Fémur
- Anglais : femur.
- Terme issu du Latin : femur : cuisse.
Définition
Le fémur, le plus long des os, est l'os unique de la cuisse.
La pathologie la plus fréquente du fémur est la fracture du col du fémur qui survient avant tout chez les personnes âgées du sexe féminin, le plus souvent à la suite d'un petit traumatisme. L'ostéoporose qui correspond à la raréfaction du tissu osseux composant le fémur, favorise la survenue de fracture du col du fémur.
Les fractures du col du fémur (dont le diagnostic est obtenu grâce à la radiographie) comprennent :
1) Les fractures cervicales dont le trait de fracture est situé juste en dessous de la tête fémorale (col fémoral). Ce trait de fracture ne concerne pas les trochanters mais peut abîmer les vaisseaux qui irriguent la tête fémorale. Ce phénomène interrompt la vascularisation, entraînant une destruction de la tête fémorale (nécrose). Le type de complication susceptible de survenir en cas de fracture cervicale est la pseudarthrose c'est-à-dire la formation d'une nouvelle articulation qui est le résultat de l'absence de consolidation du tissu osseux à ce niveau. Pour toutes ces raisons le traitement de la fracture cervicale du fémur nécessite une intervention chirurgicale de type orthopédique afin de maintenir les fragments par des vis et des plaques (ostéosynthèse) chez une personne jeune.
Chez les personnes âgées la tête du fémur est remplacée par une prothèse fémorale.
Si la fracture concerne les deux trochanters mes épargne les vaisseaux, dans ce cas une ostéosynthèse par utilisation d'un clou-plaque doit être effectuée.
Au cours de cette affection la douleur est le symptôme majeur. Celle-ci est importante, rendant la marche impossible.
Les fractures du fémur nécessitent dans leur ensemble une intervention chirurgicale qui s'effectue sous anesthésie péridurale ou anesthésie générale plus rarement. Cette intervention a pour but d'empêcher les complications de survenir liées à un alitement trop long et aux conséquences inhérentes à cet alitement tels que la survenue de phlébite, d'escarres, d'infections etc.
Après une immobilisation dont la durée dépend à la fois de la gravité, de la fracture et du traitement qui a été institué, la reprise de la marche doit se faire le plus précocement possible.
Néanmoins cette reprise de la marche ne se fait pas aussi rapidement quand la fracture a été traitée par ostéosynthèse. Quand la facture a nécessité la pose d'une prothèse (tête fémorale artificielle), le malade est autorisé à s'appuyer sur le membre 2 à 3 jours après l'intervention. En revanche si la facture a été très déplacée et si elle a nécessité une ostéosynthèse, l'immobilisation est susceptible de durer un mois et demi quelquefois plus (deux mois).
La rééducation consiste essentiellement à refaire marcher le patient à l'aide de béquilles ou de déambulateur grâce à l'intervention d'un kinésithérapeute.
2) Les fractures de la tête fémorale constituent le deuxième type de fracture survenant au niveau du fémur. Elles sont relativement rares relativement rare et le plus souvent associées à une luxation de nature traumatique. Le traitement de la fracture de la tête fémorale nécessite le plus souvent une intervention orthopédique et, quand la fracture est particulièrement déplacée, une intervention chirurgicale.
3) Les fractures de la diaphysaire fémorale, c'est-à-dire du corps de l'os proprement dit, sont le résultat, chez l'adulte, d'un traumatisme violent. La gravité de ce type de fracture est due aux hémorragies qui surviennent à cause de lésion osseuse ou viscérale. Quelquefois les pertes sanguines ont lieu au niveau crânien. Ce tableau symptomatique survient essentiellement chez les polytraumatisés.
Cette variété de fracture, dont le pronostic est bon, est réduite et consolidée par ostéosynthèse. Les techniques employées sont l'enclouage centro-médullaire (un clou est placé au centre de l'os à l'intérieur de la moelle osseuse). Parfois les équipes chirurgicales orthopédiques utilisent des techniques d'ostéosynthèse faisant appel aux plaques vissées.
4) Les fractures isolées du trochanter, dont le pronostic est excellent, nécessitent une mise au repos du membre pendant un mois et demi. Quelquefois elles sont traitées par intervention chirurgicale quand la fracture est particulièrement déplacée.
5) Les fractures de l'extrémité inférieure du fémur sont particulièrement graves. En effet, surtout quand elles sont associées à une lésion des surfaces articulaires et qu'il s'agit de fracture en forme de Y. Elles sont assez complexes à traiter et donc difficiles à réduire. Elles nécessitent une intervention chirurgicale au cours de laquelle est mise en place une lame plaque ou une vis plaque.
Les fractures de l'extrémité inférieure du fémur comprennent également les fractures d'un seul condyle fémoral relativement facile à traiter (pose de vis).
L'évolution de ce type de fracture se fait quelquefois vers une raideur définitive du genou si la rééducation et si l'assemblage n'a pas été suffisamment solide ou bien si l'intervention n'a pas été effectuée assez rapidement. Quelquefois ce type de lésion évolue vers une arthrose du genou surtout quand la réduction des surfaces articulaires n'a pas été convenablement effectuée.
6) La coxa antetorsa correspond une dysplasie (malformation) de la hanche comportant une antétorsion (torsion vers l'avant trop importante du col du fémur.
7) La maladie d'Engelmann est une maladie se caractérise en entre autres par des anomalies anatomiques du fémur.
8) L'exostose du fémur (terme tiré de ex : dehors et ostéon: os, en anglais exostose) est une tumeur de nature bénigne constituée de tissus osseux se développant à la surface d'un os comme par exemple l'exostose ostéogénique.
9) La fracture de Hoffa est une variété de fracture concernant le condyle du fémur et de nature unicondylienne uniquement (fracture de Trélat).
10) La jambe en équerre de Trillat est le témoin de de la maladie luxante ou dysplasie de hanche. Ceci a pour but de mettre en évidence l'exagération de la rotation interne du fémur. L'individu examiné est en décubitus dorsal c'est-à-dire couché sur le dos. Du côté malade il est possible d'amener la jambe à constituer un angle droit avec la cuisse en portant le pied vers le dehors et en positionnant l'articulation du genou au niveau du plan sur lequel est allongé le patient. Du côté non malade, la rotation vers l'intérieur (rotation interne) du fémur est limitée. La même manoeuvre ne permet pas d'amener le genou au contact du plan sur lequel est allongé le patient.
11) La maladie de Pellegrini-Stieda appelé également maladie de Köhler-Stieda ou maladie de Stieda désigne une pathologie osseuse au cours de laquelle on constate une production de tissu osseux faisant suite à un traumatisme ayant lieu à proximité d'une articulation. Cet excès de tissu osseux se développe sur le condyle interne du fémur. Il correspond à une ossificationdu ligament latéral interne. Cette maladie s'observe également au niveau d'autres articulations de tels que l'épaule, le coude ou encore l'articulation tibio-tarsienne. Le ligament rotulien et quelquefois également concerné par cette maladie.