguë est une inflammation aiguë des bronches, aboutissant à une augmentation de la sécrétion des glaires (mucus). Elle se développe le plus souvent à la suite d'une infection par un virus. Une surinfection par une bactérie survient fréquemment. Il s'agit d'une infection particulièrement fréquente mais bénigne, concernant le plus souvent une personne sans pathologie, mais pouvant entraîner des conséquences quelquefois importantes surtout quand les poumons sont déjà fragilisés comme c'est le cas de la bronchite chronique, de la dilatation des bronches, ou encore de la mucoviscidose. Elle a pour principal symptôme, l'apparition d'une toux qui est tout d'abord sèche, puis qui évolue vers l'apparition de crachats contenant plus ou moins du pus, le nez bouché, et des douleurs à l'intérieur de la poitrine qui sont majorés quand le patient tente de pousser. La température corporelle est peu élevée. L'évolution peut se faire vers une dyspnée, c'est-à-dire des difficultés respiratoires surtout quand le patient présente préalablement une maladie des poumons. L'auscultation du poumon du patient met en évidence un encombrement. Il n'est pas nécessaire d'effectuer d'autres examens (radiographie, scanner). Néanmoins, une radiographie des poumons, quand la bronchite devient chronique est nécessaire. Il en est de même de l'examen des crachats qui s'effectue en laboratoire de bactériologie. La principale complication est la survenue d'une infection pulmonaire que les spécialistes en pneumologie (pneumologues) appellent une pneumopathie. L'évolution est généralement simple, en une à deux semaines, quand l'adulte est en bonne santé. Le traitement ne nécessite pas d'antibiotiques (antibiothérapie), mais uniquement des médicaments pour lutter contre la fièvre (antipyrétiques), et contre la toux éventuellement (antitussifs). Le repos et une hydratation importante (apport de liquide) sont bien entendus nécessaire. L'antibiothérapie, c'est-à-dire le traitement par antibiotiques, est uniquement utile chez le bronchique chronique dès le début de la maladie. Une hospitalisation est nécessaire en cas de gravité. La kinésithérapie est quelquefois utile quand le patient présente un encombrement important et des difficultés pour cracher et respirer. La lutte contre le tabac (actif et passif) est très importante. En effet, celui-ci est susceptible de favoriser l'évolution maligne. Chez les patients à risque, le vaccin contre la grippe et contre le pneumocoque, apparaît utile.

Le cancer du poumon : tumeur maligne qui prend son origine dans la muqueuse tapissant les bronches, atteint chaque année en France environ 30.000 individus. Le maximum de personnes atteintes par cette pathologie se situe aux environs de 60 ans. Depuis les campagnes anti-tabac, ce nombre semble régresser légèrement. Néanmoins, le sexe féminin est de plus en plus concerné. Environ 50% des patients atteints de cancer pulmonaire ont des métastases (dissémination de la tumeur cancéreuse loin de son foyer de départ). La survie à 5 ans est d'environ 30 % chez l'homme, et 50% chez la femme.

La bronchiolite : inflammation aiguë des bronchioles s'accompagne d'une sécrétion exagérée du mucus (sorte de glaire contenant des protéines) à l'origine d'une obstruction plus ou moins complète des conduits aériens. Les bronchioles respiratoires (ramifications les plus fines des bronches) se terminent en forme de grappe de raisin, que l'on appelle des alvéoles. C'est à travers les parois de ces alvéoles que s'effectuent les échanges entre le sang et l'air contenu dans les poumons (échanges gazeux). De cette façon, l'oxygène contenu dans l'air peut passer dans le sang et gagner les tissus. La bronchiolite de l'adulte est essentiellement une bronchiolite oblitérante, c'est-à-dire une obstruction due à l'inflammation et à la modification du tissu pulmonaire, qui perd son élasticité naturelle (il devient fibreux). Cette atteinte est diffuse et touche essentiellement les voies aériennes de petite dimension.

