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Tuberculose pulmonaire

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Définition

La tuberculose pulmonaire est une maladie infectieuse du poumon mais aussi de la plèvre : c'est-à-dire des membranes de recouvrement et de protection des poumons. Cette affection est le résultat de la pénétration du bacille de Koch appelé également BK où Mycobacterium tuberculosis. Sa contagiosité ou, si l'on préfère, sa transmission, est relativement faible. La contamination se fait essentiellement par voie aérienne au moment des contacts à répétition d'un individu qui n'est pas immunisé : c'est-à-dire qui ne possède pas de défense naturelle contre cette maladie. Pour un malade qui rejette, quant à lui, des bacilles dans l'air qu'il expire (qui sort des poumons), on parle dans ce cas du sujet bacillifère. Il s'agit d'une infection soit aiguë (relativement courte), soit chronique (s'étalant sur une longue période).

La tuberculose, appelée autrefois également phtisie (terme désuet), est une maladie infectieuse contagieuse due à une bactérie : mycobacterium tuberculosis, plus connu sous le nom de bacilles de Koch.
Il s'agit d'une maladie qui tue plusieurs millions de personnes par an. On constate depuis quelques années une augmentation des cas de tuberculose dans les pays en voie de développement. Cette recrudescence s'explique par un appauvrissement des populations et l'émergence du sida. La France, quant à elle, compte environ 10 000 nouveaux cas de tuberculose chaque année.
La contamination de la tuberculose se fait d'individu à individu. En effet, l'homme est le seul réservoir de bacilles tuberculeux. Après traitement efficace, la contamination n'est plus possible dont l'intérêt d'une prise en charge thérapeutique rapide et efficace. Cette contamination se fait grâce au bouquet de salives que contiennent les bacilles de Koch. Celles-ci sont expulsées à partir des poumons du patient malade quand celui-ci s'exprime, éternue ou tousse.
Il existe néanmoins une autre variété de tuberculose due à une autre bactérie : Mycobacterium africanum. Il s'agit d'une forme de tuberculose présente essentiellement en Afrique. Elle se transmet comme la tuberculose par Mycobacterium tuberculosis et entraîne l'apparition des mêmes symptômes. Beaucoup plus rarement, il existe la tuberculose bovine qui est le résultat d'une infection par mycobactérie: Mycobacterium bovis. Elle est encore plus rare et seulement présente chez les bovins. Dans ce cas la contamination se fait par voie digestive essentiellement, quand on absorbe du lait cru non pasteurisé.
D'abord se déclare une primo-infection : c'est-à-dire une première infection due à un premier contact du bacille avec l'organisme. À la suite de sa première contamination, apparaît un petit foyer tuberculeux que l'on appelle le chancre tuberculeux qui a lieu généralement au niveau des poumons. Le plus souvent, dès cet instant, le patient et asymptomatique c'est-à-dire ne présentent aucun symptôme.

Si l'on fait un test  cutané à ce moment-là sur ces patients infectés avec de la tuberculine, c'est-à-dire une Intradermoréaction on constate ce qu'on appelle un virage qui atteste que ce test cutané devient positif. Le patient présent une papule c'est-à-dire une induration au lieu d'application ou d'injection de la tuberculine. Il s'agit de l'Intradermo réaction de Mantoue qui est la méthode la plus sensible et la plus utilisée ainsi que la seule reconnue par l'organisation mondiale de la santé (OMS).

Chez 9 patients sur 10, cette première infection par la tuberculose guérit spontanément d'elle-même, de manière définitive en ne laissant aucune cicatrice. Ou bien, elle laisse seulement de petites traces visibles radiographiques dans le haut niveau du thorax. En effet la radiographie montre alors une petite calcification.

Chez 1 patient sur 20 environ, le bacille se disperse dans la circulation sanguine entraînant l'apparition d'autres zones infectieuses que l'on appelle des foyers infectieux qui peuvent être silencieux pendant plusieurs années. Puis, à cause d'une nouvelle affection comme le sida par exemple ou encore d'une faiblesse de défense immunitaire (immunodéficience) , un ou plusieurs des foyers infectieux est susceptible de se réactiver.
Pour les autres personnes le bacille de Koch est localisé au niveau des poumons ainsi que dans les ganglions.

La tuberculose est un problème grave. En effet le nombre total de tuberculose qui est activée dans le monde est d'environ 30 millions. Environ 10 millions de nouveaux cas sont enregistrés et la majorité des pays (environ 90 %)  sont des pays du tiers-monde.
D'autre part la tuberculose pulmonaire entraîne la survenue de 1 à 3 millions de décès chaque année. Bien entendu, la malnutrition et les problèmes hygiéniques aggravent la survenue de la tuberculose.
En France, le rapport entre les personnes présentant la tuberculose pulmonaire et les personnes saines a été en 2005 de 15 pour 100 000.
Dans certains pays comme la Russie, l'incidence est passée de 32 pour 100 000 en 1990 à 85 pour 1000 000 en 2000. Comme on peut constater, l'incidence de la tuberculose est en nette progression, alors qu'on aurait pu s'attendre au contraire, étant donné les progrès effectués en usine diététique.
En ce qui concerne l'infection par le VIH, il y aurait environ 10 à 12 millions de personnes à travers le monde concernées, à la fois par le VIH et par le bacille de la tuberculose. Parmi cette population plus des trois quarts vivent en Afrique sub-saharienne.

