Infection urinaire de l’adulte

Définition 

Présence d’une quantité importante de germes et de pus dans les urines. 

Généralités 

Cette pathologie extrêmement fréquente, tout particulièrement chez les femmes (particularités anatomiques) est souvent confondue avec le terme de cystite, qui désigne étymologiquement l’inflammation de la vessie.

Les germes rencontrés le plus fréquemment dans l’infection urinaire sont :

  • Le Pseudomonas.
  • Le Klebsiella.
  • Le Streptocoque (parfois).
  • Le Protéus.
  • L’Entérocoque (chez les patients ayant fait de nombreuses rechutes, traités fréquemment par des antibiotiques).
  • Escherichiacoli.
  • Le Staphylocoque blanc.
  • Le Citrobacter.
  • Le Candida albicans.

L’urine est normalement stérile, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de germes, mais que leur nombre est infime (inférieur à 500 ou 1000 germes par ml d’urine) <p> <p>

Anatomie 

L’ensemble des organes composant le système urinaire et génital est susceptible d’être atteint par une infection.

Parmi ceux-ci, il faut citer :

  • La vessie : cystite.
  • Les testicules : l’orchite.
  • L’épididyme (organe situé derrière chaque testicule et s’étalant en "embrassant " celui-ci) : l’épididymite.
  • Les canaux déférents (ou canaux spermatiques, qui débouchent dans l'urètre. Ils sont destinés à évacuer à la fois les urines et le sperme).
  • L'urètre (destiné à évacuer à la fois les urines et le sperme) : l’urétrite.
  • La prostate : prostatite.
  • Un rein : la pyélonéphrite.

Causes 

Dans les deux sexes :

  • Augmentation de la fréquence des infections urinaires liées à l’activité sexuelle.
  • Diabète.
  • Déficit immunitaire (diminution de défense naturelle de l’organisme) en cas de sida par exemple.
  • Calculs rénaux.
  • Utilisation fréquente d’antibiotiques.
  • Vessie dystonique (n’évacuant pas complètement l’urine).
  • Calculs rénaux.
  • Tumeur.
  • Sténose (rétrécissement d’un conduit évacuant les urines)
  • Sonde favorisant le dépôt prolongé des urines dans la vessie.
  • Maladie neurologique. 
  • sclérose en plaques.
  • traumatisme de la moelle épinière.
  • tabès (due à la syphilis, devenue rare de nos jours.

Chez la femme :

Particularité anatomique :

Urètre (tube conduisant l’urine de la vessie vers la vulve) court (4 cm environ) ce qui provoque une contamination plus facile de la vessie par les germes provenant du vagin et du rectum

Règles d’hygiène pas toujours bien respectées</li> <p><LI>Présence d’un diaphragme avec spermicide (préservatifs féminins constitués d’une membrane en caoutchouc empêchant la pénétration de spermatozoïdes dans l’utérus, contenant en plus un produit visant à détruire ceux-ci) </li> <p><LI>Augmentation de fréquence des infections urinaires en cas de grossesse</li></UL> <p> <UL> <B><p><LI>Chez l’homme</li> </B><p><LI>Hypertrophie (augmentation de volume) de la prostate</li></UL> <p> <p>  <B><p>

Symptômes 

Chez la femme, l’infection urinaire se manifeste par :

  • Des douleurs plus ou moins importantes à la miction (émission de l’urine).
  • Des brûlures.
  • Une hématurie (présence de sang dans les urines.
  • Une pollakiurie (envie fréquente d’uriner).
  • Des frissons.
  • De la fièvre.

Chez l’homme :

  • Mêmes symptômes que chez la femme mais la douleur irradie dans les testicules (parfois).
  • Ecoulement par l’urètre de liquide susceptible de tacher le slip.

Analyses médicales 

Il repose sur l’examen cytobactériologique des urines (E.C.B.U) qui permet de mettre en évidence le germe responsable de l’infection urinaire.

Le prélèvement de l’urine doit se faire dans des conditions particulières (uriner dans un récipient stérile après une toilette soigneuse; il est conseillé d’uriner de façon à "nettoyer" l’urètre puis de récupérer ensuite les urines -2° jet-).

La gravité de l’infection urinaire est basée sur le nombre de germes, qui doit dépasser 100 000 par ml d’urine.

Cet examen est suivi par l’antibiogramme (tableau indiquant le degré de sensibilité du germe aux différents antibiotiques).

Technique médicale 

L’échographie apporte quelquefois une aide au diagnostic (déformation des voies urinaires, présence de calculs, obstruction).

L’urographie intraveineuse : cet examen radiologique (de moins en moins pratiqué) permet d’étudier la morphologie (recherche d’une malformation des conduits urinaires) et le fonctionnement de l’appareil urinaire.

Il est habituellement prescrit en cas de :

  • Coliques néphrétiques.
  • Hématurie (présence de sang dans les urines).
  • Troubles de la miction (problèmes à l’émission de l’urine).

Il consiste à opacifier les voies urinaires grâce à une injection par voie intraveineuse (fait dans une veine) d’un produit de contraste qui ne laisse pas passer les rayons X à la radiographie.

L’examen dure environ une heure et demie, et nécessite au préalable une radiographie simple pour localiser éventuellement la présence de calculs urinaires et qui ne nécessite pas l’injection de produits de contraste (ils apparaissent spontanément sur la radio sans nécessité de préparation au préalable).

Plusieurs clichés sont pris à intervalles réguliers de 5 minutes au début, puis de 10 minutes, 15 minutes et enfin de 20 minutes. Ce type de clichés permet d’étudier la morphologie des voies urinaires et la quantité de produit éliminée par les reins (fonction rénale).  

Des clichés sont également pris avant, pendant et après l’émission d’urine et parfois même 24 à 48 heures plus tard.

L’urographie intraveineuse ne nécessite pas d’hospitalisation ni d’immobilisation prolongée après l’examen. 

Effets secondaires 

Le diabète n’est pas une contre-indication mais nécessite néanmoins quelques précautions :

  • Intolérance à l’iode.
  • Nausées, vomissements.
  • Baisse de la tension artérielle.
  • Allergie à l’iode nécessitant des tests préventifs.

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