La laryngo-trachéobronchite est l'inflammation simultanée du larynx, de la trachée, et des bronches. Une variété de laryngo-trachéobronchite porte le nom de trachéo­bronchite fulgurante. La trachéobronchite est une inflammation de la trachée s'accompagnant d'une inflammation des bronches (bronchite). La trachéobronchite fulgurante de Le Mée et L.-G. Richards est une pathologie affectant les nourrissons et les jeunes enfants, et se caractérisant par un début brutal, une hyperthermie (fièvre) élevée et des épisodes de suffocation avec stridor inspiratoire. Le stridor est un son aigu émis par un individu à l'inspiration (quand l'air rentre dans les poumons), comme dans la laryngite striduleuse. Le patient présente d'autre part une voix rauque, et une toux ressemblant à un chien qui aboie (on parle de toux aboyante). L'examen laryngoscopique montre la présence de sécrétions épaisses, situées au-dessus de la glotte. Ce mucus a perdu son élasticité habituelle, et adhère fortement aux parois. L'examen bactériologique (étude des bactéries) montre la présence de germes, et plus spécifiquement de streptocoque hémolytique.
La dilatation des bronches qui est l'augmentation anormale et permanente du calibre des bronches peut être :

  • régulière : ​bronchectasie cylindrique (les bronches apparaissent comme des tubes uniformément dilatés, ou sous la forme de renflements)
     
  • variqueuse : les bronches sont irrégulières, granuliformes, semblables à une dilatation des veines atteintes de varices , siégeant à l'extrémité des bronches (bronchectasie ampullaire, sacciforme, ou kystique dans laquelle les bronches apparaissent ballonnées, sans structure reconnaissable).
     
  • la destruction progressive des parois des bronches est à l'origine de la dilatation de celles-ci. Ceci provoque une bronchorrhée (élévation anormale, pathologique, de la sécrétion du mucus dans les bronches). La présence de corps étrangers (en anglais foreign body) a souvent lieu au niveau des bronches. Il peut s'agir d'un noyau d'olive, d'une noisette ou d'une parcelle d'aliment quelconque.

Le poumon de fermier (appelé également maladie des batteurs en grange, alvéolite allergique, pneumopathie d'hypersensibilité, alvéolite allergique extrinsèque) est une pneumopathie d'origine immunologique qui survient habituellement chez les cultivateurs qui manipulent des végétaux, et plus particulièrement le foin qui a moisi. C'est une forme de maladie pulmonaire appelée alvéolite (inflammation des alvéoles) allergique. C'est l'inhalation des spores d'actinomycètes (thermophiles vulgaris, micropolyspora faeni) qui est à l'origine de cette pathologie. Néanmoins, il existe des individus dont la profession n'a aucun rapport avec la manipulation des foins moisis, et qui présentent le poumon de fermier.

Le terme trachéopathie ostéoplastique, étudié par Dalgaard en 1947, désigne la transformation anormale du cartilage en tissu osseux de la trachée et des bronches. Cette pathologie siège au niveau de la sous-muqueuse. La trachéopathie ostéoplastique entraîne l'apparition d'une toux, d'hémoptysie (crachat de sang) et quelquefois une obstruction à la respiration normale.

Le syndrome de Williams-Campbell : bronchectasie congénitale rare due à la diminution ou à l'absence de cartilage bronchique.

Le poumon en rayon de miel : inflammation des alvéoles pulmonaires (petits sacs contenant l'oxygène destiné à passer dans le sang) suivie par l'envahissement successif de lymphocytes, de polynucléaires, de fibroblastes (qui sont des variétés de globules blancs) à l'intérieur du parenchyme pulmonaire (c'est-à-dire du tissu compris entre les alvéoles pulmonaires) constitué essentiellement par une variété de protéines : le tissu conjonctif. Ceci aboutit à du tissu pulmonaire transformé qui peut être localisé ou anarchique et désorganisé. Cet envahissement peut adopter toute forme de fibrose (durcissement à l'origine de lésion cicatricielle), évolutive et expansive. Une désorganisation des structures situées entre les alvéoles et les capillaires (micro vaisseaux) s'opère alors. On constate également, une perturbation des échanges gazeux qui s'installe à la suite de ces modifications tissulaires. Plus tardivement, le poumon se constitue d'une masse de tissu fibreux avec des kystes (petites cavités remplies de liquide) : c'est alors que l'on parle d'aspect des poumons en rayons de miel.

La tuberculose pulmonaire : maladie contagieuse et inoculable (qui peut être introduite dans l'organisme) se caractérisant par la dissémination (dispersion) des bacilles de Koch (appelés également mycobacterium tuberculosis) dans l'organisme, ou du moins dans une zone localisée de l'organisme. Cette maladie est soumise à une déclaration obligatoire en France.

