Myélite

Définition 

Le terme myélite désigne toute inflammation de la moelle épinière.

 

Généralités 

Le terme démyélinisation traduit la perte de myéline, c'est-à-dire de la substance graisseuse (la myéline) qui entoure et protège les nerfs.

Classification 

Myélite transverse aiguë : inflammation à la fois de la substance grise et de la substance blanche dont les causes les plus fréquentes sont :

Ce type de myélite débute brutalement, s'accompagnant quelquefois d'une fièvre, mais marquée essentiellement par l'apparition d'une paraplégie ou d'une quadriplégie massive et flasque, s'associant à des troubles des sphincters. L'évolution de la myélite transverse aiguë se fait en trois semaines, vers une paraplégie spasmodique, s'accompagnant de contractures qui prédominent aux muscles extenseurs.

  • Myélite dorsale : apparition de troubles moteurs et de troubles sensitifs concernant les membres inférieurs. Des réflexes abdominaux persistent à condition que les lésions neurologiques se situent au-dessus du huitième métamère dorsal.
  • Myélite dorso-lombaire, névrite optique ou myélite de Devic : elle s'observe au cours de la myélite nécrosante postinfectieuse et quand on constate des lésions démyélinisantes : c'est le cas entre autres dans la sclérose en plaques. La myélite de Devic se caractérise par l'apparition d'une paraplégie ou d'une quadriplégie associée à des troubles la sensibilité. Chez certains patients, la myélite de Devic se caractérise par l'apparition d'une névrite rétrobulbaire susceptible de s'accompagner ou de précéder les paralysies.
  • Myélinose ou démyélinisation centropontique : destruction des oligodendrocytes (cellules de soutien des neurones), et de la myéline de la partie centrale de la protubérance annulaire. L'examen au microscope permet de constater qu'au cours de cette lésion, les neurones et les axones qui traversent les zones lésionnées sont relativement intacts. La myélinose ou démyélinisation centropontique s'observe au cours de certaines affections chroniques s'accompagnant d'une asthénie (fatigue) particulièrement importante (cachexie), d'affections graves et surtout quand le patient présente une hyponatrémie (chute du taux de sodium dans le sang). Certains cas d'intoxication alcoolique s'accompagnant de carences nutritionnelles présentent également une myélinose ou démyélinisation centropontique. Au cours de cette affection neurologique, les patients sont dans un état stuporeux (état d'engourdissement  intense). On constate d'autre part, chez ces patients la présence de parésies des membres et une motilité des yeux normale. La tomodensitométrie (scanner) et l'I.R.M. permettent d'obtenir des images caractéristiques orientant le diagnostic.
  • Myélite cervicale : apparition de troubles moteurs concernant les membres inférieurs et les membres supérieurs. Chez certains patients, on constate d'autre part, l'apparition d'un syndrome de Claude Bernard Horner dû à une atteinte du nerf sympathique cervical. Au cours de cette affection, l'ensemble des réflexes disparaissent. Par la suite, des réflexes réapparaissent aux membres inferieurs et on constate également l'apparition d'un signe Babinski. Contrairement à la myéline transverse, les troubles sphinctériens ne sont pas toujours présents.
  • Myélite radique : elle résulte d'une atteinte de la moelle épinière s'observant quelquefois après qu'un patient ait subi un traitement par rayons X (irradiations). C'est le cas entre autres, en présence d'un cancer du larynx, de la base de la langue, du pharynx ou d'un lymphosarcome du cou. La myélite radique se manifeste, au début, par l'apparition de paresthésies à la partie distale (extrémité) des membres inférieurs. Ensuite apparaissent des troubles moteurs et des troubles sensitifs.
  • Myélite lombaire et myéline du cône terminal : présence d'une paralysie flasque des membres inférieurs associée à des troubles sphinctériens. Au cours de la myélite lombaire, et de la myélite du cône terminal, on constate l'absence des réflexes rotuliens essentiellement quand la lésion concerne les segments lombaires supérieurs. Le réflexe plantaire, au cours de cette affection neurologique, est le plus souvent absent.
  • Myélite de Foix-Alajoualine, névrite necrotique subaiguë ou syndrome de Foix-Alajoualine : elle résulte d'une angiomatose c'est-à-dire de la formation d'angiomes multiples, soit à la surface des téguments, soit dans la profondeur des organes des veines spinales (de la moelle épinière).  Elle évolue par épisodes successifs accompagnés de signes de compression de la moelle épinière et d'aggravation progressive.

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