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Ménopause

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Symptômes

On appelle hypoestrogénie la diminution de la sécrétion d'oestrogènes dans le sang. Celle-ci varie d'une femme à l'autre. Les symptômes décrits ci-après sont variables. Par exemple, certaines femmes ne présenteront pas ou peu de bouffées de chaleur alors que pour d'autres il s'agira du symptôme majeur.

Bouffées de chaleur
Elles touchent environ 80 % des femmes et sont variables en fréquence et en intensité. Au départ, les femmes ressentent les bouffées de chaleur essentiellement la nuit puis celles-ci surviennent également pendant la journée à la fin des repas ou à la suite d'un effort. Les bouffées de chaleur s'expliquent par une vasodilatation (c'est-à-dire une augmentation du calibre des vaisseaux) s'accompagnant d'une sensation de chaleur dans l'ensemble du corps et par une rougeur de la face qui finit par gagner la région cervicale (le cou) et l'ensemble de la poitrine. Ces bouffées de chaleur sont le résultat d'une stimulation rythmique, survenant toutes les demi-heures ou toutes les heures, de la part de l'hypothalamus (zone centrale du cerveau possédant à la fois des fonctions hormonales et neurologiques). Cette zone déclenche d'autre part des décharges de lutéinostimuline (LH).

Angoisse et dépression
Elles se voient chez certaines femmes et s'accompagnent généralement d'une sensation d'étouffement se terminant par une sudation abondante surtout au niveau du visage, de la nuque et entre les seins.

Troubles sexuels (physiques et psychiques)
Ils se caractérisent essentiellement par une diminution de la libido (désir sexuel) à laquelle s'ajoutent une sécheresse du vagin et une atrophie de la vulve se caractérisant par une diminution de la sécrétion des sérosités (liquide) permettant des rapports sexuels normaux. L'atrophie vulvaire est également à l'origine de rapports sexuels quelquefois douloureux voire impossibles.

Infections urinaires et vaginales
Elles deviennent plus fréquentes.

Volume des seins
Il  va en diminuant.

Tissu osseux
Il se fragilise : cette fragilisation osseuse est quelquefois à l'origine d'ostéoporose (pathologie entraînant des fractures essentiellement à type de tassement vertébral, de fracture du col du fémur et de fracture du poignet). Plus précisément, dans les cinq ans qui suivent l'arrêt des règles, on constate une perte moyenne de tissu osseux de 2% par an, qui se stabilise ensuite à 1 % par an.

Peau, cheveux et ongles
Ils se transforment. On constate une modification morphologique liée à l'hypogonadisme (diminution de la sécrétion des ovaires), notamment en ce qui concerne les poils du pubis et les poils axillaires (en dessous des bras) qui se raréfient, et la survenue d'une adiposité (couche de graisse).

Maladies cardio-vasculaires
Augmentation du risque d'angor (angine de poitrine) et d'infarctus du myocarde (consécutif à un arrêt de la circulation sanguine dans le muscle cardiaque lui-même).

Athérosclérose
Protection affaiblie du fait de la carence en estrogènes qui ne jouent plus leur rôle protecteur.

Troubles psychiques
Ils sont fréquents et s'accompagnent de troubles émotionnels avec troubles de l'humeur, insomnie, irritabilité, anxiété, vertige, fatigue, problèmes de mémoire, défaut de concentration et parfois même dépression grave.

Troubles neurovégétatifs
Troubles du système nerveux autonome avec perturbation de la tension artérielle et céphalées (maux de tête). Ces troubles surviennent dans environ 70 % des cas et régressent généralement spontanément.

Diabète sucré
Il survient dans quelques cas.