Une étude française publiée dans la dernière édition du British Medical Journal le confirme : la prise régulière de benzodiazépines sur une période supérieure à 3 mois augmente fortement le risque de survenue de la maladie d'Alzheimer.

Le lien entre benzodiazépines et maladie d'Alzheimer est confirmé

Qu'est-ce que les benzodiazépines ?
Les benzodiazépines sont une classe de médicaments psychotropes, c'est-à-dire qui agissent sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) en modifiant certains processus chimiques naturels (physiologiques), ce qui entraîne des modifications  de la conscience, de l'humeur, de la perception et du comportement.

Les benzodiazépines ont des propriétés anxiolytiques (contre l'anxiété), myorelaxantes (décontractant musculaire), hypnotiques (provoquant le sommeil), antiépileptiques (contre l'épilepsie) et amnésiantes (provoquant des troubles de la mémoire).

Ils sont couramment utilisés dans le traitement de troubles tels que l'anxiété, les spasmes, l'insomnie, les convulsions, l'agitation ou lors d'un sevrage alcoolique.

En quoi l'usage prolongé des benzodiazépines est-il dangereux ?
On sait depuis de nombreuses années que la prise de benzodiazépines au-delà d'1 mois entraîne une accoutumance (besoin d'augmenter les doses pour obtenir le même effet), une dépendance (difficulté voire impossibilité de se passer du produit), et que l'arrêt du traitement peut provoquer un syndrome de sevrage (réapparition des symptômes de façon plus marquée, risque de chute de la tension artérielle, de délire psychotique, d'hallucinations, de convulsions, de malaises, ...).

L'étude menée par Sophie Billioti de Gage, chercheuse à l'Inserm, et son équipe, vient compléter de ce tableau déjà sombre en démontrant que les benzodiazépines augmentent considérablement le risque de développer la maladie d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer, maladie neurodégérative par excellence, touche près de 900 000 Français.

L'étude de l'équipe de l'Inserm
Les travaux ont porté sur près de 9000 personnes âgées de plus de 66 ans, qui ont été suivies pendant 6 à 10 ans.
Ils ont démontré que la prise quotidienne de psychotropes pendant plusieurs mois augmente le risque de développer une maladie neurodégénérative :

  • une prise quotidienne pendant 3 à 6 mois augmente le risque de maladie d'Alzheimer de 30 %
  • une prise quotidienne pendant plus de 6 mois augmente le risque d'Alzheimer de 60 à 80 %

Les Français sont particulièrement concernés
La France détient le triste record de championne du monde en matière de consommation de psychotropes (en 2012, près de 12 millions de Français en auraient pris au moins 1 fois).
Les benzodiazépines sont le plus souvent prescrits pour traiter le stress, l'anxiété et les troubles du sommeil : autant de symptômes qui peuvent être pris en charge par des solutions alternatives (phytothérapie, homéopathie, acupuncture, ...), sans oublier que le fait d'"effacer" les symptômes ne résoud pas la question de la cause, et que par conséquent ces symptômes réapparaissent généralement à l'arrêt du traitement.
Ce phénomène entraîne alors une consommation prolongée au-delà des recommandations des autorités sanitaires, qui limitent à 12 semaines maximum ce type de traitement : de nombreux patients prennent des psychotropes pendant des années ...

Conclusion
Cette étude vient confirmer la dangerosité des psychotropes.
​Il reste à souhaiter qu'elle sera un facteur déclenchant pour une remise en question de la prescription de ces médicaments qui agissent sur le cerveau :

  • en ne les proposant pas en première intention pour traiter un stress, une anxiété, une insomnie, ...
  • en limitant strictement leur usage à une durée n'excédant pas 3 mois si le recours à des telles molécules est indispensable.

Les patients, quant à eux, doivent être conscients des risques encourus avec de tels traitements pour s'orienter vers d'autres prises en charge (médecine alternative, psychothérapie).

