Pyélonéphrite aiguë

Grec : puélos : bassinet et néphros : rein

Définition 

Le terme pyélonéphrite désigne l'infection et inflammation de l'appareil urinaire dans sa partie haute (du rein) d'origine bactérienne, dont le germe responsable est le plus souvent Escherichia coli.

Généralités 

Dans quelques cas, la pyélonéphrite aiguë se complique d'un choc septique.

Le choc septique se caractérise par une diminution brutale de la circulation faisant suite à des frissons accompagnés d'une hyperthermie (élévation de la température) secondaires à une infection bactérienne (essentiellement par des bactéries mises en évidence par la coloration Gram).

Ce choc nécessite un transfert dans un service de réanimation (voir traitement).

Classification 

La pyélonéphrite du post-partum c'est-à-dire survenant après un accouchement est susceptible d'être observée comme étant le résultat de la contamination par des bactéries qui proviennent de la vessie. Cette affection peut être due à une bactériurie (bactéries dans les urines) asymptomatique c'est-à-dire n'entraînant pas l'apparition de signes ou de symptômes si l'on préfère durant la grossesse. Elle peut être également le résultat d'un sondage de la vessie, qui a été pratiquée pendant ou après le travail, de façon à soulager une distension de la vessie.

Généralement le germe responsable est un colibacille.

Les symptômes présentés par la patiente atteint de pyélonéphrite du post-partum sont (liste non exhaustive) :

  • Une élévation de la température.
  • Une douleur dont les lombes.
  • Un malaise général.
  • Des mictions douloureuses (émission d'urine entraînant des douleurs) moins fréquemment.

Le traitement de ce type d'affections fait appel à la céfazoline à raison de 1 g toutes les huit heures, en intraveineuse, jusqu'à ce que la patiente présente une baisse de la température pendant 48 heures.

Le traitement doit être continué pendant deux semaines, à condition que la patiente soit toujours sensible à ce médicament, à la sortie de l'hôpital.

Il est également conseillé des boissons abondantes, de façon à maintenir une bonne diurèse, c'est-à-dire une fonction rénale convenable.

Un examen des urines consistant à rechercher des germes responsables doit être répété six à huit semaines après l'accouchement, de façon à s'assurer que la patiente est bien guérie.

Une urographie intraveineuse est quelquefois envisagée chez une patiente ayant une pyélonéphrite, pendant ou après la grossesse, de façon à rechercher des calculs, ou une anomalie de l'anatomie des voies urinaires.

Anatomie 

La structure du rein est complexe : il est constitué par la juxtaposition de millions de petits reins en miniature. Chacune de ces structures microscopiques, possède la fonction de filtration et constitue une unité anatomique appelée néphron.

Les néphrons, dont le nombre est supérieur au million pour un rein, comportent chacun un petit tube appelé le tube urinifère. Autour de lui s’organise un réseau de capillaires, au niveau desquels, les échanges entre le sang et l’urine vont se faire.

  • La première partie du néphron est constituée par une structure, appelée le glomérule (ou corpuscule de Bowman). Il s’agit d’une espèce de poche, composée d’une double paroi, extrêmement fine, où vient se loger un enchevêtrement de toutes petites artérioles, appelé le peloton capillaire du glomérule (ou glomérule de Malpighi). Ce petit amas de glandes et de vaisseaux, est l’élément qui assure la filtration du sang. Les glomérules de Bowman constituent la partie externe du rein appelée également zone corticale.
  • La deuxième partie du néphron est constituée par le tube contourné. Il fait suite à la capsule de Bowman, et l’on distingue trois segments en forme d’épingle à cheveux : le tubule proximal. A la suite de la capsule de Bowman, se trouvent l’anse de Henle puis le tubule distal. Chaque tube débouche dans un canal commun à plusieurs néphrons, le canal collecteur, qui s’ouvre dans le bassinet au départ de l’uretère. Les tubules profonds constituent la médulla.

Chaque jour, les néphrons drainent 300 fois le sang contenu dans l’organisme, soit environ 1600 litres en 24 h. Un homme peut normalement produire 1 L et demi d’urine par jour.

Bien entendu, cette quantité varie beaucoup, en fonction de la prise liquidienne, mais aussi de la transpiration, des hémorragies, et des vomissements, entre autres.

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