La vomique est l'expectoration en grande quantité, survenant brutalement de liquide (sérosité) contenant du pus ou du sang. Ce mélange provient d'une cavité apparaissant après un accident ou d'elle-même, et située dans le thorax. Cette cavité communique brutalement avec une grosse bronche où elle se vide plus ou moins. La vomique est quelquefois confondue avec un vomissement.

L'épistome bronchique de Pruvost, Delarue et Depierre : affection appelée également hamartome, bron­chiome polymorphe, adénome bronchique de Chevalier-Jackson. Il s'agit d'une tumeur des bronches dont la malignité est variable, ressemblant à certaines tumeurs des glandes salivaires et se développant aux dépens des glandes contenues dans les parois des grosses bronches. L'observation de ce type de tumeur, montre qu'elle se présente sous la forme de bourgeons qui finissent par obturer la bronche. On parle de tumeur carcinoïde : adénome bronchique qui infiltre quelquefois la paroi bronchique. L'évolution de cette pathologie se fait vers la survenue d'hémoptysie (émission par la bouche d'une certaine quantité de sang en provenance des voies respiratoires ou d'un organe voisin). Le patient se plaint également de difficultés respiratoires traduisant un phénomène d'obstruction bronchique dont l'évolution est péjorative, car s'accompagnant d'apparition de pus à l'intérieur des bronches et des alvéoles. On distingue les formes infiltrantes dont le pronostic est plus sévère et qui métastasent. On constate également que cette affection récidive après traitement chirurgical (ablation).

Le syndrome des cils immobiles d'Afzelius, appelé également syndrome d'Afzelius : affection héréditaire dont la transmission est de type autosomique récessif (il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance ait la maladie). Il se caractérise par une absence de mobilité des cils qui habituellement vibrent. Chez le jeune enfant, cette immobilité est à l'origine des problèmes respiratoires à type de rhinites, se répétant souvent, et se compliquant de sinusite, de bronchite, voire de dilatation bronchique (ouverture du calibre bronches). D'autre part, les spermatozoïdes ne remplissent pas leur fonction à cause de leur immobilité. Enfin, un patient sur deux présente un situs inversus. Il s'agit d'une inversion de la place des viscères d'origine congénitale : les organes habituellement situés d'un côté sont de l'autre côté du corps, de façon totale ou partielle (dans certains cas, les organes présentent simplement une déviation par rapport à leur position normale).

La fièvre d'Auckland : infection de l'appareil respiratoire des enfants, due à une variété de virus (adénovirus). Son nom vient du fait qu'elle a été décrite pour la première fois dans la ville d'Auckland en Nouvelle-Zélande en 1965 et 1977. Cette pathologie évolue sous une forme épidémique et est susceptible d'être à l'origine de dilatation des bronches pouvant entraîner des séquelles.

Le syndrome d'Andersen associe une bronchectasie (dilatation des bronches) associée à une perte d'élasticité des tissus du pancréas (fibrose kystique) et à une avitaminose.

Le syndrome de bronchectasie avec malformations œsophago trachéales et vertébro thoraciques de Turpin se traduit par les symptômes suivants : oesophage de calibre anormal (méga-oesophage), fistule (communication) entre la trachée et l'oesophage (trachéo oesophagien), diverticule (cavité, naturelle ou anormale, de l'organisme se terminant en cul-de-sac et communiquant avec un conduit) de la trachée, bronchectasies (dilatation des bronches), malformations des vertèbres, des côtes ainsi qu'une anomalie dans la situation du canal thoracique (canal transportant le liquide lymphatique dans le thorax). On constate d'autre part, un retard du développement cognitif (facultés mentales) et physique. L'origine de ce syndrome n'est pas connue avec exactitude, les anomalies précédemment citées semblent avoir lieu pendant l'embryogenèse (développement de l'embryon durant la grossesse).

