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Virus

  • Anglais : virus.
  • Terme issu du Latin : virus : poison.
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Définition

Un virus est une particule de dimension très faible soit 0,02 à 0,3 µ (pour les plus gros virus). Il s'agit donc de particules ayant la capacité de traverser des filtres habituellement utilisés pour arrêter les bactéries : filtres en porcelaine en ce qui concerne les plus gros virus, c'est-à-dire par exemple ceux de la variole, de la vaccine, de la psittacose. Leur dimension peut descendre à 10 nanomètres pour les plus petits virus, c'est le cas entre autres, du virus de la poliomyélite ou de la fièvre aphteuse.

Un micromètre est l'unité de longueur valant un millionième de mètre, son symbole est µm.

Les virus, dont plusieurs centaines sont susceptibles d'affecter l'homme sans toutefois entraîner l'apparition de symptômes, ont la propriété de traverser les membranes, on les appelle pour cela des virus ultrafiltrables.

Les virus sont des micro-organismes obligatoirement intracellulaires. Ceci signifie qu'ils ne peuvent vivre en dehors d'une cellule de laquelle ils vont puiser différents éléments et en particulier l'énergie et « la nourriture » dont ils ont besoin pour se multiplier.

On parle de virus plastique quand il possède la capacité de modifier fréquemment sa structure (moléculaire) grâce à des multiplications successives.

L'infection par un virus entraîne l'apparition de ce que l'on appelle l'immunité à médiation cellulaire c'est-à-dire faisant intervenir, entre autres, deux variétés de globules blancs : les lymphocytes T et les lymphocytes B. Ce type d'infection s'accompagne également d'une immunité humorale, celle-ci faisant intervenir les anticorps circulants.

On parle de réaction sérologique (survenant au sein de la partie liquidienne du sang) comme témoin d'une augmentation des anticorps à travers de prélèvements successifs de deux à trois semaines d'intervalle. En effet, un seul prélèvement est insuffisant pour orienter le diagnostic avec certitude. C'est le deuxième prélèvement qui va permettre de savoir si le taux d'anticorps correspondant à un éventuel virus a augmenté, mettant ainsi sur la piste diagnostic.

Quelquefois un diagnostic rétrospectif est possible en effectuant une comparaison entre le d'une part les résultats de la réaction obtenue en laboratoire en ce qui concerne la sérologie (dosage des anticorps) à la phase aiguë et d'autre part les résultats obtenus, toujours en ce qui concerne la quantité d'anticorps, au moment de la convalescence d'un patient.

Si on prend l'exemple de la grippe, une des maladies virales la plus connue du grand public, et plus précisément l'épidémie de grippe, et si on désire identifier avec certitude le type de virus responsable de cette épidémie, il est nécessaire d'effectuer un diagnostic de laboratoire qui a permettre, en plus, de préparer des mesures de contrôle de l'épidémie par l'intermédiaire d'une vaccination entre autres.

Si certaines molécules (médicaments) comme l'amantadine, entre autres, permettent de prévenir en théorie la grippe de type A, il faut rappeler au grand public que les antibiotiques (à ne pas confondre avec le médicament précédemment cité) n'ont aucun impact sur un virus. Généralement ceux-ci sont utilisés pour éviter une surinfection par une bactérie susceptible d'entraîner des complications parfois graves comme c'est le cas chez les individus présentant un déficit immunitaire (fragilisation des défenses d'un organisme), chez les personnes âgées et les enfants en bas âge. Néanmoins, de façon générale, la prescription systématique d'antibiotiques afin de prévenir une éventuelle surinfection bactérienne ne doit pas être faite.

Au contraire, certains médicaments (entrant dans le cadre de la chimiothérapie) sont efficaces contre certains virus seulement. Il s'agit entre autres du cytomégalovirus, de l'herpès virus qui est le virus de la varicelle et du zona et du VIH entre autres.

La prophylaxie dont le but est, en partie, de prévenir la survenue d'une maladie, est efficace en ce qui concerne de nombreuses affections virales. Celle-ci fait bien entendu fait intervenir la vaccination par l'intermédiaire du processus d'immunisation active.

La période d'incubation de virus, quant à elle, engendre une immunisation passif c'est-à-dire celle faisant jouer un rôle aux immunoglobulines spécifiques. Elle va permettre de supprimer ou d'atténuer les manifestations symptomatiques c'est-à-dire les signes que présente un malade à la suite de la pénétration du virus dans son organisme et de certaines affections virales.

Une maladie appelée la mosaïque du tabac a permis de mettre en évidence un élément responsable de cette pathologie invisible au microscope optique et qui gardait sa virulence (pouvoir affectant) une fois qu'il était filtré. À partir de cet instant, on parla de virus filtrant ou d'ultra virus.

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, grâce aux progrès effectués par la recherche en virologie (partie de la biologie étudiant les virus) et en biologie en général et surtout avec l'avènement de microscope électronique (et plus spécifiquement la microphotographie en lumière ultraviolette), on finit par mieux comprendre la nature des virus.

Le terme virurie désigne la présence de virus à l'intérieur de l'urine.

Le terme virulence
(du latin virulentia : mauvaise odeur) est la capacité des bactéries à se développer dans le corps des animaux mais aussi à sécréter des toxines à ce niveau. Le degré de virulence dépend non seulement de l'intensité mais aussi du pouvoir pathogène qui varie avec la résistance de l'individu infecté et  des différentes influences qui sont susceptibles d'agir sur la bactérie. Ce terme s'emploie le plus souvent pour désigner la pathogénicité et le pouvoir infectieux d'une bactérie. Il est peu utilisé en ce qui concerne virus.

