Poumons

Latin : pulmo,onis:poumon.
Grec : pneumon.

Définition 

Les poumons sont les organes de la respiration. Ils sont contenus dans le thorax, jouant un rôle fondamental dans la respiration en permettant les échanges gazeux.

Le poumon droit et le poumon gauche, dont un seul suffit à assurer une vie presque normale, fournissent l'oxygène à l'ensemble de l'organisme et permettent l'élimination du gaz carbonique contenu dans le sang.

                                                                                        

Généralités 

Le poumon d'acier (en anglais iron lung) était un caisson de nature métallique, étanche où le patient était mis, afin de lui permettre de retrouver une fonction normale de son appareil respiratoire dont les muscles étaient paralysés.

Une pression entretenue artificiellement permettait la ventilation pulmonaire (respiration normale). Le poumon d'acier n'est plus utilisé actuellement.

Classification 

Les affections pulmonaires appelées également pneumopathies sont nombreuses (liste non exhaustive) :

  •  La bronchite chronique est l'inflammation et la sécrétion exagérée au niveau des muqueuses des bronches (couche de cellules protégeant l'intérieur des bronches au contact de l'air).
  • L'asthme correspond à une forme particulière de dyspnée (difficulté à respirer), et plus particulièrement à expirer (rejeter l'air contenu dans les poumons). On constate une diminution du calibre des bronches entre autres.
  • L'oedème aigu du poumon est une affection pulmonaire se caractérisant par la présence dans les alvéoles des poumons, de liquide et plus précisément de transsudat séreux provenant des capillaires, c'est-à-dire des tout petits vaisseaux des poumons. Le transsudat étant un liquide de l'organisme contenant très peu de protéines.
  • La mucoviscidose est une maladie héréditaire, appelée également fibrose kystique du pancréas, ou maladie fibrokystique, se caractérisant par une viscosité (épaississement) anormale du mucus (liquide fabriqué par des glandes), sécrété au niveau des intestins, du pancréas, et des bronches. La dilatation des bronches se caractérise par une augmentation anormale et permanente du calibre des bronches.
  • L'emphysème pulmonaire correspond à une atteinte chronique des poumons (de survenue progressive), se caractérisant par une destruction des alvéoles pulmonaires, ce qui entraîne une distension des parois alvéolaires.
  • La tuberculose pulmonaire est une maladie infectieuse due au bacille de Koch.
  • L'aspergillose due à une variété de champignon, l'aspergillus susceptible de devenir pathogène, et de contaminer les poumons, particulièrement chez les sujets immunodéprimés. On parle alors d'infection opportuniste.
  • Le cancer des poumons est un des cancers les plus fréquents, dû à la fumée de tabac. Il s' agit entre autres, du carcinome bronchiolaire, du carcinome bronchogénique.
  • L'embolie pulmonaire correspond à la présence d'un caillot sanguin dans la circulation artérielle pulmonaire.
  • La fibrose pulmonaire caractérise la perte d'élasticité du parenchyme, qui est le tissu situé entre les alvéoles, le tissu de soutien.
  • La pneumoconiose est une affection chronique des poumons et des bronches, due à l'inhalation répétée de poussières minérales, métalliques, ou organiques.
  • L'alvéolite définit l'inflammation de l'alvéole pulmonaire, dont l'étiologie (l'origine) est très diverse.
  • Les corps étrangers des bronches.
  • Les lésions des plèvres pulmonaires (pleurésie, pneumothorax, symphyse pleurale, cancer).
  • Le poumon de fermier correspond à une pneumopathie (terme général s'employant pour désigner une maladie des poumons) d'origine immunologique, qui survient habituellement chez les cultivateurs manipulant des végétaux, et plus particulièrement le foin qui a moisi.
  • Le poumon en rayon de miel, est une inflammation des alvéoles pulmonaires suivie par l'envahissement successif de lymphocytes, de polynucléaires, de fibroblastes qui sont des variétés de globules blancs, à l'intérieur du parenchyme pulmonaire, c'est-à-dire du tissu compris entre les alvéoles pulmonaires constitué essentiellement par une variété de protéines : le tissu conjonctif.
