Les principaux troubles sexuels féminins et masculins

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Définition 

La sexualité fait partie intégrante de la vie et contribue à l'équilibre physique et émotionnel.
Il arrive cependant que les rapports sexuels soient difficiles, voire impossibles.

Voici les troubles sexuels les plus fréquents.

Généralités 

PRINCIPALES FORMES DE
DYSFONCTION SEXUELLE FÉMININE

 

Il existe 3 formes de dysfonctionnement sexuel féminin :

  • Les dysfonctions orgasmiques féminines, qui se traduisent par :

    • une diminution d'intensité de l'orgasme

    • une diminution de fréquence de l'orgasme

    • un allongement du temps nécessaire pour atteindre l'orgasme

    • une absence totale d'orgasme

On parle de dysfonction orgasmique féminine si ce phénomène dure depuis plus de 6 mois. Cela n'est en aucun cas lié à un problème de santé, ni de trouble mental ou relationnel.
Les femmes ayant un orgasme par stimulation du clitoris mais pas d'orgasme durant la pénétration ne sont pas considérées comme atteintes de dysfonction sexuelle féminine.

 

  • Les dysfonctions liées à l'intérêt sexuel et à l'excitation sexuelle :
    Pour confirmer cette dysfonction, il faut réunir au moins 3 critères parmi les suivants :

    • l'absence d'intérêt pour l'activité sexuelle

    • une diminution marquée de l'intérêt sexuel

    • des refus de la part de la femme d'avoir une relation sexuelle avec son partenaire

    • une absence de sentiment de plaisir pendant la relation sexuelle

    • une absence de pensées sexuelles ou érotiques

    • une absence de fantasmes sexuels

On parle de dysfonction liée à l'intérêt sexuel et à l'excitation sexuelle quand la situation dure depuis plus de 6 mois.
Ce trouble peut être récent, durable voire continuel ou exister depuis toujours.

 

  • Les douleurs génito-pelviennes et dysfonctions de la pénétration :
    Les femmes se trouvent dans ce cas lorsqu'elles ressentent depuis au moins 6 mois ces difficultés au moment de la pénétration :

    • une tension marquée ou une contraction des muscles pelviens ou abdominaux inférieurs lors d'une tentative de pénétration vaginale

    • une douleur du petit bassin ou de la zone vulvovaginale lors d'un rapport sexuel avec pénétration vaginale ou lors d'une tentative de relation sexuelle avec pénétration vaginale

    • une peur intense ou une anxiété avant, pendant ou après un rapport sexuel avec pénétration vaginale

Les femmes victimes de stress post traumatique, de violences conjugales ou atteintes de maladies pouvant avoir des conséquences sur la sexualité sont à exclure de ce phénomène.

Parfois, une perte de désir peut engendrer des douleurs pendant les rapports sexuels.
À noter que ces douleurs peuvent être à l'origine d'une incapacité à atteindre l'orgasme et/ou d'une baisse de libido.

 

 

8 SITUATIONS POUVANT ÊTRE À
L'ORIGINE DE CES TROUBLES

 

1. L'absence ou l'insuffisance de connaissances sur la sexualité

De nombreuses personnes pensent que la sexualité est innée, or celle-ci s'apprend régulièrement. Le manque d'apprentissage en couple peut également être un problème.
Et il existe encore aujourd'hui, une forme d'éducation rigide qui présente la sexualité comme dangereuse voire interdite.

 

2. Des difficultés dans le couple

Les conflits dans un couple peuvent être à l'origine du manque de désir pour son ou sa partenaire. Il devient alors difficile d'avoir une intimité.

 

3. Stress / dépression / anxiété

Ces 3 états peuvent considérablement réduire la libido.

 

4. Les problèmes de santé visant les organes génitaux

Les femmes atteintes d'une vaginite, d'une infection urinaire, d'une vestibulite ou d'une infection transmise sexuellement ressentent des douleurs vaginales lors des rapports sexuels à cause de l'assèchement des muqueuses que provoquent ces dernières.

 

5. Les maladies chroniques et/ou la prise de médicaments

Certaines maladies chroniques ont des répercussions sur l'énergie, l'état psychologique et les habitudes de vie. Cela impacte alors la vie sexuelle.

Certains médicaments tels que ceux contre l'hypertension artérielle diminuent l'afflux de sang au clitoris et aux organes génitaux, ce qui rend l'orgasme plus difficile à atteindre.
D'autres médicaments comme la pilule anticonceptionnelle, les antidépresseurs et les antihistaminiques peuvent diminuer la lubrification de la muqueuse vaginale chez certaines femmes.

 

6. La grossesse

Le désir sexuel peut diminuer chez certaines femmes enceintes, surtout si cette grossesse les angoisse. Mais les nausées, vomissements ou encore les douleurs aux seins peuvent également expliquer cette baisse de libido.

L'excitation sexuelle a tendance à être plus élevée à partir du second trimestre car la circulation sanguine s'active dans la zone sexuelle, tout simplement pour contribuer à la formation de l'enfant et le nourrir.

Le désir sexuel peut diminuer à l'arrivée imminente du bébé. Cela peut s'expliquer par les transformations du corps qui se sont accentuées ou par la difficulté à trouver une position sexuelle confortable à cause du volume du ventre.
Le désir sexuel diminue naturellement pendant au moins 3 à 6 mois après l'accouchement à cause de la chute des hormones.

 

7. La ménopause

La testostérone et les oestrogènes jouent un rôle important dans le désir sexuel.
La production des oestrogènes diminue à la ménopause, cela engendre alors une baisse de la libido chez la femme et progressivement, une sécheresse vaginale, entraînant des irritations lors des rapports sexuels.