Liste alphabétique des principaux médicaments à base de benzodiazépines :

Alprazolam Générique
Anxyrex
Ativan
Bartul
Belseren
Bromazépam Générique
Bromiden
Clobazam Générique
Clonazépam Générique
Clozan
Demetrin
Dialag
Diazépam Générique
Dormicum
E-Pam
Euhypnos
Frisium
Halcion
Havlane
Hypnovel
Imeson
Lectopam
Levanxol
Lexomil
Lexotanil
Librax
Librium
Lorazépam Générique
Loridem
Lysanxia
Megavix
Midazolam Générique
Mogadon
Myolastan
Narcozep
Nitrazépam Générique
Noctamide
Noctran
Nordaz
Normison
Novazam

Nuctalon
Oxazépam Générique
Paceum
Panos
Planum
Prazépam Générique
Psychopax
Quietiline
Restoril
Rivotril
Rohypnol
Serax
Serenase
Seresta
Sigacalm
Stesolid
Témazépam Générique
Temesta
Tétrazépam Générique
Tranxène
Tranxilium
Triazolam Générique
Urbanyl
Valium
Veratran

Versed
Vivol
Xanax

Source : Inserm

​Crédit photo : Medical illustration - swollen, painful brain - Sebastian Kaulitzki - Shutterstock.com

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45 commentaires pour "Le lien entre benzodiazépines et maladie d'Alzheimer est confirmé"

Portrait de Coug@r
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C'est sympa de ne l'apprendre que maintenant!
Auparavant les psychiatres et généralistes ne se privaient pas pour filer automatiquement des benzodiazépines dès qu'il y avait une petite anxiété...

Portrait de birgitt55
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Qui arrêtera ces psychiatres qui prescrivent à tour de bras des psychotropes,anti-dépresseurs,anxiolytiques et qui détraquent le cerveau plutôt qu'autre chose et qui plus est coute très très cher à la sécurité sociale?
Que fait notre ministre de la santé???????
Pendant ce temps-là les chaines industrielles des laboratoires pharmaceutiques tournent à plein régime

Portrait de romance66
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sympa!!!!
beau cadeau de fin d'année cela fait 40 ans que j'en prends!
aucun médecins ne s'avancera à vous dire quoique ce soit
merci docteur!!

Portrait de emma66
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comme vous dites sympa !! ça fait 42 ans que j en prends et j ai déjà , les symptômes de l alhzeimer ( j ai 59 ans ) merci de nous l avoir dit pas plus tot !! belles fetes de noel .....

Portrait de Thomas L
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Bonjour, je vous conseille de vous renseigner sur les travaux du professeur André Gernez sur les maladies dégénératives, dont l'Alzheimer. Pour commencer, allez voir sur apag-asso.org et youtube.

Portrait de Aco
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En même temps..qu'ont-ils à proposer d'aussi efficace si ceux-ci semblent ..dangereux..?

Portrait de frugonn
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Il y a toujours une alternative a la chimie, les psychotropes ne résolvent pas le problème, il le masque. Il existe des solutions, Ostéopathie, Hypnose, Relaxation... bref il faut parfois se remettre en question et faire un travail sur soi....

Portrait de Luc Gilbert
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Encore un article qui démonise les benzo ! Qu'en est-il par exemple de la prise prolongée de Zyprexa, Seroquel ou encore de Clozaril !

Portrait de birgitt55
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Effets secondaires non des moindres(y a quà lire la notice..)+abrutissement=je vois des patients qui somnolent assis,qui ont du mal à articuler leurs phrases..ou qui ont envie de se suicider (eh oui parfois les médocs ont des conséquences contraires à l'effet attendu)

Portrait de André87468
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Les deux sont horribles, on fera le lien entre les neuroleptiques et leurs dégats quand les brevets seront expirés.

Portrait de Van Rillaer
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Pour traiter les troubles anxieux, la solution la meilleure à long terme ce sont les thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Il suffit de consulter les sites des meilleures universités du monde (Oxford, Cambridge, Harvard, UCLA, etc.) pour trouver des recherches rigoureuses sur la question

Portrait de MikeB
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Connaissez-vous des études similaires sur la prise à long terme d'antidépresseurs tels que le Celexa? Merci

Portrait de philippelegrain
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Le titre est déjà mensongé puisque dire que le "lien est confirmé" revient à prouver une causalité alors qu'il n'y en a absolument pas. Les personnes plus agées prennent plus de benzodiazépines, et les personnes plus agées sont forcément statistiquement plus sujette à Alzheimer. La véritable conclusion de l'étude originale est la suivante: "L'utilisation des benzodiazépines est associée à un risque accru de maladie d'Alzheimer. La plus forte association observée pour des expositions à long terme renforce le soupçon d'une association directe possible, même si la consommation de benzodiazépines peut également être un marqueur précoce d'un état associé à un risque accru de démence" http://www.bmj.com/content/349/bmj.g5205