  • Le poumon cardiaque correspond à une pathologie des plèvres pulmonaires et du poumon lui-même, secondaire à une atteinte cardiaque de la partie gauche du cœur : on parle de poumon de stase.
  • Le syndrome de détresse respiratoire aiguë de l'adulte désigne l'ensemble des symptômes se caractérisant par la survenue d'une détresse respiratoire, plus exactement inspiratoire (au moment de l'entrée de l'air dans les poumons). Ce syndrome s'explique par la présence, à la surface des canaux aériens, et des alvéoles pulmonaires, de membranes de consistance anormale : fibrinoïdes éosinophiliques entre autres.
  • Le poumon d'amiodarone correspond à une affection pulmonaire appelée pneumopathie interstitielle chronique. Ceci s'observe quelquefois au cours d'un traitement trop longtemps prolongé par un médicament : l'amiodarone, qui est un antiarythmique qui appartient à la classe 3 de Vaughan-Williams. Son effet bradycardisant (permettant de diminuer la fréquence du rythme cardiaque), et dépresseur (diminuant la tension artérielle), s'effectue sur la conduction de l'influx cardiaque (ordre d'origine nerveuse donné aux ventricules et aux oreillettes pour se contracter).
  • Le poumon de choc correspond à une insuffisance de fonctionnement de l'appareil respiratoire, le plus souvent d'origine infectieuse, et survenant de façon aiguë au cours, ou au détours d'un choc hypovolémique (diminution de la quantité de sang circulant). Cette pathologie se caractérise par la survenue d'une respiration particulièrement rapide, et une anxiété. Le patient est excessivement agité et présente une cyanose (coloration gris-bleue de la peau et des muqueuses) pour laquelle l'oxygénothérapie (apport d'oxygène) est inutile et non efficace. L'évolution du poumon de choc est péjorative, en effet son évolution se fait en quelques heures, ou en 2 à 3 jours, s'accompagnant d'une impossibilité pour les principaux organes de fonctionner normalement (état de choc). Il peut s'agir d'un oedème pulmonaire ou d'une insuffisance respiratoire progressive survenant plus tardivement. Cette pathologie s'explique par la survenue rapide d'une perte d'élasticité du tissu situé entre les alvéoles (tissu interstitiel), et des alvéoles elles-mêmes associées à des thromboses capillaires (survenue de petits caillots sanguins), avec apparition de membranes hyalines dans les alvéoles.
  • Le syndrome, ou la maladie des membranes hyalines désigne l'ensemble des symptômes se caractérisant par la survenue d'une détresse respiratoire plus exactement inspiratoire (au moment de l'entrée de l'air dans les poumons) du nouveau-né. Ce syndrome s'explique par la présence, à la surface des canaux aériens et des alvéoles pulmonaires, de membranes de consistance anormale : fibrinoïdes éosinophiliques.
  • La lévocardie (terme issu du latin laevus : gauche et du grec kardia : coeur, en anglais laevocardia) portant également le nom de sinistrocardie, correspond à un déplacement non physiologique (anormal) du cœur dans la moitié du thorax situé à gauche. On décrit la lévocardie acquise appelée également sinistroversion, au cours de laquelle le cœur est repoussé (refoulé) par une collection de liquide se constituant dans les plèvres pulmonaires (liquide pleural). Cette affection est également quelquefois due à la présence d'une tumeur qui siège à droite. Chez quelques patients, on constate un déplacement cardiaque qui fait suite à des adhérences pleurales, à une perte d'élasticité des plèvres, ou une atélectasie pulmonaire (le poumon s'écrase sur lui-même). La lévocardie d'origine congénitale correspond à un mauvais positionnement du cœur survenant rarement.
  • L'hypopneumatose (terme issu du grec hupo : sous les pneuma, atos : souffle) correspond à un affaissement plus ou moins complet des alvéoles pulmonaires sur elles-mêmes. Ceci aboutit à une hypotrophie (diminution de volume) du territoire pulmonaire correspondant à cet effondrement. Sa cause est une diminution du passage du flux aérien (débit de l'air) autrement dit une obstruction bronchique incomplète.
