Urètre
- Anglais : urethra.
- Terme issu du Grec : ourêthra : urètre.
Définition
L'urètre est le conduit transportant l'urine de la vessie vers l'extérieur. Ce conduit est court chez la femme et est constitué, chez l'homme, de trois parties : prostatique, membraneuse puis spongieuse. Il achemine également le sperme provenant des vésicules séminales.
Le terme urètre est proche de celui d'uretère désignant le conduit bilatéral (un de chaque côté) transportant les urines des reins vers la vessie.
L'urètre est susceptible d'être le siège de nombreuses affections (liste non exhaustive) :
En premier lieu, ce sont les infections qui sont les plus fréquentes et généralement transmises sexuellement : c'est le cas entre autres de l'urétrite gonococcique (appelée également blennorragie)
Le rétrécissement de l'urètre et de son méat est le résultat d'une inflammation du conduit urétral, ou d'un traumatisme de la verge ou de l'urètre directement, c'est-à-dire par des manipulations iatrogènes (pour effectuer un traitement) ou accidentelles (manipulations de nature sexuelle).
La dilatation d'une partie de l'urètre porte le nom d'urétrocèle et concerne essentiellement le sexe féminin.
L'urétrite à inclusions est une infection sexuellement transmissible due à Chlamydia trachomatis qui fait partie des maladies sexuellement transmissibles les plus fréquentes. On estime qu'elle touche 1 million de personnes en France chaque année. Ce germe est considéré comme étant à la fois un virus et une bactérie.
Le glissement de la muqueuse (couche de cellules) qui recouvre l'intérieur du méat urétral porte le nom de prolapsus, appelé également urétrocèle. Il s'agit le plus souvent d'une affection bénigne visible chez la femme âgée. L'urétrocèle, qui s'accompagne d'une dilatation de l'urètre, fait saillie dans le vagin sous la forme d'une grosseur plus ou moins importante généralement de la taille d'une noix. Il s'agit parfois du premier degré de la cystocèle vaginale.
Les tumeurs de l'urètre sont relativement rares; elles ont une évolution grave.
Les malformations congénitales de l'urètre sont l'hypospadias et l'épispadias correspondant à des malformations au cours desquelles le méat urétral ne se trouve pas à sa place normale au niveau du gland, la valve urétrale fonctionne parfois normalement et sa présence au niveau de l'urètre empêche le passage normal des urines. Toujours en ce qui concerne les malformations congénitales, il faut également citer le syndrome de Prune Belly au cours duquel la partie postérieure de l'urètre est élargie. Le mégalo–urètre, anomalie très rare, se traduit par une dilatation fusiforme et globale de l'urètre pénien (du pénis), elle est due à une absence partielle ou totale des corps spongieux et caverneux, sans obstacle distal.
Le terme anaspadias, du grec ana : ano et spaô : je divise, en anglais effacé sa désigne la malformation de l'urètre possédant un méat qui s'ouvre à la face dorsale du gland ou du pénis.
Le polype urétral est une anomalie rare qui se manifeste par une ou plusieurs impossibilités à uriner (blocage mictionnels intermittents), associées à une hématurie (présence de sang dans les urines) ou d'autres symptômes urinaires.
L'urétrorragie désigne une hémorragie de l'urètre. Ce type d'affection est dû généralement à des manipulations urétrales (dans un but masturbatoire chez la jeune fille) ou surviennent à la suite de traumatismes (accident de sport : bicyclette, gymnastique, etc...)