Ce sont essentiellement les personnes fragiles telles que les personnes âgées, les individus immunodéprimés (c'est-à-dire présentant des défenses immunitaires affaiblies) les toxicomanes, les alcooliques, les individus déjà infectés par une infection comme par exemple le VIH, les réfugiés, les personnes ayant un niveau socioculturel bas, ceux ayant un revenu inférieur à la moyenne et les très jeunes qui sont concernés par la tuberculose.

La tuberculose concerne d'autres organes que les poumons. Ainsi la tuberculose ganglionnaire représente 30 %, la tuberculose de l'appareil génital et urinaire concerne 16 à 20 %, la tuberculose ostéoarticulaire concerne 7 à 15 %, la tuberculose du système nerveux et plus précisément des méninges concerne 4 %. Ces chiffres concernent 15 à 30 % des localisations extra pulmonaires c'est-à-dire quand la tuberculose ne touche pas les poumons. Depuis l'apparition du sida l'épidémiologie de la tuberculose s'est totalement modifiée. L'épidémiologie désigne l'étude des différents facteurs qui conditionnent l'apparition, la fréquence, la répartition et l'évolution des maladies et des phénomènes morbides. Le terme morbide désigne tout ce qui tient de la maladie et qui en est le résultat.

Toutes les ethnies ne sont pas égales devant une infection par le bacille de la tuberculose. Ceci signifie que l'immunité naturelle n'est pas identique chez l'ensemble des sujets de la planète. Ainsi les noirs, les Indiens et les Esquimaux sont particulièrement prédisposés à faire une tuberculose pulmonaire. Ils présentent donc une sensibilité particulièrement élevée au bacille de Koch.
Il est possible d'acquérir une immunité vis-à-vis du bacille la tuberculose. Il s'agit de l'immunité acquise que l'on obtient, soit à la suite d'une infection par la tuberculose, soit après une vaccination par le BCG. Il est également nécessaire de savoir qu'une infection très importante et très intense est susceptible d'engendrer une nouvelle infection, même chez un patient ayant acquis une immunité.
En dehors d'une contamination massive, citons également d'autres facteurs qui prédisposent à l'apparition d'une infection par le bacille de Koch. Il s'agit entre autres de l'âge (jeunes enfants, adolescent, personnes âgées), d'une intoxication par l'alcool ou le tabac, de la grossesse, du diabète, d'une gastrectomie (ablation plus ou moins importante de l'estomac), d'une pneumoconiose, de troubles de l'immunité liée à des prises médicamenteuses ou à une autre maladie, en particulier le sida et enfin d'une chute importante de l'état général (cachexie).

Voyons le mécanisme, c'est-à-dire l'anatomopathologie, de la tuberculose pulmonaire, autrement dit ce qui survient après la pénétration du bacille responsable de cette affection.
- La lésion exsudative : en premier lieu, apparaît tout d'abord une inflammation banale bien différente des autres inflammations qui s'accompagne d'une infiltration des tissus c'est-à-dire de la pénétration des tissus par des globules blancs, plus précisément des polynucléaires et monocytes. Cet pénétration intratissulaire entraîne l'apparition d'une lésion qui est susceptible de disparaître spontanément en se résorbe en elle-même. Elle peut également se transformer en tubercule et se caséifier. La caséification correspond à une nécrose spécifique à la tuberculose. Dans les détails cette caséification au final réduit les tissus en transformant ceux-ci sous la forme d'une substance de coloration tirant sur le jaune, amorphe (sans spécificité) que l'on appelle le caséum. Ce caséum ressemble à du fromage. C'est la raison pour laquelle il porte ce nom. A la disparition du caséum, on peut constater, à la place de celui-ci, une caverne : les cavités résiduelles perdent de leur élasticité naturelle ou bien se calcifient, c'est-à-dire se durcissent encore plus par dépôt de calcium. Il s'agit d'une déminéralisation aussi on préfère une transformation pierreuse.

- La lésion productive : ce type de lésion se caractérise par l'apparition de tubercules qui sont constitués de plusieurs granulations rassemblées sous la forme d'un tissu ayant un aspect caractéristique. Ce tissu est composé de cellules épithélioïdes. Ces cellules épithélioïdes sont susceptibles de se rassembler et de fusionner pour donner des cellules de grande taille qui portent le nom de cellules géantes de Langhans. Ces cellules ont une forme arrondie et contiennent plusieurs noyaux qui ont une disposition en périphérie de la cellule. Le tuberculeux peut également à son tour se caséifier comme cela survient au cours de la lésion exsudative, se fibroser et se calcifier également.