Certains signes traduisent la dégradation du foie, ils sont annonciateurs des complications susceptibles de survenir par la suite, si la diminution de la consommation d'alcool n'est pas obtenue :
- L'ictére (jaunisse), qui correspond à l'augmentation de la bilirubine (taux des pigments biliaires dans le sang), est un des premiers signes traduisant l'installation de l'hépatite alcoolique
- Les angiomes stellaires (malformations de petits vaisseaux)
- L'augmentation de volume des glandes parotides (glandes salivaires placées devant l'oreille) et lacrymales
- La diminution de la pilosité (quantité de poils)
- L'apparition d'une gynécomastie (augmentation du volume des seins chez l'homme)
- L'atrophie des testicules témoignant de l'atteinte hormonale du malade et résultant d'une augmentation de la sécrétion d'oestrogènes (hormones féminines)
- Parfois, des signes de virilisation chez les femmes
- Une maladie de Dupuytren due à une rétraction des tendons au niveau des doigts, se traduisant par une flexion irréversible (les doigts ne se détendent plus)
- Un hippocratisme digital (déformation des doigts en forme de baguette)
- Une hypertension portale (augmentation de la pression sanguine à l'intérieur de la veine qui conduit le sang de l'intestin et de la rate dans le foie)
- Des hémorragies digestives correspondant à la rupture de varices à l'intérieur de l'œsophage
- Une gastrite ou une duodénite dues à la destruction de la muqueuse de l'estomac et du duodénum par l'alcool
- Une ascite, correspondant à une complication grave et traduisant l'accumulation de liquide dans l'abdomen au niveau du péritoine. Elle est susceptible de s'infecter, surtout par un colibacille ou un pneumocoque. La mort peut survenir au cours de cet épisode mais la plupart des malades récupèrent après plusieurs semaines ou mois de traitement
- L'encéphalopathie hépatique (atteinte du cerveau se manifestant par des confusions, une somnolence, des crises d'épilepsie, un coma) qui révèle parfois la cirrhose, est le plus souvent déclenchée par une hémorragie digestive ou un traitement à base de diurétiques (médicaments faisant uriner dans le but de diminuer l'ascite). Ce symptôme s'explique d'une part par l'accumulation de l'ammoniac dans le sang, mais également par l'augmentation d'un neuromédiateur (variété d'hormones permettant la transmission de l'influx nerveux entre deux cellules nerveuses)