La prévention de certaines complications a apporté de considérables améliorations dans le quotidien du cirrhotique :
- Prévention de l'hypertension portale par la modification chirurgicale des vaisseaux malades
- Prévention de l'ascite par administration de diurétiques et diminution des apports en sel.
- Les vitamines et plus particulièrement celles du groupe B semblent être bénéfiques.
- En ce qui concerne l'encéphalopathie hépatique, il existe des facteurs déclenchants et aggravants, comme par exemple une hémorragie intestinale pouvant conduire à une augmentation de la production d'ammoniac et d'autres substances constituées d'azote, qui sont ensuite absorbées par l'organisme. L'absence de contrôle de la coagulation sanguine (par des examens biologiques répétés), et une augmentation des apports alimentaires en protéines, peut précipiter une encéphalopathie hépatique. Ceci s'explique par le fait qu'une augmentation de la production de substances contenant de l'azote (comme c'est le cas des protéines) se fait par l'intermédiaire des bactéries contenues par le colon.
- Une diminution excessive de l'acidité de l'organisme, accompagnée d'une diminution du taux de potassium dans le sang, est souvent due à la manipulation maladroite de diurétiques.
- Il est souhaitable également, dans la mesure du possible, de ne pas répéter de façon intempestive les ponctions de l'ascite.
- La prévention des vomissements peut diminuer la fréquence de survenue d'une encéphalopathie hépatique, par la diminution de l'acidité du sang (augmentation de l'ammoniac).
- L'utilisation (par ailleurs non judicieuse) de médicaments du système nerveux central comme les benzodiazépines ou une infection peuvent déclencher ou aggraver une encéphalopathie hépatique.
- En cas de cirrhose compliquée par un hépatocarcinome, la transplantation hépatique est le seul traitement. Son indication est posée chez le sujet jeune quand il n'existe pas de complications vasculaires.