Abcès extradural de la moelle épinière
Consultation médecin
Si l'abcès est suffisamment volumineux il peut entraîner une compression de la moelle épinière ce qui aboutit quelquefois un phénomène de paraplégie (paralysie des membres supérieurs ou inférieurs).
Quelquefois il entraîne une anesthésie au-dessus de la compression et des troubles de fonctionnement des sphincters (émission perturbée des urines, défécation perturbée).
La survenue d'un syndrome de Froin est possible quand il existe un blocage. Le syndrome de Froin (appelé également syndrome de Lépine Froin) est une hyperalbunose (excès d'albumine) avec une xanthochromie (coloration jaune) du liquide céphalo-rachidien. Au cours de cette affection ou maladie, le liquide céphalo-rachidien possède une autre particularité : il coagule quelquefois spontanément au moment de la ponction lombaire.
La manoeuvre de Queckenste appelée également épreuve de Queckenstedt-Stookey a été mise au point par l'Allemand Hans Queckenstedt en 1916. Appelé en anglais Queckenstedt Stookey test il s'agit d'une épreuve qui consiste à augmenter la pression du liquide céphalo-rachidien en comprimant les jugulaires. Les jugulaires sont des veines qui passent de chaque côté du cou (latéralement). Les modifications de pression vont se transmettre du liquide céphalo-rachidien, le long du canal arachnoïdien. L'arachnoïde est l'une des trois méninges situées entre la moelle épinière et qui adhère au système nerveux central et la dure-mère, méninge la plus périphérique. Il s'agit véritablement d'un espace de liberté enveloppant le système nerveux central et permettant celui-ci de se protéger par un effet d'absorption des choc entre autres et une protection contre les infections. À l'intérieur de l'arachnoïde circule du liquide céphalo-rachidien. S'il n'existe pas de véritable communication entre l'espace arachnoïdien et la circulation veineuse, les pressions sont néanmoins en rapport. De ce fait une modification de la pression dans le système veineux entraîne un retentissement dans le système arachnoïdien. C'est la raison pour laquelle la compression des jugulaires entraîne les variations de pression qui sont transmises au liquide céphalo-rachidien, le long du canal arachnoïdien, quand il n'y a pas d'obstacle. Grâce à cette épreuve il est possible de mettre en évidence un obstacle quel qu'il soit comme par exemple une tumeur ou un abcès qui comprime la moelle épinière. En dessous de cet obstacle on ne constate pas d'élévation de la pression.