Hépatite virale C, aiguë et chronique (sans traitement)

Définition 

Hépatite due à un virus de l'hépatite C appelé également VHC de la famille Flavivirus (flaviviridae, du latin flavus : jaune). Le virus de l'hépatite C, pour lequel le terme de hepacavirus ou hepacivirus avait été également proposé, semble affecter uniquement l'homme et les grands singes anthropoïdes, de mœurs arboricoles et dont les diverses races vivent en Afrique, de la Guinée aux grands lacs, le chimpanzé. Environ 150 millions de personnes (probablement plus), sont contaminées dans le monde et 80% environ des affections chroniques sont susceptibles de se compliquer de cirrhose ou de cancer. En France, 600 000 à 700 000 personnes posséderaient des anticorps contre le virus. Parmi ces personnes, 400 000 à 500 000 seraient virémiques (chez lesquelles il est possible de détecter de l'ARN du virus).

Généralités 

6 génotypes ont été mis en évidence mais seulement 3 de ces génotypes sont à l'origine de la presque totalité des hépatite C survenant sur un mode chronique (s'étalant dans le temps). En ce qui concerne la France, le génotype 1 B est la cause la plus fréquente d'hépatite virale C. D'autres génotypes tels que le 2a et le 3a sont également fréquents. Le virus de l'hépatite C est responsable d'à peu près 20 % des cas d'hépatite aiguë (évoluant relativement rapidement) et de 70 % des cas d'hépatite chronique. L'hépatite chronique C est source de cirrhose et de cancer primitif du foie de type carcinome hépatocellulaire. D'autre part, la cirrhose quand elle est décompensée est la première cause de transplantation de foie en Europe.La transmission de l'hépatite virale C se fait avant tout par le sang. La toxicomanie intraveineuse, les transfusions de dérivés de produits sanguins (avant 1990), l'hémodialyse, les infections nosocomiales (lors d'endoscopie entre autres), certaines techniques de soins (acupuncture entre autres), les tatouages, les percements divers, la chirurgie dentaire, le partage d'objet de toilette et plus rarement les contacts sexuels ou encore la transmission au moment de l'accouchement entre autres peuvent être à l'origine d'une hépatite virale C.

Classification 

Certains patients, le plus souvent jeunes, atteints par une hépatite chronique C, ne présentent aucun symptômes et l'affection se caractérise alors par une atteinte hépatique minime s'accompagnant d'ARN du virus détectable toujours par PCR associé de transaminases à peine élevées. Quelquefois, le taux de transaminases fluctue et redevient passagèrement normal. Si on effectue une biopsie du foie chez ces patients, on remarque une légère perte d'élasticité hépatique et quelques zones montrant une activité du virus. Ce groupe représente à peu près 50 % des patients ayant une hépatite C chronique. Comme précédemment, l'évolution est relativement bonne et le risque de présenter à long terme une cirrhose n'est pas très élevé. Un troisième groupe d'individus également asymptomatiques (sans symptômes) se caractérise par une atteinte hépatique chronique modérée ou sévère avec une élévation des transaminases plus importante que pour les individus appartenant aux deux groupes ci-dessus. Ils représentent à peu près 25 % des patients atteints d'hépatite chronique C et sont difficiles à distinguer de ceux qui ont une hépatite chronique minime. Contrairement aux deux groupes décrits ci-dessus, certains d'entre eux présentent une fatigue n'ayant aucun rapport avec l'intensité de l'affection hépatique.Dans 20 % des cas environ, l'hépatite évolue vers la guérison spontanée. Pour les autres 80%, l'évolution se fait vers la chronicité. Parmi ces individus, 35 % ont une cirrhose après une période de dix à quinze ans. Puis, la cirrhose risque d'évoluer vers une insuffisance hépatique susceptible d'aboutir à une défaillance de fonctionnement du foie ou est quelquefois associée à un cancer hépatocellulaire de type carcinome (2 à 6 %). On définit une hépatite chronique par rapport à une hépatite aiguë en fonction de l'élévation du taux des transaminases si celle-ci dure plus de six mois. Pour certaines équipes de gastro-entérologues spécialisés en hépathologie (maladies du foie), des atteintes rénales peuvent être associées.

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