Pneumonie interstitielle

Définition 

La pneumonie interstitielle, appelée également pneumopathie infiltrante diffuse (PID), et pour les formes chroniques fibrose pulmonaire interstitielle, est une maladie pneumologique (concernant l'appareil respiratoire), appartenant à un groupe hétérogène de pathologies des voies respiratoires inférieures (le poumon proprement dit) dont le plus souvent la cause est inconnue, et qui se caractérise par une atteinte de type inflammatoire, mais également chimique, immunologique, et physique, de l'alvéole elle-même.

Généralités 

C'est essentiellement le tissu interstitiel, c'est-à-dire le tissu compris entre les alvéoles (appelé également tissu de soutien) qui est concerné. Son évolution se fait spontanément vers la guérison, mais quelquefois également vers la fibrose interstitielle. Cette dernière  a pour conséquence, la perte d'élasticité de ce tissu associée à une alvéolite fibrosante, autrement dit l'inflammation des alvéoles se caractérisant par une perte de la capacité de celle-ci à se dilater au moment où l'air pénètre dans les poumons.

Classification 

On distingue plusieurs variétés de pneumopathies interstitielles (liste non exhaustive) :

  • Les pneumopathies interstitielles secondaires à l'inhalation de substances polluantes, faisant suite à une infection, à l'absorption de médicaments, ou à l'exposition à des agents physiques. Il s'agit de l'alvéolite allergique, appelée également pneumopathie d'hypersensibilité, ou pneumopathie à précipitines, caractérisée par une réaction inflammatoire de type allergique, apparaissant au niveau des parois de l'alvéole, et des bronches suite à l'inhalation répétitive d'antigènes divers (corps étrangers), essentiellement des spores de minuscules organismes, ou des protéines provenant des oiseaux. Cette maladie est susceptible d'évoluer vers une pneumopathie interstitielle chronique. Dans la forme aiguë, cette maladie se manifeste 6 à 8 heures après l'exposition à l'antigène chez un individu qui a déjà été soumis à ce type de pollution. On observe alors, l'apparition d'un syndrome pseudo-grippal, c'est-à-dire proche de celui de la grippe, avec des difficultés respiratoires, une toux sèche et quelquefois de la fièvre. Si l'on ausculte le patient, il est possible d'entendre quelques râles fins, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'y a pas d'asthme. Les symptômes sont susceptibles de persister plusieurs jours, alors même que le patient ne respire plus l'allergène. L'obstruction des bronches, survient rarement en ce qui concerne la forme aiguë, et la survenue d'un pneumothorax est également peu probable. La forme subaiguë, est appelée également forme progressive. Elle se caractérise par la survenue de symptômes qui ne sont pas très spécifiques, comme la toux, une expectoration ou des difficultés à respirer. On constate une altération de l'état général du patient et parfois un amaigrissement.
  • Les pneumopathies interstitielles idiopathiques (dont on ne connaît pas la cause) et qui comprennent  :
    • La fibrose pulmonaire idiopathique.
    • La pneumopathie non spécifique.
    • La pneumopathie interstitielle aiguë (ou syndrome d'Hamman Rich).
    • La pneumopathie interstitielle lymphocytaire.
    • La pneumopathie interstitielle desquamative (ou pneumopathie alvéolaire à macrophage ou syndrome de Liebow).
    • La bronchiolite oblitérante avec organisation pneumonique.
  • Les autres pneumopathies interstitielles comprennent :

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