La séquestration pulmonaire : anomalie du poumon se caractérisant par une irrigation (apport sanguin) atypique (inhabituelle). Plus précisément, une zone des poumons est reliée à une artère provenant directement de l'aorte ou à une de ses collatérales (artères supplémentaires). On constate d'autre part, la présence de kystes bronchiques dans la zone du poumon vascularisée de cette façon. Cette affection, qui ne se révèle que quand une autre pathologie survient, comprend deux types :

  • Les séquestrations pulmonaires intralobaires de Huber comprises dans la substance proprement dite du poumon (parenchyme). Parmi celles-ci, il faut distinguer le type Pryce (se caractérisant par l'absence de bronches segmentaires et de ramifications de l'artère pulmonaire dans la zone de la séquestration) et le type Henri Le Brigand Dupiez (au cours duquel on constate un refoulement des deux branches artérielles, et des bronches).
     
  • Les séquestrations pulmonaires extra-lobaires de Rokitansky et de Rektorzick qui sont complètement isolées du poumon. On oppose un type caractérisé par l'absence d'une bronche segmentaire et d'une ramification de l'artère pulmonaire au niveau de la séquestration et un autre dans lequel il n'y a pas suppression, mais refoulement de ces deux branches arté­rielles et bronchiques.

Le broncho-emphysème : affection touchant l'arbre bronchique, associant une bronchite avec bronchiolite, et un écoulement à partir des bronches (bronchorrhée). Cette pathologie est à l'origine d'une obstruction des bronchioles entraînant un emphysème pulmonaire évoluant vers des poussées d'inflammation des alvéoles (alvéolite) associant une atteinte anatomique des parois du thorax et du diaphragme. Le broncho-emphysème est à l'origine d'une insuffisance respiratoire grave, s'accompagnant d'une anoxie (arrêt de l'oxygénation de certains tissus) et chez quelques patients, d'une insuffisance de fonctionnement de la partie droite du coeur (insuffisance cardiaque droite).

L'oncocytome est une tumeur habituellement bénigne et dont la structure est de nature glandulaire : il s'agit d'une variété d'adénome. De façon générale, l'adénome est une tumeur bénigne touchant une glande (glande endocrine, foie, pancréas, estomac, prostate, rein, sein, vésicule biliaire, testicule, glande salivaire) ou certaines muqueuses (utérus, côlon, rectum, bronches). Ce type d'adénome est constitué de grosses cellules, contenant un cytoplasme (substance entourant le noyau de la cellule) avec de petits granules éosinophiles. L'éosinophilie désigne entre autres l'affinité pour certains réactifs acides, tels que l'éosine qui est un produit permettant de colorer des cellules de l'organisme. L'oncocytome siège sur les bronches, mais également sur d'autres structures glandulaires, telles que le corps thyroïde : on parle alors de cellules de Hürthle. Il peut s'agir également des glandes salivaires, des reins (hypernéphrome vrai).

La polychondrite atrophiante chronique : maladie rare, grave et chronique, associant des lésions oculaires (épisclériteiridocyclite, conjonctivite) et une dégénérescence avec disparition plus ou moins totale des cartilages. Cette affection, qui touche essentiellement les voies respiratoires, entraîne un ramollissement du squelette (armature de soutien) cartilagineux de la trachée et des bronches, à l'origine de problèmes respiratoires grevant lourdement l'évolution. De cause inconnue, elle évolue en quelques années par épisodes, avec par­fois atteinte de l'état général et du coeur. Il s'agit peut-être d'une infection auto-immune au cours de laquelle les patients fabriquent des anticorps contre leurs propres tissus.

Le syndrome du lobe moyen, appelé également syndrome de Brock ou syndrome du hile, qui est la zone d'un organe, et plus précisément d'un viscère (foie, poumon) présentant une petite partie déprimée (légèrement creuse), et correspondant à l'entrée de la veine, des nerfs, et de l'artère de l'organe (paquet vasculo-nerveux). Au cours de ce syndrome, les patients présentent des problèmes respiratoires à type de troubles de la ventilation, s'accompagnant d'une dilatation du calibre des bronches visible plus précisément dans le lobe moyen des poumons. On constate également, une sténose (perte d'élasticité) de la bronche lobaire moyenne, le plus souvent due à une compression consécutive à une augmentation pathologique des ganglions (adénopathies) d'origine cicatricielle survenue lors d'une première infection (primo-infection) par le bacille de Koch (tuberculose).

