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Traumatisme crânien

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Symptômes

Des vomissements, des convulsions et une diminution du rythme cardiaque (bradycardie) peuvent orienter le diagnostic d’œdème du cerveau.

Du liquide s’écoulant par le nez (rhinorrhée) peut indiquer  une fracture de l’os frontal accompagnée de déchirure des méninges.

Un écoulement de liquide par les oreilles (otorrhée) peut signaler une fracture de la base du crâne (dont le pronostic est réservé).


Ensemble de symptômes survenant après une commotion cérébrale (syndrome de post-commotionnel)

Assez fréquemment, après un traumatisme crânien, on s'est aperçu qu'un individu présentait une « instabilité nerveuse » appelée syndrome post-commotionnel et comportant entre autres, essentiellement, une fatigue, des céphalées (maux de tête), des sensations de vertiges, des difficultés à se concentrer. Parfois ce type de syndrome (ensemble de symptômes) est confondu avec d'autres affections neurologiques et en particulier une fatigue intense (asthénie) voir une dépression.

Le syndrome post-commotionnel serait le résultat de modifications plus ou moins sévères des tissus entrant dans la composition du système nerveux central et plus précisément le cerveau. Grâce, malheureusement, à des expériences effectuées sur des animaux, il a était possible de reproduire ce syndrome post-commotionnel. C'est ainsi qu'il a été mis en évidence à l'intérieur des tissus nerveux des lésions discrètes de cisaillement des axones ou des anomalies biochimiques qui ne sont pas totalement identifiées et qui seraient susceptibles d'expliquer la survenue de ce symptôme. Une chose intéressante doit être signalée : aucune anomalie ont été mises en évidence à l'imagerie cérébrale, aux enregistrements électroencéphalographiques et des potentiels évoqués qui apparaissent normaux. Il s'agit des examens complémentaires effectués généralement en neurologie.

En cas de traumatisme modéré et parfois en cas de traumatisme sévère, apparaissent des troubles psychologiques et neurologiques qui sont avant tout des perturbations de la tension et des difficultés à la concentration. Ensuite apparaissent des dysmnésies c'est-à-dire des problèmes de mémoire et d'autres déficits concernant la cognition (relatif à la connaissance). De façon générale l'évolution se fait de la façon suivante. Au cours des six premiers mois qui suivent la commotion, des tests permettent de mettre en évidence une certaine amélioration rapide. Ensuite les mois suivants et les années suivantes l'amélioration est beaucoup plus lente.

De traitement du syndrome post-commotionnel est symptomatique c'est-à-dire passe d'abord par une prise en charge de la dépression, de l'insomnie, des maux de tête, de l'adynamie, l'anxiété et des vertiges entre autres. Il est nécessaire avant tout de soigner l'anxiété, la dépression et les troubles du sommeil du patient en évitant un traitement médicamenteux trop prolongé ce qui risque d'induire une certaine dépendance. Chez certains patients on constate un trouble de l'équilibre qui nécessite une prise en charge de l'oreille interne, plus précisément du vestibule. Les troubles de la mémoire peuvent également être pris en charge sur le plan thérapeutique en sachant que ceux-ci généralement régressent surtout quand le traumatisme crânien a été modéré. Cette régression nécessite néanmoins plusieurs mois parfois un an. Certaines études effectuées en neuropsychologie ont démontré que les patients présentant habituellement une certaine énergie récupéraient mieux que les autres. Toujours dans ce même domaine, la prise en charge psychologique des syndromes post-commotionnel permet le plus souvent de diminuer l'évolution.

La consultation de neuropsychologie est quelquefois incontournable. Elle permet essentiellement au patient de quantifier son aptitude au travail.

Le syndrome du second impact se caractérise par des complications inhérentes à des traumatismes crâniens récidivants. Au cours de ce type de syndrome on constate parfois la survenue d'un oedème du cerveau après un léger traumatisme crânien. En ce qui concerne les commotions répétitives, plus particulièrement chez certains sportifs tels que le footballeur le rugbyman, il est à noter l'installation d'un déficit cognitif ayant tendance à s'accumuler.