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Bronche

  • Terme issu du Grec : bronkhose : bronche.
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Définition

Conduit aérien de forme cylindrique permettant le transport de l'air provenant de l'extérieur et pénétrant dans les poumons, plus précisément dans les alvéoles pulmonaires. Ce conduit naît de la trachée et se divise en deux. On appelle également bronche chacune des ramifications de ce conduit aérien. On distingue les bronches de premier ordre, de deuxième ordre et de troisième ordre. La trachée est un conduit constitué d'une série d'anneaux de cartilage superposés permettant d'amener l'air oxygéné de l'extérieur vers les poumons et de rejeter le gaz carbonique à partir des poumons vers l'extérieur. Le larynx est l'organe de la phonation situé dans le cou entre le pharynx et la trachée (partie supérieure des voies aériennes).

La bronchite (aiguë et chronique) est liée à une sécrétion exagérée (hypersécrétion) de mucus (liquide de protection) au niveau des muqueuses des bronches. Cette surproduction de mucus est permanente et réapparaît constamment (période dépassant 3 mois et s'étendant au moins sur 2 ans), en l'absence de toute autre maladie de l'appareil respiratoire. Elle se traduit par une toux grasse et des expectorations (expulsions) de crachats contenant des débris de cellules mortes et parfois du pus. L'asthme : gêne respiratoire s'accompagnant d'un sifflement qui témoigne d'une contraction brutale des muscles commandant l'ouverture et la fermeture des bronches (motricité). À la bronchoconstriction (fermeture des bronches) s'associent un œdème (accumulation d'eau) au niveau des bronches et une hypersécrétion (sécrétion trop importante) des muqueuses respiratoires et plus spécifiquement du pharynx, du larynx, de la trachée et des fosses nasales. L'asthme se traduit donc par des symptômes de courte durée survenant par accès, dont les plus typiques sont la toux et les sibilances (sifflements) récurrentes (qui recommencent) associées à une sensation d'oppression (impression de poids) thoracique, également récurrente.
  • La bronchite aiguë est une inflammation aiguë des bronches aboutissant à une augmentation de la sécrétion des glaires (mucus). La bronchite aiguë se développe le plus souvent à la suite d'une infection par le virus. Une surinfection par une bactérie survient fréquemment. Il s'agit d'une infection particulièrement fréquente mais bénigne et concernant le plus souvent une personne sans pathologie c'est-à-dire sans maladie mais pouvant entraîner des conséquences quelquefois importantes surtout quand les poumons sont déjà fragilisés comme c'est le cas de la bronchite chronique, de la dilatation des bronches ou encore de la mucoviscidose. La bronchite aiguë a pour principal symptôme l'apparition d'une toux qui est tout d'abord sèche puis qui évolue vers l'apparition de crachats contenant plus ou moins du pus,le nez bouché et des douleurs à l'intérieur de la poitrine qui sont majorés quand le patient tente de pousser. La température corporelle est peu élevée. L'évolution peut se faire vers une dyspnée c'est-à-dire des difficultés respiratoires surtout quand le patient présente préalablement une maladie des poumons. L'auscultation du poumon du patient met en évidence un encombrement. Il n'est pas nécessaire d'effectuer d'autres examens (radio, scanner etc.). Néanmoins, quelquefois, une radiographie des poumons, quand la bronchite devient chronique est nécessaire. Il en est de même de l'examen des crachats qui s'effectue en laboratoire de bactériologie. La principale complication est la survenue d'une infection pulmonaire que les spécialistes en pneumologie (pneumologues) appellent une pneumopathie. Sinon l'évolution est généralement simple en une à deux semaines, quand l'adulte est en bonne santé. Le traitement ne nécessite pas d'antibiotiques (antibiothérapie) mais uniquement des médicaments pour lutter contre la fièvre (antipyrétiques) et contre la toux éventuellement (antitussifs). Le repos et une hydratation importante (apport de liquide) est bien entendu nécessaire. L'antibiothérapie c'est-à-dire le traitement par antibiotiques est uniquement utile chez le bronchite chronique dès le début de la maladie. Une hospitalisation est nécessaire en cas de gravité. La kinésithérapie est quelquefois utile quand le patient présente un encombrement important et des difficultés pour cracher et respirer. La lutte contre le tabac (actif et passif) est très importante. En effet, celui-ci est susceptible de favoriser l'évolution maligne. Chez les patients à risque le vaccin contre la grippe et contre le pneumocoque apparaît utile.

