Pour porter le diagnostique de fibromyalgie il est nécessaire de retenir les critères émis par l'American College of Rheumatology en 1990. L'affirmation du diagnostic nécessite que l'on retrouve au minimum 11 points douloureux sur 18 quand on effectue une pression sur les zones caractéristiques de la fibromyalgie.
Pour certains spécialistes la présence de cinq points douloureux est suffisant pour affirmer le diagnostic de fibromyalgie.
À ce s'ajoute ce que l'on appelle les critères mineurs c'est-à-dire certains symptômes que présentent le patient en plus, des douleurs à la pression du pouce par l'examinateur. Il s'agit :
- D'une asthénie (fatigue).
- D'une anxiété.
- De troubles du sommeil.
- D'une colopathie fonctionnelle.
- D'une céphalée chronique (maux de tête).
- D'une impression de gonflement des tissus mous.
- D'un engourdissement.
- De paresthésies (fourmillements) des extrémités.
- D'une aggravation de la douleur entraînés par l'anxiété ou le stress voir par des modifications climatiques.
Le diagnostic de fibromyalgie ne peut être porté qu'après avoir éliminé d'autres affections telles que :
- La polyarthrite rhizomélique.
- Une arthrose généralisée.
- Une polyarthrite rhumatoïde.
- Une polymyosite.
- Une connectivite.
- Un rhumatisme inflammatoire.
- Une dépression.
- Un stress.
- Une pathologie du sommeil (syndrome d'hyposommeil).
- Une asthénie chronique.
- Des perturbations psychologiques susceptibles d'entraîner des contractures musculaires. (contractures musculaires psychogènes).
- L'hypothyroïdie.
- Le syndrome de Gougerot-Sjögren.
- La pseudoarthrite rhizomélique.
- La myofasciite à macrophages.
- Les connectivites.
- Le syndrome parkinsonien.
- Les états psychiatriques tels que la névrose et la dépression.
- La névralgie cervico-brachiale.
- L'épicondylalgie.
- Un névralgie d'Arnold.
- La périartérite scapulohumérale.
- La lombalgie.
- La sciatique.
- La dorsalgie.
- La cruralgie.
- Le syndromede Tietze.
- La périartérite de hanche.
- La gonarthrose.
- La tendinite de la patte d'oie (localisation à la face interne du genou).
Liste (non exhaustive) de certaines pathologies s'accompagnant de douleurs :
Le syndrome de Slocumb, étudié par l'américain Charles Slocumb en 1953, désigne un ensemble d'épisodes de fatigue survenant périodiquement et s'accompagnant de douleurs des articulations, des muscles et une instabilité de l'humeur. Tous ces symptômes sont améliorés par un sommeil récupérateur. Ce syndrome s'observe essentiellement chez les patients qui ont reçu un traitement contenant des corticoïdes (cortisone) durant une longue période.
Le syndrome du Haff, appelé également myoglobinurique épidémique, est une maladie des pêcheurs rencontrée dans une lagune de la Baltique le Königsberg Haff (Kaliningrad). Les patients, au cours de cette affection, présentent des douleurs musculaires intenses, une fatigue importante (asthénie) et une myoglobinurique (présence de myoglobine dans les urines). La cause de cette affection est une intoxication par l'arsenic provenant de déchets industriels.
L'akinesia algera, appelée également syndrome de Mœbius est un syndrome qui se caractérise par l'apparition de sensations de douleurs lors des mouvements volontaires. Aucune lésion ni dysfonctionnement (mauvais fonctionnement) du système nerveux n'explique l'apparition de telles douleurs. Pour un célèbre neurologue français : Dejerine, il s'agit de douleurs appartenant au groupe des algies centrales.
Les algies diffusantes post-traumatiques de Leriche correspondent à un ensemble de symptômes (syndrome) se caractérisant par l'apparition, en dehors de tout contexte infectieux, de douleurs ressemblant à des brûlures apparaissant sur un mode continu avec des épisodes intenses dépassant la zone blessée au départ, et irradiant dans tout l'organisme. Ce type de douleurs survient après un traumatisme parfois très léger et s'accompagne de modification de l'état de la peau (troubles trophiques) et des phanères (poils et ongles entre autres). Les patients présentent par ailleurs une décalcification du squelette osseux et parfois quelques troubles psychiques. Il s'agit d'un syndrome qui serait sans doute dû à un dérèglement sympathique comme peut l'être entre autres : le syndrome extenso-progressif, la mélotrophose traumatique, la névrite ascendante, l'ostéoporose algique post-traumatique, et l'atrophie de Sudeck.
La mélotrophose traumatique (issu du grec mélos membre et de trophê : nourriture, en anglais traumatic melotrophosis) est une pathologie étudiée par Abrami en 1939 et appelée également pseudo-panaris. Ce nom a été donné à un ensemble de modification de la peau apparaissant à la suite d'une simple piqûre, quelquefois sans infection mais avec apparition de rougeur d'oedème local associés à une rétraction (rétraction raccourcissement) de l'aponévrose palmaire (membrane de recouvrement et de protectiondes muscles et des os située sous la plante des pieds), quelquefois une décalcification du tissu osseux. Il s'agit sans doute d'une pathologie consécutive à un dérèglement du système nerveux sympathique (partie du système nerveux autonome) proche des algies diffusantes post-traumatiques, de la névrite ascendante, de la maladie de Sudeck, de l'ostéoporose algique post-traumatique et du syndrome extenso-progressif. Cette affection a pour caractéristique de s'étendre sur une durée importante et de s'accompagner de douleurs.
La sclérose en plaques (voir texte).
La chorée fibrillaire de Morvan (voir texte).