Maladies sexuellement transmissibles

Définition 

Maladies infectieuses dont la transmission se fait par voie sexuelle, lors des rapports sexuels.

Généralités 

Aujourd'hui, on les appelle plutôt I.S.T. (infections sexuellement transmissibles). Le grand public connaît, des maladies sexuellement transmissibles, les maladies vénériennes classiques c'est-à-dire la syphilis, la gonococcie, le chancre mou, le lympho granulome vénérien et éventuellement le granulome inguinal. D'autres infections bactériennes ou virale virales ont une transmission également sexuelle et font partie des maladies sexuellement transmissibles.

Épidémiologie 

D'après l'OMS l'incidence chaque année, en ce qui concerne les maladies sexuellement transmissibles (en dehors du sida) est d'environ 350 millions de cas.

Les personnes les plus touchées sont celles qui ont de nombreux partenaires sexuels.

Les MST les plus fréquentes sont aujourd'hui :

  • L'herpès génital.
  • La syphilis.
  • Les condylomes génitaux.
  • Les infections à chlamydia (chlamydiose) et la trichomonase.
  • La gonococcie.
  • Le sida.

Historique 

Jusqu'aux années 1970, les MST étaient presqu'exclusivement :

  • la blennoragie
  • la syphilis
  • le chancre mou
  • la lymphogranulomatose vénérienne

Elles étaient assez facilement traitées par les antibiotiques.

Ces 4 maladies ne constituent aujourd'hui qu'environ 15% des MST traitées.
Depuis le début des années 1980, les MST se sont multipliées, avec notamment le développement de l'herpès, de l'hépatite B et du sida (identifié en 1982) : les MST sont redevenues des maladies pouvant entraîner la mort.

Classification 

Il existe un grand nombre de maladies vénériennes (liste non exhaustive) :

La chlamydiose urogénitale concernait, en 2007, plus de 90 millions de nouveaux cas. Une récente enquête effectuée aux États-Unis montre que cette affection est la maladie sexuellement transmissible la plus fréquente. Cette infection n'entraîne pas, le plus souvent, de symptômes évidents. Quand une infection à Chlamydia n'est pas diagnostiquée, elle est susceptible d'entraîner la stérilité chez certaines femmes. La transmission au moment de l'accouchement entre la mère et l'enfant est possible et aboutit à une conjonctivite ou à une inflammation de l'oeil chez le nouveau-né. Chez l'homme l'inflammation de l'urètre est susceptible d'aboutir à une infection des canaux déférents et des testicules ainsi qu'une épididymite (inflammation de l'épididyme). Les examens de laboratoire permettent, à travers la PCR (polymérisation en chaîne) à partir d'échantillons d'urine ou de prélèvement provenant de l'intérieur d'une urètre ou du col de l'utérus, de poser le diagnostic. Le traitement nécessite une antibiothérapie (administration d'antibiotiques).

La blennorragie est due au gonocoque et se caractérise par une inflammation des organes génitaux associée à un écoulement purulent (de pus).

La chancrelle, appelée également chancroïde, chancre mou ou simple, est une maladie spécifiquement locale, due au bacille de Ducrey. Elle consiste en un ulcère sécrétant du pus qui est inoculable (contagieux, qui peut être transmis),  se caractérisant par des bords taillés à pic, dont le fond est suppurant, et s'accompagnant d'une adénopathie (ganglions malades) de nature inflammatoire.

La maladie de Nicolas et Favre est due à un Chlamydia et se caractérise chez l'homme par une inflammation des ganglions (qui augmentent de volume) qui s'accompagne de pus (fistules : communications multiples) et chez la femme spécifiquement par une inflammation de la vulve et quelquefois du rectum.

Les maladies suivantes sont à déclaration obligatoire :

  • Trichomonas
  • Herpès
  • Hépatite B
  • Sida

Physiopathologie 

Liste (non exhaustive) des micro-organismes responsables de maladies sexuellement transmissibles (MST) et des pathologies qu'elles entraînent.

Bactéries

  • Gardelerella vaginalis : inflammation du vagin de nature bactérienne.
  • Treponema pallidum : syphilis.
  • Shigella : shigellose essentiellement chez l'homme homosexuel.
  • Calymmapobacterium granulomatis : granulome inguinal.
  • Haemophilus Ducreyi : chancre mou.
  • Neisseria gonorrhée : gonococcie et inflammation du rectum (rectite).
  • Mycoplasma hominis : inflammation de l'urètre non lié à gonocoque et inflammation des trompes utérines (salpingite).
  • Streptocoque du groupe B : septicémie chez le nouveau-né.
  • Ureaplasma urealyticum (le plus souvent associée à mycoplasma) :urétrite (inflammations de l'urètre, pyélonéphrite (infections du rein proprement dit, pneumonie chez le nouveau-né, péricardite (inflammation du péricarde : membrane de protection et de recouvrement du cœur), infections des plaies après une césarienne.
  • Chlamydia trachomatis : lympho granulome vénérienne, inflammation du col de l'utérus (cervicites), inflammation des trompes de Fallope (salpingite) inflammation du vagin (vaginite) de nature bactérienne, inflammation de l'urètre (urétrite) non liée à gonocoque.

Virus

  • Cytomégalovirus : infection de nature congénitale ou survenant après la naissance.
  • Papillomavirus : condylome acuminé.
  • Virus V. I. H. : syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA).
  • Virus molluscum contagiosum : molluscum contagiosum.
  • Virus d'hépatite essentiellement du groupe B : hépatite virale.
  • Herpès virus simplex : herpès génital et herpès chez le nouveau-né.

Protozoaire

  • Entamoeba histolytica : amibiase surtout chez homosexuel mal.
  • Trichomonase vaginalis : trichomonase urogénitale.
  • Giardia lamblia : giardiase surtout chez homosexuel mal.

Levure

  • Candida albicans : bureau vaginite et balanite.

Ectoparasite

  • Sarcoptes scabiei : gale.
  • Phtirius pubis : Phtiriase.

Symptômes 

Ils sont variables selon la maladie.

Complications de la maladie 

Salpingite : inflammation des trompes de Fallope, pouvant entraîner une stérilité.
Cancer de l'uutérus : risque accru par les papillomatose.
L'hépatite B et le sida mettent en danger la vie du patient.

Traitement 

Il dépend de la maladie.
Il fait essentiellement appel aux antibiotiques, aux antiseptiques locaux et aux antifongiques locaux.

Le partenaire, même sans symptôme, doit être traité.

Prévention 

La seule prévention réelle et efficace est le port systématique du préservatif.

Aucun commentaire pour "Maladies sexuellement transmissibles"

Commentez l'article "Maladies sexuellement transmissibles"