Le cancer du poumon : tumeur maligne qui prend son origine dans la muqueuse tapissant les bronches. Il atteint chaque année en France environ 30.000 individus. Le maximum de personnes atteintes par cette pathologie se situe aux environs de 60 ans. Depuis les campagnes antitabac, ce nombre semble régresser légèrement. Néanmoins, le sexe féminin est de plus en plus concerné. Environ 50% des patients atteints de cancer pulmonaire ont des métastases (dissémination de la tumeur cancéreuse loin de son foyer de départ). La survie à 5 ans est d'environ 30 % chez l'homme, et 50% chez la femme.

La bronchiolite : inflammation aiguë des bronchioles s'accompagnant d'une sécrétion exagérée du mucus (sorte de glaire contenant des protéines) à l'origine d'une obstruction plus ou moins complète des conduits aériens. Les bronchioles respiratoires (ramifications les plus fines des bronches) se terminent en forme de grappe de raisin, que l'on appelle des alvéoles. C'est à travers les parois de ces alvéoles que s'effectuent les échanges entre le sang et l'air contenu dans les poumons (échanges gazeux). De cette façon, l'oxygène contenu dans l'air peut passer dans le sang et gagner les tissus. La bronchiolite de l'adulte est essentiellement une bronchiolite oblitérante, c'est-à-dire une obstruction due à l'inflammation et à la modification du tissu pulmonaire qui perd son élasticité naturelle (il devient fibreux). Cette atteinte est diffuse et touche essentiellement les voies aériennes de petites dimensions.

La laryngotrachéobronchite (en anglais laryngotra­cheobronchitis) : inflammation simultanée du larynx, de la trachée et des bronches. Une variété de laryngotrachéobronchite porte le nom de trachéo­bronchite fulgurante. La trachéobronchite (en anglais tracheobronchitis) est une inflammation de la trachée s'accompagnant d'une inflammation des bronches (bronchite). La trachéobronchite fulgurante de Le Mée et L.-G. Richards est une pathologie affectant les nourrissons et les jeunes enfants et se caractérisant par un début brutal, une hyperthermie (fièvre) élevée et des épisodes de suffocation avec stridor inspiratoire. Le stridor est un son aigu émis par un individu à l'inspiration (quand l'air rentre dans les poumons), comme dans la laryngite striduleuse. Le patient présente d'autre part une voie rauque et une toux ressemblant à un chien qui aboie (on parle de toux aboyante). L'examen laryngoscopique montre la présence de sécrétions épaisses situées au-dessus de la glotte. Ce mucus a perdu son élasticité habituelle et adhère fortement aux parois. L'examen bactériologique (étude des bactéries) montre la présence de germes et plus spécifiquement de streptocoque hémolytique.La dilatation des bronches : augmentation anormale et permanente du calibre des bronches. Elle peut être :régulière : bronchectasie cylindrique (les bronches apparaissent comme des tubes uniformément dilatés, ou sous la forme de renflements), variqueuse (les bronches sont irrégulières, granuliformes, semblables à une dilatation des veines atteintes de varices ), siégeant à l'extrémité des bronches (bronchectasie ampullaire, sacciforme, ou kystique dans laquelle les bronches apparaissent ballonnées, sans structure reconnaissable).

La destruction progressive des parois des bronches est à l'origine de la dilatation de celles-ci. Ceci provoque une bronchorrhée (élévation anormale, pathologique, de la sécrétion du mucus dans les bronches).La présence de corps étrangers (en anglais foreign body) a souvent lieu au niveau des bronches. Il peut s'agir d'un noyau d'olive, d'une noisette ou d'une parcelle d'aliment quelconque.Le poumon de fermier (appelé également maladie des batteurs en grange, alvéolite allergique, pneumopathie d'hypersensibilité, alvéolite allergique extrinsèque) : pneumopathie (terme général s'employant pour désigner une maladie des poumons) d'origine immunologique qui survient habituellement chez les cultivateurs qui manipulent des végétaux et plus particulièrement le foin qui a moisi. Le poumon de fermier est une forme de maladie pulmonaire appelée alvéolite (inflammation des alvéoles) allergique. Dans le cas du poumon de fermier, c'est l'inhalation des spores d'actinomycètes (thermophiles vulgaris, micropolyspora faeni, etc…) qui est à l'origine de cette pathologie. Néanmoins, il existe des individus dont la profession n'a aucun rapport avec la manipulation des foins moisis et qui présentent le poumon de fermier (voir ci-après).

