Placenta
Technique médicale
La méthode de Credé a été mise au point par l'Allemand Karl Credé' en 1854. Il s'agit d'une manoeuvre utilisée en obstétrique, appelée également méthode d'expression placentaire dont le but est d'accélérer la délivrance (expulsion des annexes du foetus : le placenta entre autres) en exerçant une pression sur le fond et les parois de l'utérus par la main de l'accoucheur en saisissant cet organe à travers la paroi abdominale. Les pressions qui s'exercent doivent coïncider avec les contractions de l'utérus pendant le travail. Accessoirement ce terme est également utilisé en ophtalmologie pour désigner l'ensemble des moyens proposés pour la prophylaxie (prévention) de la conjonctivite s'accompagnant de sécrétion de pus chez le nouveau-né.
La choriocentèse consiste à prélever des cellules du chorion (fragment du trophoblaste) c'est-à-dire les cellules faisant partie du futur placenta (villosités choriales). Il s'agit d'une zone où se font les échanges entre le sang de la mère le sang du foetus. Étant donné que les cellules du chorion présentent la même origine que les cellules du foetus et donc les mêmes caractères génétiques ce prélèvement va permettre d'obtenir des renseignements biologiques sur le futur bébé. Par rapport à l'amniocentèse, qui se pratique entre la 14e et 20e semaine de la grossesse, la choriocentèse est effectuée avant la 12e semaine de grossesse. Il s'agit donc d'un examen particulièrement précoce qui va permettre d'analyser les cellules et d'établir un caryotype. Le caryotype est le nombre de chromosomes contenus dans les cellules d’un individu. Son examen, grâce à la culture culture cellulaire et à la microphotographie, va permettre l'établissement d'un diagnostic de certaines affections chromosomiques telle que la trisomie 21 entre autres. Éventuellement une amniocentèse sera pratiquée également quand il est nécessaire de confirmer les résultats chromosomiques obtenus.
La technique de prélèvement est la suivante. Le plus souvent le prélèvement est effectué à travers la paroi abdominale. Ce prélèvement peut également être obtenu par voie vaginale. Il existe un risque d'avortement qui tourne autour de 2 à 3 %. L'avantage indéniable de cette technique est l'obtention, grâce à un diagnostic biochimique et moléculaire, de renseignements précocement.
D'autres techniques, beaucoup plus récentes ont été mises au point. Elles permettent d'éviter les risques liés au prélèvement des cellules du foetus. Pour cela ces cellules sont prélevées directement dans le sang de la mère. Il s'agit d'un procédé qui a été mise au point par Patrizia Paterlini-Bréchot de l'Unité 370 INSERM.