Les tumeurs de la trachée sont rares et se découvrent le plus souvent tardivement. Ce type de pathologie ne se manifeste pas, à part des symptômes cliniques spécifiques. Il s'agit de la toux, d'hémoptysie, de difficultés respiratoires intenses, de râles (bruits anormaux à la respiration), de sibilances (râles sibilants : râles bronchiques sifflants entendus à l’auscultation survenant essentiellement lors d’une crise d’asthme) entre autres. Ces symptômes, le plus souvent trompeurs, ne font pas penser à une tumeur de la trachée mais plutôt à un épisode asthmatique, ou à une autre affection de l'appareil broncho-pulmonaire. Grâce à la broncho fibroscopie (visualisation directe de l'intérieur d'une bronche) qui est l'examen essentiel, il est possible d'affirmer le diagnostic. Il est nécessaire de savoir que la réalisation de cet examen n'est pas toujours facile. 

Ce sont les carcinomes épidermoïdes qui représentent plus de la moitié des tumeurs de la trachée. Viennent ensuite les tumeurs à malignité réduite (par exemple le cylindrome).
Les adénocarcinomes et les tumeurs carcinoïdes sont également des tumeurs de la trachée mais moins fréquents. L'extension de la tumeur doit être évaluée en utilisant la tomodensitométrie thoracique ou l'IRM qui est préférable. Le traitement nécessite une exérèse chirurgicale de la tumeur. Ceci se pratique par endoscopie interventionnelle qui utilise le laser, la cryothérapie, l'endo-brachythérapie. Il est ensuite mis en place une prothèse dont le but est de libérer le passage de l'air à l'intérieur de la trachée (en utilisant une prothèse endoluminale), et des voies aériennes supérieures, autorisant ainsi une exérèse chirurgicale secondairement. La radiothérapie, c'est-à-dire l'utilisation des rayons comme traitement est également pratiquée quelquefois surtout pour les tumeurs malignes qu'il est difficile d'opérer, ou en complément de l'exérèse chirurgicale.

​Le syndrome de Macleod appelé également syndrome de Sawyer-James est un syndrome se caractérisant par la présence d'une clarté exagérée des poumons (hyperclarté pulmonaire) s'observant sur une partie plus ou moins importante des poumons, allant jusqu'à l'ensemble du poumon d'un seul côté. Cet aspect de transparence est visible sur les radiographies du thorax, laissant voir pas, un poumon distendu, mais le plus souvent rétracté. Les bronchioles en périphérie sont obstruées, contrairement aux grosses bronches qui apparaissent normales.Cette affection est à l'origine de difficultés respiratoires entraînant une ventilation diminuée, et un apport sanguin insuffisant au niveau des poumons. La cause de cette affection n'est pas connue avec précision, il semble néanmoins s'agir de cicatrices d'atteintes bronchopneumopathiques graves survenant lors de la petite enfance. Ce syndrome ne doit pas être confondu avec le poumon évanescent (en anglais vanishing lung) appelé également dystrophie pulmonaire progressive, poumon hyper clair unilatéral, ou hyper clarté pulmonaire unilatérale, qui est un syndrome se caractérisant par une augmentation de la transparence d'une zone plus ou moins étendue de l'appareil pulmonaire, le plus souvent le lobe supérieur. Cette variété de poumon apparaît sur les radiographies et correspond à une diminution importante de la trame composant le tissu pulmonaire. L'évolution du poumon évanescent se fait très lentement et dure de nombreuses années. Les symptômes apparaissant lors de cette affection ne sont pas caractéristiques, et diffèrent des hypers clartés survenant lors des emphysèmes ou des kystes pulmonaires. Leur origine serait la même que pour le syndrome de Mc Leod (diminution parfois importante du calibre des branches de l'artère pulmonaire, probablement pour une raison congénitale).

Le syndrome de Janus d'après le personnage de la légende romaine aux deux visages adossés, correspond à un aspect apparaissant à la radiologie, propre à certaines maladies cardiaques d'origine congénitale s'accompagnant d'une cyanose (coloration bleue des tissus due à une insuffisance d'oxygénation), et consistant en une différence de clarté entre les deux moitiés des poumons. En effet, dans le syndrome de Janus, il existe un tel contraste entre les deux champs pulmonaires qu'une moitié du thorax apparaît claire (hyper diaphane, transparente) et l'autre sombre (opaque). D'autre part, ce syndrome associe une hyper pulsatilité de l'artère pulmonaire (battements plus nombreux). Ce syndrome s'observe lors de la tétralogie de Fallot s'accompagnant d'une modification d'une partie du poumon d'un seul côté. Le syndrome de Janus s'observe également dans le vrai truncus arteriosus avec la présence d'une seule artère pulmonaire (au lieu de deux habituellement).