 

8. Agressions, attouchements sexuels / viols

Des études ont démontré que les femmes ayant été victimes de sévices sexuels ressentent souvent durant des années des douleurs pendant les rapports sexuels.

 

 

LES TROUBLES DE L'ÉJACULATION

 

L'éjaculation accompagne généralement automatiquement l'orgasme chez l'homme. Le moindre trouble peut se répercuter sur le quotidien des hommes et peut même révéler une défaillance plus grave de l'organisme.
 

1. L'éjaculation précoce

L'éjaculation dite précoce ou prématurée est le trouble sexuel masculin le plus fréquent.
Cette dernière se définit par la survenue d'une éjaculation fréquente ou régulière lors de stimulations minimes, avant la pénétration, pendant ou juste après.

3 raisons peuvent être à l'origine de cette éjaculation précoce :

  • causes génétiques : seuil bas de déclenchement du réflexe éjaculatoire

  • causes médicales : les problèmes de santé ou les problèmes psychologiques tels que le stress ou encore l'anxiété peuvent en être la cause

  • causes sexologiques : sur-stimulation due à un défaut d'apprentissage de la montée de l'excitation ou au niveau du partenaire (physique, sens donné à cette relation, ...)

Des professionnels ont mis en place un autre moyen d'évaluation : la mesure du temps de latence de l'éjaculation intra-vaginale : il s'agit tout simplement du temps séparant la pénétration de l'éjaculation.

En 2005, une étude a été menée dans différents pays et en moyenne, ce temps était de 5 minutes et 24 secondes.
Une autre étude menée sur des patients se disant victimes d'éjaculation précoce a révélé que :

  • 80% éjaculaient dans les 30 secondes suivant la pénétration

  • 10% éjaculaient entre 40 et 60 secondes

  • 10% éjaculaient entre 1 et 2 minutes

Les chercheurs ont ainsi définit l'éjaculation précoce quand le temps séparant la pénétration de l'éjaculation était inférieur à 1 minute et 30 secondes.

Attention : une longue abstinence ou une nouvelle partenaire peuvent également engendrer une éjaculation précoce mais cela est purement ponctuel.
 

2. L'éjaculation retardée

On distingue 3 types d'éjaculation retardée :

  • l'éjaculation retardée primaire, qui existe depuis le début de la vie sexuelle

  • l'éjaculation retardée secondaire, qui survient généralement après un événement traumatisant

  • l'éjaculation retardée globale, qui peut persister ou ne se produire que dans certaines situations

Un grand nombre d'hommes touchés par ce phénomène disent avoir besoin de faire des efforts de concentration pour arriver à l'orgasme et peuvent même ressentir de l'anxiété à l'idée de ne pas y arriver.
Certains peuvent même simuler l'orgasme pour mettre fin à une relation sexuelle trop longue.

Plusieurs facteurs peuvent être responsables de ce trouble :

  • la prise de médicaments tels que les antidépresseurs ou les antihypertenseurs qui ont tendance à retarder ou à bloquer l'éjaculation

  • l'alcool

  • les causes psychologiques : traumatisme antérieur, personnalité rigide …

 

3. L'éjaculation douloureuse

L'éjaculation douloureuse se traduit par une douleur déclenchée par l'éjaculation ou l'orgasme, lors d'un rapport sexuel ou non. Sa localisation, sa durée et son délai de survenue peuvent être très variables.

Généralement, la douleur se trouve au niveau du pénis mais peut aussi se faire ressentir au niveau du rectum, des testicules ou de l'abdomen.
La plupart du temps, cette douleur survient après l'éjaculation et peut apparaître quelques secondes après cette dernière ou parfois même 2 jours après !
Dans la moitié des cas, la durée de la douleur n'atteint même pas 1 minute mais il arrive qu'elle soit de plus de 5 minutes, voire même au-delà de 15 minutes.

Les causes les plus fréquentes et les plus identifiées sont :

 

4. L'anéjaculation orgasmique

Également appelée orgasme sec ou aspermie, c'est un orgasme sans émission de sperme, ou plus pécisément quand le volume de sperme éjaculé est inférieur à 0,5 ml.

L'absence de sperme lors de l'orgasme peut masquer une éjaculation dite « rétrograde », c'est-à-dire qu'au lieu de sortir de manière normale par le méat urétral à l'extrémité de la verge, le sperme est redirigé en arrière vers la vessie.
Si l'urine contient du sperme, cela peut suffire à confirmer le diagnostic.

Voici les facteurs qui peuvent en être responsables :

  • la prise de certains médicaments tels que des antihypertenseurs

  • une complication du diabète

  • une intervention chirurgicale de la prostate ou du col de la vessie

Mais dans certains cas, l'émission de sperme est pratiquement nulle voire impossible, ce qui signifie que les canaux éjaculateurs sont obstrués : le sperme arrive tardivement, en décalage avec les contractions du pénis et goutte par goutte.

 

5. L'hémospermie

L'hémospermie se définit par la présence de sang rouge ou marron foncé lors de l'éjaculation (à ne pas, confondre avec une rupture de frein ou avec un saignement vaginal de la femme).
Il est vivement conseillé de consulter un médecin.

L'hémospermie représente généralement une pathologie bénigne, infectieuse ou inflammatoire.
Il peut s'agir d'une infection bactérienne, virale ou parasitaire :

  • une infection à germes intracellulaires

  • une infection bactérienne à germes banaux

  • une tuberculose génito-urinaire

  • une bilharziose

  • des cytomégalovirus

Si ce phénomène vous arrive fréquemment, des examens sont à prévoir afin de trouver d'autres facteurs, tels que :

  • des kystes

  • des obstructions des canaux éjaculateurs

  • les causes traumatiques (coups, chutes, …)

  • les causes systématiques (cirrhose, …)

  • les causes vasculaires (varices de l'urètre, ...)

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