Le terme trachéopathie ostéoplastique étudié par Dalgaard en 1947, en anglais trachéopathia osteoplastica désigne la transformation anormale du cartilage en tissu osseux de la trachée et des bronches. Cette pathologie de la trachée siège au niveau de la sous muqueuse (en dessous de la muqueuse constituée de cellules qui tapissent l'intérieur de la trachée). La trachéopathie ostéoplastique entraîne l'apparition d'une toux, d'hémoptysie (crachat de sang) et quelquefois une obstruction à la respiration normale.

Le syndrome de Williams-Campbell : bronchectasie congénitale rare due à la diminution ou à l'absence de cartilage bronchique.Le poumon en rayon de miel : inflammation des alvéoles pulmonaires (petits sacs contenant l'oxygène destiné à passer dans le sang) suivie par l'envahissement successif de lymphocytes, de polynucléaires, de fibroblastes (qui sont des variétés de globules blancs) à l'intérieur du parenchyme pulmonaire (c'est-à-dire du tissu compris entre les alvéoles pulmonaires) constitué essentiellement par une variété de protéines : le tissu conjonctif. Ceci aboutit à du tissu pulmonaire transformé qui peut être localisé ou anarchique et désorganisé. Cet envahissement peut adopter toute forme de fibrose (durcissement à l'origine de lésion cicatricielle), évolutive et expansive. S'opère alors une désorganisation des structures situées entre les alvéoles et les capillaires (micro vaisseaux). On constate également une perturbation des échanges gazeux qui s'installe à la suite de ces modification tissulaires. Plus tardivement, le poumon se constitue d'une masse de tissu fibreux avec des kystes (petites cavités remplies de liquide) : c'est alors que l'on parle d'aspect des poumons en rayons de miel.

La tuberculose pulmonaire : maladie contagieuse et inoculable (qui peut être introduite dans l'organisme) se caractérisant par la dissémination (dispersion) des bacilles de Koch (appelés également mycobacterium tuberculosis) dans l'organisme, ou du moins dans une zone localisée de l'organisme. Cette maladie est soumise à une déclaration obligatoire en France. La vomique (vomere : vomir, en anglais vomica) : expectoration en grande quantité, survenant brutalement, de liquide (sérosité) contenant du pus ou du sang. Ce mélange provient d'une cavité apparaissant après un accident ou d'elle-même, et située dans le thorax. Cette cavité communique brutalement avec une grosse bronche où elle se vide plus ou moins. La vomique est quelquefois confondue avec un vomissement. L'épistome bronchique de Pruvost, Delarue et Depierre (terme issu du grec épistomizô, j'obstrue, en anglais : branchial adenoma) : affection appelée également hamartome, bron­chiome polymorphe, adénome bronchique de Chevalier-Jackson. Il s'agit d'une tumeur des bronches dont la malignité est variable, ressemblant à certaines tumeurs des glandes salivaires et se développant aux dépens des glandes contenues dans les parois des grosses bronches. L'observation de ce type de tumeur montre qu'elle se présente sous la forme de bourgeons qui finissent par obturer la bronche. On parle de tumeur carcinoïde : adénome bronchique qui infiltre quelquefois la paroi bronchique. L'évolution de cette pathologie se fait vers la survenue d'hémoptysie (émission par la bouche d'une certaine quantité de sang en provenance des voies respiratoires ou d'un organe voisin). Le patient se plaint également de difficultés respiratoires traduisant un phénomène d'obstruction bronchique dont l'évolution est péjorative car s'accompagnant d'apparition de pus à l'intérieur des bronches et des alvéoles. On distingue les formes infiltrantes dont le pronostic est plus sévère et qui métastasent. On constate également que cette affection récidive après traitement chirurgical (ablation).

