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Sida

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Evolution de la maladie

Quand le virus a pénétré à l'intérieur de l'organisme, il affecte tout d'abord les lymphocytes (variété de globules blancs), portant le nom de T CD4 appelés également T4 et les macrophages qui correspondent à une variété de globules blancs ainsi que d'autres cellules de la même origine. Les autres cellules de l'organisme qui sont également infectés sont les neurones et les cellules gliales (les cellules du cerveau).

L'infection se produit de la manière suivante. À la surface des cellules CD4 se trouve un récepteur membranaire constitué de protéines, pour les spécialistes gp120. La cellule CD4 est appelée cellule cible. Après quelques jours, le virus commence à se multiplier. Dès cet instant, il devient détectable dans le sang, environ à partir du 10e jour. C'est également à partir de cet instant que les anticorps de l'organisme commencent à jouer leur rôle. Les analyses, quand elles sont pratiquées à partir du 20e jour, montrent que les anticorps anti VIH deviennent donc détectables dans le sang du patient, ceci jusqu'à la fin du troisième mois suivant la contamination. Ces anticorps ne possèdent pas la capacité de détruire le virus. Une personne est appelé séropositive lorsqu'elle est infectée par le virus du VIH, c'est le cas chez 5 personnes sur 10. On constate une apparition des symptômes entre le 5ème jour et le 1er mois. Suivant la contamination, les symptômes sont :
  • Une augmentation de la température (fièvre).
  • Une angine.
  • Des courbatures.
  • Une éruption cutanée c'est-à-dire l'apparition de boutons.
  • Une méningite.
  • Une paralysie faciale.
Après cette première phase apparaît la seconde phase appelée phase secondaire d'infections chroniques.
Durant plusieurs années, cette seconde phase d'infections chroniques a pour caractéristique la multiplication du virus, tout particulièrement au sein des ganglions. La seconde phase d'infections chroniques est l'apparition de symptômes qui sont le plus souvent peu important quand le patient présente des symptômes. Il s'agit de signes mineurs. Ils sont le témoin d'une atteinte relativement peu sévère traduisant le fait que le système immunitaire est légèrement concerné. Ces symptômes sont avant tout des infections cutanées ou des infections des muqueuses (couche de cellules recouvrant l'intérieur des organes creux en contact avec l'air). D'autres infections peuvent être virales, ou peuvent provenir de champignons, mais il ne s’agit pas forcément de traits spécifiques de l'infection par le virus d'immunodéficience humaine. Dès cet instant, le patient concerné par le sida souffrira de l'une des candidoses buccales ou de candidoses de l'anus et des parties génitales. D'autres symptômes peuvent apparaître. Il s'agit d'une dermite séborrhéique du visage, ou encore d'une folliculite de type prurigos ou zona, voire des verrues. De manière générale, durant la phase secondaire d'infections chroniques, un patient présentera des signes généraux tels qu'une altération de l'état général, une fièvre très importante et durable, des sueurs, un amaigrissement et une diarrhée qui persiste.

Le troisième phase du sida susceptible de survenir est la forme la plus connue du grand public. Cette forme porte le nom de sida déclaré.
Le sida déclaré survient chez les individus souffrant d'immunodépression majeure. Ceci signifie que le système immunitaire, c’est-à-dire le système de défense de l'organisme, est particulièrement affaibli. Au cours du sida déclaré, les personnes atteintes peuvent évoluer selon trois directions. Il est donc nécessaire de distinguer :
  • Les progresseurs rapides dont l'évolution se fait rapidement vers le sida en trois à quatre ans.
  • Les progresseurs classiques.
  • Les non-progresseurs à long terme qui correspondent à peu près 5 % de la population qui est infectée. La caractéristique majeure des non-progresseurs à long terme est la suivante : le sida ne se déclare qu'au-delà de 10 ans après la contamination à condition qu'il n'y ait pas eu de traitement.
Au cours du sida déclaré, les infections que l'on appelle opportunistes prennent le dessus. Ces infections opportunistes sont le résultat de la pénétration à l'intérieur de l'organisme de micro-organismes tels que des virus, des bactéries, des champignons microscopiques ou encore des parasites. On les nomme opportunistes car ils profitent de l'état de faiblesse des défenses immunitaires pour se développer à l'intérieur de l'organisme du patient. Ces infections sont le résultat soit d'une contamination récente, soit d'une réactivation du germe, et plus précisément d’un virus ou d'un parasite responsable par exemple de la toxoplasmose. En effet, en dehors d'une infection par le virus, la toxoplasmose sommeille au sein de l'organisme. Au cours du sida déclaré, les défenses immunitaires étant tellement affaiblies, la toxoplasmose se réveille.
L'autre caractéristique du sida déclaré est l'apparition de tumeurs caractéristiques de type sarcome de Kaposi et les lymphomes malins.
En ce qui concerne les affections parasitaires, en dehors de la toxoplasmose, est susceptible de survenir une infection par Pneumocystis Carinii. Celle-ci provoque une atteinte pulmonaire grave qui conduit quelquefois à une insuffisance respiratoire. Les autres parasitoses susceptibles de survenir sont celles du tube digestif: la microsporidiose et la cryptosporidiose qui entraînent l'apparition de diarrhée et une altération de l'état général.

Les autres complications susceptibles de survenir au cours du sida déclaré sont :
  • Les infections virales, qui sont le résultat de réactivation de virus présent à l'état latent dans l'organisme. Ces virus sont ceux de la varicelle et du zona.
  • Le parvovirus est également responsable d'une leucoencéphalite multifocale progressive qui correspond à une forme grave d'encéphalite.
Les infections fongiques, c'est-à-dire les infections par des champignons, sont le résultat de Candida albicans. Elle concerne l'oesophage, entraînant la pression de douleurs quand le patient avale.
Les infections bactériennes sont essentiellement des mycobactéries et avant tout le bacille de Koch responsable de la tuberculose. D'autres mycobactéries peuvent s'attaquer au cerveau.
Le sarcome de Kaposi est la maladie la plus fréquente survenant au cours du sida déclaré. Il concerne avant tout les malades homosexuels mais également les autres. Le sarcome de Kaposi se caractérise par l'apparition de lésions planes de coloration violette qui sont indolores. Le sarcome de Kaposi peut également se localiser au niveau des viscères surtout quand le patient présente une immunodépression majeure.
Les derniers types de lésion susceptibles de survenir sont les lymphomes malins qui sont le résultat d'une prolifération cancéreuse des précurseurs des lymphocytes c'est-à-dire les lymphoblastes T et B.


Voir également


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