Le terme virulicide, dont le synonyme et virucide, désigne tout ce qui détruit les virus. Il peut s'agir entre autres d'un sérum ayant des capacités susceptibles de détruire un virus.

Le terme réservoir de virus désigne un animal ou un milieu extérieur chez lequel le germe responsable de maladie, en l'occurence le virus, se conserve.

Un virus cytotrope est un virus qui ne peut se multiplier qu'au sein des cellules vivantes qu'ils parasitent.

Un virus cancérigène ou cancérogène est un virus oncogène c'est-à-dire capable, en introduisant son matériel génétique à l'intérieur d'un chromosome qu'il infecte, de rendre une cellule cancéreuse ou leucémique. Il s'agit d'une transformation, plus précisément d'une modification du patrimoine génétique du virus ayant pour but de perturber le métabolisme c'est-à-dire le fonctionnement de la cellule qui accueille le virus (cellule hôte). De cette manière les modifications engendrées à cause du virus entraînent une véritable anarchie, ce qui aboutit à la prolifération désordonnée de cellules se caractérisant par un caractère malin (cancéreux). Il existe un grand nombre de virus oncogènes qui peuvent rester longtemps présents sous forme latente à l'intérieur de l'organisme mais dont la multiplication à l'intérieur de la cellule, multiplication maligne, débutera à cause d'une infection virale nouvelle ou encore d'une intoxication de l'organisme par une substance déclenchante (un produit chimique par exemple). Une irradiation ou une perturbation endocrinienne c'est-à-dire hormonale ainsi qu'une perturbation de fonctionnement de l'immunité sont également capables de jouer un rôle dans ce sens.

Un virus vaccin est un vaccin qui est constitué par des germes dont la virulence a été atténuée. Le virus vaccin est inoculé afin d'entraîner l'apparition d'une infection latente ayant les capacités de prévenir l'organisme contre une éventuelle attaque violente du même genre.

Un virus défectif est un virus qui ne peut pas assurer sa multiplication, après avoir pénétré l'intérieur d'une cellule. Il s'agit en définitive de virus soumis à un cycle abortif dont la traduction est l'impossibilité, pour ce virus, d'intégrer sont matériel génétique dans la cellule hôte. Ceci entraîne une perturbation qui peut éventuellement ne pas exister à condition de recevoir l'aide d'un autre virus. C'est le cas entre autres de l'agent delta dont le développement est possible grâce à l'infection conjointe par un virus hépatite B.

Un virus fixe, appelé également virus de passage, est un virus qui est obtenu après inoculation de la rage des rues au lapin. Cette inoculation est suivie d'une quantité très importante de passage de lapin à lapin. Le virus fixe acquiert dès ce moment une virulence qui ne varie pas au laboratoire. Il s'agit d'une fixité qui est irréversible et permanente.

Un virus orphelin est un virus identifié mais dont on ignore un éventuel rôle quant à la survenue d'une maladie. Il s'agit de virus en quête de maladie.

Le virus de Bittner est un virus responsable des tumeurs des glandes mammaires de la souris. Il est transmis au souriceau par l'intermédiaire du lait maternel.

L'agent delta qui est un virus défectif, découvert par Rizzetto entre 1975 et 1977, appelé également antigène delta, Agd, AgHD, HDV, virus delta, virus de l'hépatite D, Deltavirus, est une particule d'acide ribonucléique dont le poids moléculaire est faible et qui mesure entre 35 et 40 nm. Cette particule est liée à un antigène chez certains individus souffrant d'hépatite B. L'association de l'agent delta avec le virus de cette hépatite, en ce qui concerne les formes aiguës et chroniques, indique une intense gravité de la maladie. L'agent delta présente un comportement en tant qu'antigène ce qui favorise la production d'anticorps antidelta.

Le virus Dugbe est un virus africain dont la transmission se fait par l'intermédiaire de tiques. Ce virus entraîne des pathologies s'accompagnant de fièvre.

Le virus de Hantaan tient son nom du nom d'une rivière de chorée. Découvert en 1977, le virus à ARN est responsable de la fièvre de chorée. Le virus de Hantaan appartient à la famille des bunyaviridae. Ce virus entraîne la survenue d'un grand nombre de fièvres hémorragiques épidémiques s'accompagnant d'un syndrome rénal.

Le virus Nipah tient son nom d'une ville de Malaisie. Il s'agit d'un paramyxovirus responsable d'encéphalite mortelle survenant chez les éleveurs de porcs de Malaisie. Cette maladie a également été observée chez les employés d'abattoirs de porcs à Singapour. Il s'agit d'un virus proche du virus Hendra.

Le virus Oropouche est un virus qui est transmis par les moustiques et qui entraîne l'apparition d'affections proches de la dengue s'observant au Brésil.

Le virus Puumala tient son nom d'une localité de Finlande. Étudiée en 1981, ce virus appartient à l'espèce Hantavirus et entraîne l'apparition de fièvres hémorragiques associées à un syndrome rénal.

Le virus des rues est un virus de la rage des rues.

Le virus de Sendai est un virus de type myxovirus Para-influenzae responsable de graves pneumonies épidémiques concernant l'enfant au Japon.

Le virus Tacaribe est un virus qui a entraîné une contamination de laboratoire. Le groupe de ce virus comprend essentiellement les virus Junin et Machupo.

Le virus Tahyna est le virus responsable de la fièvreTahyna.

Le virus TTV est un virus à ADN entraînant la survenue d'hépatite post-transfusionnelles dont la transmission peut être orofécale.