Artériosclérose
Causes
Le processus d'artériosclérose se fait lentement et progressivement.Le sexe masculin est plus touché que le sexe féminin. L'hypertension artérielle et son augmentation au-dessus de 14 pour le chiffre le plus élevé (appelé maxima ou tension systolique) et au-dessus de 9 pour le chiffre le plus bas (appelé également minima ou tension diastolique) sont des facteurs de risque. Les enquêtes épidémiologiques effectuées à ce sujet montrent que les individus se trouvant 20 % au-dessus de ces chiffres ont un risque de mortalité cardio-vasculaire 4 fois supérieur à celui des sujets se trouvant 20 % au-dessous de ces chiffres.L'obésité. Chez l'homme, elle est en relation directe avec les maladies cardiaques dont l'origine est une insuffisance de passage sanguin au niveau du muscle cardiaque. L'obésité est également en relation avec la survenue des accidents vasculaires cérébraux. Chez la femme, l'obésité favorise la survenue d'insuffisance cardiaque (insuffisance de fonctionnement de la pompe cardiaque) et les accidents vasculaires cérébraux (comme chez l'homme mais le nombre de cardiopathies ischémiques est plus bas comparé à celui des hommes).Les antécédents familiaux d'artériosclérose.La sédentarité (au sens strict : individu qui ne sort de chez lui).L'hypercholestérolémie (élévation du taux de cholestérol dans le sang) : ainsi, un cholestérol total de 1,80 à 2 grammes par litre (4,7 à 5,2 mmol par litre) est considéré comme un taux maxima « acceptable » pour un européen d'âge moyen. On le sait, la concentration de cholestérol dans le sang est directement dépendante de la consommation des graisses saturées d'origine animale comme la viande et les laitages. Dans nos sociétés, environ 40 % des calories proviennent des graisses surtout saturées. Les conseils diététiques préconisent moins de 30 %. En ce qui concerne le HDL cholestérol (« bon cholestérol »), on considère que celui-ci est un facteur inversement proportionnel à la fréquence des accidents cardio-vasculaires : quand son taux est élevé, on peut avancer que le risque de survenue de l'athérosclérose est plus bas. Les facteurs génétiques : ils semblent être liés à la transmission de facteurs de risque comme l'hypertension artérielle, l'augmentation du taux de lipides dans le sang, le diabète. Il existe des familles présentant une atteinte vasculaire précoce sans facteurs de risque connus. Le processus à l'origine de cette survenue d'athérosclérose n'est pas expliqué pour l'instant.La supplémentation en sel (apport de sel en excès) favorise l'athérogenèse (constitution de plaques d'athérome = graisse) par le biais de l'augmentation de la tension artérielle.L'hyperuricémie (élévation du taux d'acide urique dans le sang) isolée n'est pas à l'origine d'un risque d'athérogenèse (processus à l'origine de l'athérome) supplémentaire. Par contre, les pathologies associées comme l'obésité, le diabète ou l'hypertension artérielle peuvent entrer dans le cadre d'une complication de l'athérosclérose.Le tabagisme : les grands fumeurs de cigarettes dont l'âge se situe aux environs de la cinquantaine ont une mortalité cardio-vasculaire multipliée par 3 comparativement à celle des non-fumeurs. En ce qui concerne le sexe féminin, les risques sont multipliés par deux. Ce risque est en relation directe avec le nombre de cigarettes mais également la durée du tabagisme. Certaines études ont montré la dangerosité de la nicotine, qui est à l'origine de lésions de l'intima et de la formation de thrombose (caillot sanguin susceptible de migrer et de boucher une artère). La nicotine entraîne un besoin supplémentaire du myocarde (muscle cardiaque) en oxygène et est également à l'origine d'arythmies (troubles du rythme cardiaque). Enfin, il semblerait que la nicotine favorise l'athéromatose des artères de petit calibre, essentiellement au niveau des membres inférieurs.L'alcool absorbé en petites quantités augmente la fraction HDL du cholestérol (le bon cholestérol) et semble diminuer le risque cardio-vasculaire. Néanmoins, de grandes quantités d'alcool augmentent le risque d'atteinte cardiaque et vasculaire.Le profil psychologique : le stress, les soucis favorisent la survenue de l'artériosclérose et de cardiopathies ischémiques.Les contraceptifs oraux augmentent le risque d'atteinte du cœur et des vaisseaux, essentiellement après 35 ans et surtout quand ils sont associés à d'autres facteurs de risque comme l'hypertension artérielle.La ménopause accentue le risque de survenue de l'artériosclérose.