Poumons
Consultation médecin
La palpation du thorax permet de préciser une déformation, la présence d'un abcès ou d'une crépitation neigeuse (emphysème sous-cutané) la présence d'adénopathies (ganglions anormaux) etc...
La palpation du thorax permet également de percevoir les vibrations vocales qui sont normales pour un poumon sain. La répétition classiquement du chiffre 33 avec une voix grave, la main appliquée sur le thorax, permet de percevoir ces vibrations vocales. Celles-ci apparaissent plus intensément chez un individu maigre que chez un individu obèse. Elles sont également plus intenses chez une personne qui a une voix grave que chez une personne qui a une voix plus aiguë telle qu'un enfant ou une femme. Enfin les vibrations vocales sont plus intenses en avant du thorax qu'en arrière au cours de certaines affections pulmonaires telles qu'une condensation des poumons, une atélectasie (affaissement plus ou moins importante des alvéoles des poumons qui se vident de l'air et se rétractent sur elles-même).
La percussion du thorax provoque un son dont la tonalité dépend de l'état physique du poumon. La percussion s'effectue soit directement sur les clavicules soit par l'intermédiaire de la main qui est posée à plat sur le thorax. Les règles de percussion doivent être observées scrupuleusement pour obtenir un son, d'une part audible, et d'autre part interprétable. Le doigt de la main qui est percutée par un doigt de l'autre main doit être solidement appliqué sur la paroi du thorax. Les coups « de doigt » s'effectuent comme avec un marteau. Ils doivent être francs et toujours de la même force à la fois légers et vifs quand on désire une percussion profonde. La percussion permet d'entendre des sons et d'avoir une sensation tactile, les deux à la fois. La modification des sons perçus lors de la percussion est liée à certaines pathologies des poumons :Une sonorité diminuée ou absente correspond (entre autres) à une pneumonie, une atélectasie, une fibrose (perte d'élasticité des tissus pulmonaires), un épanchement pleural, une pachypleurite.Une sonorité augmentée s'observe quand (entre autres) le patient présente un pneumothorax, un emphysème pulmonaire.
L' auscultation pulmonaire, à l'aide du stéthoscope acoustique (normale, habituel) et plus récemment à l'aide du stéthoscope électronique, permet d'entendre les bruits normaux et anormaux provenant de cette soufflerie. Les bruits anormaux sont, entre autres les ronflements rencontrés au cours de la bronchite, les sifflements apparaissant pendant les crises d'asthme.
L'examen des expectorations (crachats) permet de se faire une idée de la consistance, de l'odeur et de la couleur de celles-ci. Une recherche au laboratoire est effectuée (polynucléaires, globules rouges, cylindre de fibrine, cristaux de Charcot-Leyden, spirales de Curschmann (asthme), particules de silice, particules d'aliments, poils.