  • La dysplasie bronchopulmonaire de Northway, Rosan et Porter (en anglais bronchopulmonary dysplasia) correspond à une anomalie de croissance des tissus entrant dans la composition de l'appareil broncho-pulmonaire. Cette affection survient chez des prématurés qui ont été traités pour une détresse respiratoire. La thérapeutique qui a entraîné la dysplasie broncho-pulmonaire, est une ventilation à pression positive, intermittente. Elle est associée à une oxygénothérapie (apport d'oxygène) de façon intense. Rapidement, à la suite de ces soins, apparaissent les lésions des poumons et des bronches il s'agit d'une destruction des bronchioles, des muqueuses (couche de cellules recouvrant intérieur des bronches), d'œdème, d'emphysème, d'une atélectasie et d'une perte d'élasticité des tissus situés entre les alvéoles des bronches. Cette pathologie régresse néanmoins chez environ la moitié des enfants. Ceux-ci présentent tout de même des épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) plus ou moins perturbées, et quelquefois un rachitisme. Pour les autres enfants on constate une évolution vers une infection broncho-pulmonaire, dans certains cas graves. Enfin le dernier groupe présente une insuffisance de fonctionnement de l'appareil respiratoire survenant sur un mode aigu (assez rapidement) ou un mauvais fonctionnement de la partie droite du cœur (insuffisance cardiaque droite).
  • Le poumon éosinophilique de Loffler, ou poumon évanescent (en anglais vanishing lung) appelé également poumon hyperclair unilatéral, hyperclarté pulmonaire unilatérale, correspond à un ensemble de symptômes se caractérisant par une augmentation de la transparence d'une zone plus ou moins étendue des plages pulmonaires et le plus souvent du lobe supérieur. Ceci n'est visible sur les clichés radiographies des poumons, s'accompagnant d'une diminution de la visibilité de la trame de ces organes. L' évolution du poumon éosinophilique se fait lentement (sur un grand nombre d'années) sans signe susceptible de dévoiler cette maladie (le patient est asymptomatique). Cette affection ne doit pas être confondue avec celles, présentant également à la radio des hyperclartés, secondaires à des kystes ou à un emphysème. Cette pathologie pulmonaire sans doute d'origine congénitale semble être secondaire à une diminution, ou à l'absence des branches de l'artère pulmonaire.
  • Le poumon radiothérapique est le nom donné aux lésions pulmonaires à l'origine d'une perte d'élasticité du tissu composant cet organe (fibrose), susceptible de se développer dans les poumons et faisant suite à un traitement par utilisation de rayons, surtout sous forme intensive au niveau du thorax. Il semble que le terme post-radiothérapique de Trial soit mieux adapté. Citons également :
    • La médiastinite.
    • Les nodules pulmonaires isolés.
    • L'abcès pulmonaire.
    • La dysplasie broncho-pulmonaire.
    • Le poumon des éleveurs d'oiseaux ou de pigeons.
    • Le syndrome de Janus et Macleod.
    • Le poumon polykystique
    • Le poumon tropical éosinophilique
    • Le kyste pulmonaire.

Anatomie 

Il s'agit d'organes pairs et asymétriques.

  • Le poumon droit possède trois lobes.
  • Le poumon gauche deux lobes.

Les poumons sont enveloppés par des membranes de protection et de recouvrement : les plèvres pulmonaires encadrant le médiastin, l'ensemble repose sur la coupole diaphragmatique.

Le médiastin est la région située dans le thorax entre les poumons et contient notamment :

  • Le cœur.
  • Les gros vaisseaux (aorte, artère pulmonaire, veines caves).
  • La trachée.
  • Les plus grosses bronches.
  • La plus grande partie de l'œsophage.
  • Des ganglions lymphatiques.
  • Des vaisseaux.
  • Des nerfs.

Le thorax (terme issu du grec thôrax, akos : buste - en anglais thorax) est la partie supérieure du tronc qui est reliée au cou et aux membres supérieurs. Le diaphragme constitue la frontière entre le thorax et l'abdomen, le médiastin est situé au-dessus du diaphragme. Chez l'être vivant les poumons sont lisses, mous et spongieux (élastiques). Le volume de cet organe diminue d'environ un tiers, si l'on pratique une ouverture thoracique et pleurale (par incision des plèvres pulmonaires).

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