Le syndrome des cils immobiles d'Afzelius (en anglais immotile cilia syndrome), appelé également syndrome d'Afzelius : affection héréditaire dont la transmission est de type autosomique récessif (il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance ait la maladie). Le syndrome des cils immobiles se caractérise par une absence de mobilité des cils qui habituellement vibrent. Chez le jeune enfant, cette immobilité est à l'origine de problèmes respiratoires à type de rhinites se répétant souvent et se compliquant de sinusite, de bronchite voire de dilatation bronchique (ouverture du calibre bronches). D'autre part, les spermatozoïdes ne remplissent pas leur fonction à cause de leur immobilité. Enfin, 1 patient sur 2 présente un situs inversus. Il s'agit d'une inversion de place des viscères, d'origine congénitale : les organes habituellement situés d'un côté sont de l'autre côté du corps, de façon totale ou partielle (dans certains cas, les organes présentent simplement une déviation par rapport à leur position normale).

La fièvre d'Auckland (en anglais Auckland fever) : infection de l'appareil respiratoire des enfants due à une variété de virus (adénovirus). Son nom vient du fait qu'elle a été décrite pour la première fois dans la ville d'Auckland en Nouvelle-Zélande en 1965 et 1977. Cette pathologie évolue sous une forme épidémique et est susceptible d'être à l'origine de dilatation des bronches pouvant entraîner des séquelles.

Le syndrome d'Andersen associe une bronchectasie (dilatation des bronches) associée à une perte d'élasticité des tissus du pancréas (fibrose kystique) et à une avitaminose.

