Virion

Particule virale arrivée à maturité (possédant des capacités infectieuses).

C'est le biochimiste américain Wendel Meredith qui a attribué cette dénomination à une particule qui est intermédiaire entre les êtres vivants et les molécules inanimées. Il avait à cet effet mis en évidence une protéine sous forme de cristal qui possédait les mêmes propriétés infectieuses que le virus et tous les éléments composant sa structure, c'est-à-dire à l'acide nucléique (ARN ou ADN) une capside (voir ci-après) et une enveloppe dans certains cas.

Chaque virus contient un seul type d'acide nucléique (ARN ou ADN). Celui-ci est enfermé dans la capside constituée par une coque de protéines. L'ensemble (ARN ou ADN et capside) est appelé nucléocapside. Cet ensemble est lui-même entouré chez certains virus par un péplos qui constitue en quelque sorte la deuxième enveloppe composée de lipoprotéines (lipides plus protéines). Ces constituants protéïniques sont des capsomères disposés géométriquement (voir ci-après).

Au sens large, le terme virus signifie : agent susceptible de transmettre la maladie. Ce terme a été employé par la suite comme équivalent de germe pathogène, essentiellement quand celui-ci n'était pas identifié et dans le cadre d'une maladie contagieuse. Le terme de virus est maintenant employé pour désigner un agent responsable d'une maladie spécifique mais que l'on arrive pas à faire reproduire en laboratoire et qui ne peut se multiplier que dans une cellule vivante qu'il parasite. On parle alors de virus cytotropes.

Historique
Une maladie appelée la mosaïque du tabac a permis de mettre en évidence un élément responsable de cette pathologie, invisible microscope optique et qui gardait sa virulence (pouvoir affectant) une fois qu'il était filtré. À partir de cet instant, on parla de virus filtrant ou d'ultra virus.
Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, grâce aux progrès effectués par la recherche en virologie et en biologie en général et surtout avec l'avènement de microscope électronique (et plus spécifiquement la microphotographie en lumière ultraviolette), on finit par mieux comprendre la nature des virus.

Description
Il s'agit de particules de dimension très faible (elles peuvent traverser des filtres habituellement utilisés pour arrêter les bactéries = filtres en porcelaine) : leur taille varie de 200 à 300 nanomètres, ce qui concerne les plus gros virus c'est-à-dire par exemple ceux de la variole, de la vaccine, de la psittacose. Leur dimension peut descendre à 10 nanomètres pour les plus petits virus, c'est le cas entre autres, du virus de la poliomyélite ou de la fièvre aphteuse.

Constitution et classifications
À la surface du virus se trouvent des protéines qui vont également déterminer les propriétés du virus. La coque confère donc au virus ses propriétés protectrices et antigéniques (c'est cette partie du virus que notre organisme considère comme étrangère). L'acide nucléique qui est lui à l'intérieur de la coque représente la fraction pathogène, c'est-à-dire susceptible d'être origine d'une maladie. Ces fractions pénètrent dans la cellule que le virus envahit et s'intègrent au matériel génétique (à l'ADN) de la cellule pour en modifier le fonctionnement habituel comme un parasite. D'autres part, les constituants du virus (capsomères) vont s'ordonner, s'organiser géométriquement selon une forme et une structure appelée cristalline, qui apparaît soit sous la forme cubique (d'un cube) soit sous la forme hélicoïdale (d'une hélice) soit sous les deux formes (mixtes).

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