Myélographie

Grec : muélos : moelle, et graphê : écriture.

Définition 

La myélographie est un examen de la moelle épinière obtenu après injection d’un produit (liquide radio-opaque) dans l’espace situé entre l’os et la deuxième méninge (l’arachnoïde). Cette radiographie de la moelle épinière peut être complétée par une autre variété de myélographie appelée la myélosaccoradiculographie, qui permet d’explorer les culs-de-sac contenant du liquide céphalo-rachidien et qui sont situés sous la moelle épinière et au niveau de la queue de cheval (partie terminale de la moelle épinière constituée par le regroupement des racines nerveuses issues de la moelle épinière et allant vers les membres inférieurs).

Généralités 

La myélographie nécessite l'injection de 8 à 15 ml de produits de contraste iodé hydrosoluble soit 180 à 300 mg par millilitre à l'intérieur de l'espace situé en dessous de l'arachnoïde au niveau du rachis lombaire ou du rachis cervical.

Le scanner est souvent réalisé après la myélographie, il porte le nom de myéloscanner. Il va permettre de visualiser dans de meilleures conditions la moelle épinière et les racines nerveuses. Le myéloscanner seul peut être obtenu à l'aide de faible quantité de produit de contraste. Il remplace de plus en plus la myélographie conventionnelle ce qui réduit l'exposition aux radiations et au produit de contraste. Il existe également de nouveaux scanner que l'on appelle multi détecteurs qui donnent la possibilité d'obtenir assez rapidement des images scanographiques permettant la reconstruction d'images en utilisant un plan sagittal ou un plan coronal qu'il est possible de comparer aux images de myélographie habituelle (traditionnelle) qui sont utilisés de plus en plus fréquemment.

La myélographie est utilisée au cours de certaines pathologies neurologiques du canal rachidien et de la moelle épinière. Il s'agit d'une technique qui a remplacé presque totalement le myéloscanner. La myélographie conventionnelle c'est-à-dire ancienne est encore utilisée quand on suspecte la présence de kyste au niveau des méninges ou de l'arachnoïde. En cas de suspicion de fistule artérioveineuse de la moelle épinière et de fistule de la dure-mère, conventionnelle est également utilisée. Chez un patient présentant une arthrodèse vertébrale ou bien porteur d'un matériel d'ostéosynthèse de la colonne vertébrale, la myélographie conventionnelle est le myéloscanner apporte des renseignements plus précis.

La myélographie doit se faire avec prudence chez certains patients et en particulier ceux qui ont une suspicion d'hypertension intracrânienne ou des antécédents de réaction allergique au produit de contraste que l'on injecte (injection intrathécale). Chez les patients qui présentent une suspicion de compression médullaire, il est préférable d'utiliser l'I.R.M.. Si la myélographie doit tout de même être effectuée il faudra alors injecter une toute petite quantité de produit de contraste au-dessus de la lésion, de façon à diminuer les risques d'effets délétères de la technique. La ponction lombaire doit être évitée si l'on suspecte des troubles de la coagulation sanguine tout particulièrement chez certains patients qui prennent des anticoagulants ou même chez les patients ayant une infection.

La myélographie est sujette à certaines complications en particulier : la survenue de céphalées (maux de tête, de nausées voire de vomissements. L'explication de ses effets délétères n'est pas connue avec précision. Il s'agit sans doute de symptômes qui proviennent des effets neurotoxiques des produits de contraste et peut-être de la fuite de liquide céphalo-rachidien à l'endroit où l'on fonctionne. Une syncope vasovagale peut également apparaître au moment de la ponction lombaire. Elle est particulièrement accentuée si le patient est en position verticale.

Parfois des crises épileptiques se produisent après une myélographie mais ceci est relativement rare. Une élévation de la température, la survenue d'hallucinations ainsi que des modifications du profil psychologique peuvent survenir également mais ils sont également rares. Il semble que le fait de surélever la tête et d'hydrater abondamment le patient après la myélographie diminuent le risque de survenue de ses effets délétères.
Bien entendu un risque d'allergie au produit de contraste peut également survenir.

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