Le syndrome de bronchectasie avec malformations œsophago-trachéales et vertébro-thoraciques de Turpin (en anglais Turpin's syndrome) se traduit par les symptômes suivants : œsophage de calibre anormal (méga-œsophage), fistule (communication) entre la trachée et l'œsophage (trachéoœsophagienne), diverticule (cavité, naturelle ou anormale, de l'organisme se terminant en cul-de-sac et communiquant avec un conduit) de la trachée, bronchectasies (dilatation des bronches), malformations des vertèbres, des côtes ainsi qu'une anomalie dans la situation du canal thoracique (canal transportant le liquide lymphatique dans le thorax). On constate d'autre part un retard du développement cognitif (facultés mentales) et physique. L'origine de ce syndrome n'est pas connue avec exactitude, les anomalies précédemment citées semblent avoir lieu pendant l'embryogenèse (développement de l'embryon durant la grossesse).La séquestration pulmonaire (en anglais : pulmonary séquestration) : anomalie du poumon se caractérisant par une irrigation (apport sanguin) atypique (inhabituelle). Plus précisément, une zone des poumons est reliée à une artère provenant directement de l'aorte ou à une de ses collatérales (artères supplémentaires). On constate d'autre part la présence de kystes bronchiques dans la zone du poumon vascularisée de cette façon. Cette affection, qui ne se révèle que quand une autre pathologie survient, comprend 2 types :Les séquestrations pulmonaires intralobaires de Huber comprises dans la substance proprement dite du poumon (parenchyme). Parmi celles-ci, il faut distinguer le type Pryce se caractérisant par l'absence de bronches segmentaires et de ramifications de l'artère pulmonaire dans la zone de la séquestration, et le type Henri Le Brigand-Dupiez au cours duquel on constate un refoulement des deux branches artérielles et des bronches.Les séquestrations pulmonaires extralobaires de Rokitansky et de Rektorzick qui sont complètement isolées du poumon. On oppose un type caractérisé par l'absence d'une bronche segmentaire et d'une ramification de l'artère pulmonaire au niveau de la séquestration et un autre dans lequel il n'y a pas suppression, mais refoulement de ces deux branches arté­rielles et bronchiques.Le broncho-emphysème (en anglais : bronchoemphysema) : affection touchant l'arbre bronchique, associant une bronchite avec bronchiolite et un écoulement à partir des bronches (bronchorrhée). Cette pathologie est à l'origine d'une obstruction des bronchioles entraînant un emphysème pulmonaire évoluant vers des poussées d'inflammation des alvéoles (alvéolite) associant à une atteinte anatomique des parois du thorax et du diaphragme. Le broncho-emphysème est à l'origine d'une insuffisance respiratoire grave s'accompagnant d'une anoxie (arrêt de l'oxygénation de certains tissus) et chez, quelques patients, d'une insuffisance de fonctionnement de la partie droite du cœur (insuffisance cardiaque droite).L'oncocytome (terme issu du grec onkos : masse et kutos : cellule, en anglais oncocytoma) est une tumeur habituellement bénigne et dont la structure est de nature glandulaire : il s'agit d'une variété d'adénome. De façon générale, l'adénome est une tumeur bénigne touchant une glande (glande endocrine, foie, pancréas, estomac, prostate, rein, sein, vésicule biliaire, testicule, glande salivaire) ou certaines muqueuses (utérus, côlon, rectum, bronches). Ce type d'adénome est constitué de grosses cellules contenant un cytoplasme (substance entourant le noyau de la cellule) avec de petits granules éosinophiles. L'éosinophilie désigne entre autres l'affinité pour certains réactifs acides telle que l'éosine qui est un produit permettant de colorer des cellules de l'organisme. L'oncocytome siège sur les bronches mais également sur d'autres structures glandulaires telles que le corps thyroïde : on parle alors de cellules de Hürthle. Il peut s'agir également des glandes salivaires, des reins (hypernéphrome vrai).La polychondrite atrophiante chronique : maladie rare, grave et chronique associant des lésions oculaires (épisclérite, iridocyclite, conjonctivite) et une dégénérescence avec disparition plus ou moins totale des cartilages. Cette affection, qui touche essentiellement les voies respiratoires, entraîne un ramollissement du squelette (armature de soutien) cartilagineux de la trachée et des bronches à l'origine de problèmes respiratoires grevant lourdement l'évolution. La polychondrite atrophiante chronique, dont la cause est inconnue, évolue en quelques années par épisodes, avec par­fois atteinte de l'état général et du cœur. Il s'agit peut-être d'une infection auto-immune au cours de laquelle les patients fabriquent des anticorps contre leurs propres tissus.Le syndrome du lobe moyen (en anglais : middle-lobe syndrome), appelé également syndrome de Brock ou syndrome du hile. Le hile est la zone d'un organe, et plus précisément d'un viscère (foie, poumon etc.) présentant une petite partie déprimée (légèrement creuse) et correspondant à l'entrée de la veine, des nerfs et de l'artère de l'organe (paquet vasculo-nerveux). Au cours de ce syndrome, les patients présentent des problèmes respiratoires à type de troubles de la ventilation s'accompagnant d'une dilatation du calibre des bronches visible plus précisément dans le lobe moyen des poumons. On constate également une sténose (perte d'élasticité) de la bronche lobaire moyenne, le plus souvent due à une compression consécutive à une augmentation pathologique des ganglions (adénopathies) d'origine cicatricielle survenue lors d'une première infection (primo-infection) par le bacille de Koch (tuberculose).

Les tumeurs de la trachée sont rares et se découvrent le plus souvent tardivement. Ce type de pathologie ne se manifeste à par des symptômes cliniques spécifiques. Il s'agit de la toux, l'hémoptysie, de difficultés respiratoires intenses, de râles (bruits anormaux à la respiration), de sibilances (râles sibilants : râles bronchiques sifflants entendus à l’auscultation survenant essentiellement lors d’une crise d’asthme) entre autres. Ces symptômes, le plus souvent trompeurs, ne font pas penser à une tumeur de la trachée mais plutôt à un épisode asthmatique ou à une autre affection de l'appareil broncho-pulmonaire.
Grâce à la bronchofibroscopie (visualisation directe de l'intérieur d'une bronche) qui est l'examen essentiel) il est possible d'affirmer le diagnostic. Il nécessaire de savoir que la réalisation de cet examen n'est pas toujours facile.
Ce sont les carcinomes épidermoïdes qui représentent plus de la moitié des tumeurs de la trachée. Viennent ensuite les tumeurs à malignité réduite (par exemple le cylindrome). Les adénocarcinomes et les tumeurs carcinoïdes sont également des tumeurs de la trachée mais moins fréquentes. L'extension de la tumeur doit être évaluée en utilisant la tomodensitométrie thoracique ou l'IRM qui est préférable.
Le traitement nécessite une exérèse chirurgicale de la tumeur. Ceci se pratique par endoscopie interventionnelle qui utilise le laser, la cryothérapie, l'endobrachythérapie. Il est ensuite mis en place une prothèse dont le but est de libérer le passage de l'air à l'intérieur de la trachée (en utilisant une prothèse endoluminale) et des voies aériennes supérieures autorisant ainsi une exérèse chirurgicale secondairement. La radiothérapie c'est-à-dire l'utilisation des rayons comme traitement est également pratiquée quelquefois surtout pour les tumeurs malignes qu'il est difficile d'opérer ou en complément de l'exérèse chirurgicale.

