Bronchopneumonie
- Anglais : bronchopneumopathy.
- Terme issu du Grec : grec pleumôn : poumon.
Définition
Inflammation plus ou moins étendue des bronches, des bronchioles et des alvéoles pulmonaires ainsi que du tissu interstitiel pulmonaire, c'est-à-dire du parenchyme (tissu situé entre ces organes). Les bronchioles sont les ramifications les plus fines des bronches qui elles-mêmes correspondent à des conduits aériens issus de la division de la trachée en deux, et à chacune de leurs ramifications.
Le terme de bronchopneumonie ne doit pas être confondu avec celui de bronchopathie (issu du grec bronkhos : bronche, et pathê : souffrance - en anglais : bronchopathy) désignant tout ce qui se rapporte aux affections des bronches. Le mot bronchopneumopathie se rapporte aux affections des bronches et des poumons.
Le terme bronchodilatation (en anglais bronchodilatation) désigne la dilatation des bronches le plus souvent provoquée c'est-à-dire thérapeutique (grâce à un traitement).
Cette pathologie est à l'origine d'environ 5 % des décès à travers la planète.
Les mots bronchopneumonie et pneumonie ont été utilisés pour la première fois par Seifert en 1838.
La pneumonie se caractérise sur le plan anatomique et histologique (étude des cellules composant un organe) par la présence dans les alvéoles, d'exsudat, liquide organique riche en protéines, tantôt séreux (ayant des caractéristiques du sérum sanguin : partie liquidienne du sang), tantôt de nature fibrineuse (variété de protéines du plasma sanguin fabriquée par le foie et jouant un rôle déterminant dans la coagulation sanguine), tantôt de nature muqueuse (glaireuse) et suintant quand il y a inflammation.
Le transsudat, par rapport à l'exsudat, est composé de substances qui franchissent facilement les membranes : eau, sels minéraux, substances dont le poids moléculaire est faible. D'autre part, ce liquide ne contient pas ou très peu de leucocytes (globules blancs) et de protéines. Les transsudats doivent être distingués des exsudats qui eux sont le résultat d'un mécanisme inflammatoire, alors que le transsudat est un épanchement liquide séreux et albumineux d'origine purement mécanique. Autrement dit, un patient présentant ce type d'affection pulmonaire sécrète un liquide à l'intérieur des alvéoles (et plus rarement entre celles-ci), c'est-à-dire à proprement parler dans le parenchyme pulmonaire. On constate d'autre part une condensation, c'est-à-dire une perte d'élasticité de ce parenchyme pulmonaire.
Certains individus présentant un déficit immunitaire (immunodéprimés) sont tout particulièrement sensibles aux affections pulmonaires : on parle de pneumopathie opportuniste.