La bronchite allergique printanière (oedème printanier pulmonaire anaphylactique).

La bronchite capillaire (appelée également catarrhe suffocant de Laennec) correspondant à une inflammation de survenue rapide de la muqueuse des dernières parties (distales) des bronches.​

La spirochétose broncho-pulmonaire.

La broncholithe se caractérisant par la présence de calculs dans les bronches.

Le syndrome de Mendelson se caractérisant par un reflux de liquide gastrique acide dans les bronches à partir de l'estomac.

Le syndrome de Mounier-Kuhn correspond à un ensemble de symptômes avec ethmoïdoantrite et dilatation des bronches d'origine congénitale.

 

Les râles sont consécutifs au passage de l'air dans les bronches. Ils peuvent être également dus à la présence de liquide accumulé dans les bronches, dans les alvéoles. Quelquefois, ils sont produits par un rétrécissement plus ou moins important et réversible des canaux aériens.

On distingue :

  • les râles crépitants
     
  • les râles sous-crépitants
     
  • les râles ronflants
     
  • les râles sibilants

 

PATHOLOGIES DES BRONCHES - DIAGNOSTIC

L'examen auscultatoire des poumons permet de déceler la présence de râles, nom donné par le médecin français Laennec à tous les bruits anormaux qui sont entendus pendant la respiration au moment de l'auscultation grâce à l'utilisation du stéthoscope.

Les bruits fistulaires de Chaussier correspondent, à l'auscultation, à un bruit de gargouillis relativement intense, ressemblant à celui d'un robinet ouvert brutalement à l'intérieur de la cavité délimitée par les plèvres pulmonaires. Ce signe stéthoscopique s'entend au cours de certaines affections, en présence par exemple de liquide (hydro) ou de pus (pyo) dans le thorax. On parle pour cette raison de pyopneumothorax.

Les examens complémentaires permettant l'exploration des bronches sont (liste non exhaustive) :

La bronchographie : examen radiographique d'une portion de l'arbre bronchique qui est mis en évidence avec un liquide opaque aux rayons X (radio-opaque).

La méthode de Jacques Arnaud consiste à explorer les poumons, et plus précisément une bronche souche alors que celle de l'autre côté est momentanément obturée grâce à l'utilisation d'une sonde à ballonnet.

La fibroscopie est une variété d'endoscopie souple (système lumineux constitué de fibres de verre possédant la propriété de conduire les rayons lumineux) destinée à explorer certains conduits, certaines cavités du corps comme, les bronches, l'oesophage, le duodénum, le canal cholédoque, le colon, la vessie.

Le lavage bronchoalvéolaire de Finley et Reynoids correspond à l'introduction à l'intérieur des bronches et des alvéoles pulmonaires, d'une certaine quantité (50 ml) d'une solution (liquide) contenant du chlorure de sodium à 9 pour 1000 (liquide physiologique). Cet examen se fait sous contrôle fibroscopique. L'injection se fait en plusieurs fois, et est toujours suivie par la récupération (aspiration) du liquide introduit dans les bronches. Ce liquide est ensuite examiné en laboratoire, afin d'obtenir une analyse cytobactériologique, c'est-à-dire l'étude des cellules et des microbes contenus dans le liquide, et chimique (composition chimique du liquide).

La médiastinotomie est le terme désignant l'intervention chirurgicale dont le but est d'atteindre les organes contenus dans le médiastin (bronches, trachée, oesophage). On parle de :

  • médiastinotomie antérieure quand le chirurgien pratique une résection (ablation d'une partie de la totalité) du ster­num et des cartilages sterno-costaux (cartilages permettant une bonne congruence, rapports articulaires entre les côtes et le sternum).
     
  • médiastinotomie postérieure comprend la résection des côtes sus-sternales. Il s'agit de l'opération de Gatellier.

Le signe de Campbell correspond au raccourcissement du segment sus-sternal de la trachée. Ce segment mesure habituellement au moins 3 cm. Ce raccourcissement est le résultat d'une distension du thorax qui se voit au cours de la bronchopathie chronique obstructive.

 

 

 

 

 

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