Le syndrome de Macleod (en anglais Sawyer-James syndrome) appelé également syndrome de Sawyer-James. Il s'agit d'un syndrome se caractérisant par la présence d'une clarté exagérée des poumons (hyperclarté pulmonaire). Cette hyperclarté s'observe sur une partie plus ou moins importante des poumons, allant jusqu'à l'ensemble du poumon d'un seul côté. Cet aspect de transparence est visible sur les radiographies du thorax, laissant voir non pas un poumon distendu mais le plus souvent rétracté. Les bronchioles en périphérie sont obstruées, contrairement aux grosses bronches qui apparaissent normales.Cette affection est à l'origine de difficultés respiratoires entraînant une ventilation diminuée et un apport sanguin insuffisant au niveau des poumons. La cause de cette affection n'est pas connue avec précision, il semble néanmoins s'agir de cicatrices d'atteintes bronchopneumopathiques graves survenant lors de la petite enfance. Ce syndrome ne doit pas être confondu avec le poumon évanescent (en anglais vanishing lung) appelé également dystrophie pulmonaire progressive, poumon hyper clair unilatéral ou hyper clarté pulmonaire unilatérale, qui est un syndrome se caractérisant par une augmentation de la transparence d'une zone plus ou moins étendue de l'appareil pulmonaire, le plus souvent le lobe supérieur. Cette variété de poumon apparaît sur les radiographies et correspond à une diminution importante de la trame composant le tissu pulmonaire. L'évolution du poumon évanescent se fait très lentement et dure de nombreuses années. Les symptômes apparaissant lors de cette affection ne sont pas caractéristiques et diffèrent des hyper clartés survenant lors des emphysèmes ou des kystes pulmonaires. Leur origine serait la même que pour le syndrome de Mc Leod (diminution parfois importante du calibre des branches de l'artère pulmonaire, probablement pour une raison congénitale).Le syndrome de Janus (en anglais Bret's syndrome) d'après le personnage de la légende romaine au deux visages adossés, correspond à un aspect apparaissant à la radiologie, propre à certaines maladies cardiaques d'origine congénitale s'accompagnant d'une cyanose (coloration bleue des tissus due à une insuffisance d'oxygénation) et consistant en une différence de clarté entre les deux moitiés des poumons. En effet, dans le syndrome de Janus, il existe un tel contraste entre les deux champs pulmonaires qu'une moitié du thorax apparaît claire (hyper diaphane, transparente) et l'autre sombre (opaque). D'autre part, ce syndrome associe une hyper pulsatilité de l'artère pulmonaire (battements plus nombreux). Ce syndrome s'observe lors de la tétralogie de Fallot s'accompagnant d'une modification d'une partie du poumon d'un seul côté. Le syndrome de Janus s'observe également dans le vrai truncus arteriosus avec la présence d'une seule artère pulmonaire (au lieu de deux habituellement).On peut citer également, sans les développer :
  • La bronchite allergique printanière (œdème printanier pulmonaire anaphylactique).
  • La bronchite capillaire (appelée également catarrhe suffocant de Laennec) correspondant à une inflammation de survenue rapide de la muqueuse des dernières parties (distales) des bronches.
  • La spirochétose bronchopulmonaire.
  • La broncholithe (du grec bronkhos : bronche et lithos : pierre, en anglais : broncholithe) se caractérisant par la présence de calcul dans les bronches.
  • Le syndrome de Mendelson se caractérisant par un reflux de liquide gastrique acide dans les bronches à partir de l'estomac.
  • Le syndrome de Mounier-Kuhn correspond à un ensemble de symptômes avec ethmoïdoantrite et dilatation des bronches d'origine congénitale.