Portrait de B. Sugar
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Cela fait 35 ans que je prends des benzodiazépines. Depuis 30 ans "je tente" d'arrêter cette saloperie mais, à chaque fois des maux de tête virulents, inhumains, me font retomber dedans ! Et là, je gronde, je suis très en colère : à quand des recherches médicales pour aider les personnes dans ma situation ? Ce n'est pas intéressant du point de vue financier ? Des chercheurs y ont-ils pensé ?

Portrait de anthony.cronier
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tu dois passer un certain cap , il faud suporter les maux de tetes et autres effets secondaire le plus longtems posible , cela peux prendre plusieurs mois voir annee , c est exactement comme l arret de toutes drogues apart que en general pour arreter les drgues tel que l heroine ou cocaine ext... on vous refile des benzo , pour les benzo il n y a rien , juste prendre sont mal en patience , avec le temps le corp se rehabitua vivre sans ces sapoleries

Portrait de B. Sugar
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J'ai compris ce que tu m'écris, mais je suis déjà allée au-delà de l'imaginable... Les maux de tête, j'en ai tous les jours. Lorsque je descends les doses, ne serait-ce que de quelques "poussières", je ne peux plus penser, je perds la mémoire, deviens phobique, suis terrassée par la douleur. 30 ans que je le fais.
Je vais continuer. Merci pour ton message

Portrait de La rédaction
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Avez-vous consulté des thérapeutes qui proposent d'autres formes de traitement ? Un naturopathe ou un acupuncteur par exemple ?
Ne vous découragez pas, votre organisme est intoxiqué par ces molécules mais vous trouverez la solution.

Portrait de birgitt55
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J'ai lu 1 article(sais plus ou..) ou on disait il faut autant de temps (plusieurs années que le corps a combattu pour accepter ces "saloperies",que pour "nettoyer et vider le corps et que celui-ci accepte de ne plus en vouloir....
A méditer... la comparaison avec de la drogue me semble réaliste(les benzodiazépines font partie des stupéfiants )il doit falloir des années lumières pour évacuer toutes les substances ....Néanmoins,quand 1 personne en a pris au delà de 10 ans (peut-etre moins) les dommages sont irréversibles..
Ce qui m'étonne ,c'est ds 1 revue scientifique,les anti-dépresseurs prescrits font l'effet inverse recherché sur les molécules naturelles du cerveau(dopamine ou sérotonine =me souvient +..)pour réguler les humeurs ,moments de tristesse intenses,etc..

Portrait de B. Sugar
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Je n'ai peut-être pas encore trouvé la bonne thérapie. La naturopathie, c'est tout nouveau dans ma vie.
Merci...

Portrait de OlivierAtariCommodore
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Dire que vous conseillez l'homéopathie, ça fait décendre le côté professionnel du site. L'homéopathie c'est juste un placebo.

Portrait de La rédaction
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Homéopathie, phytothérapie, acupuncture, ... sont des médecines dites "douces", mais n'en sont pas moins des médecines, efficaces qui plus est.
Libre à chacun de s'y intéresser ou pas, mais notre rôle est d'informer nos lecteurs sur les différents options thérapeutiques qui s'offrent à eux.

Portrait de birgitt55
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Tout à fait d'accord;mais y 1 mais..cela dépend des maladies à traiter..
Pour des angoisses ne perturbant pas la vie ou les autres ok
Quand cela touche des maladies relevant de la psychiatrie ,ce n'est qu'1 plus ..

Portrait de sosy
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Conseiller un naturopathe ne me semble pas sérieux non plus, et même dangereux quand on sait qu'illes conseillent des plantes qui ont un effet psychotropes à des gens qui prennent déjà des psychotropes).
Il faut trouver un-e psychiatre qui soit aussi psychothérapeute, si possible psychotraumatologue (cf. emdr-france.org ou aftcc.org ou les consult' de victimologie / maltraitance... en hôpital publique) car ce sont les plus compréhensifs d'après mon expérience et/ou un-e bon-ne neurologue (hospitalier-e de préférence).
Peut-être voir aussi du côté de
http://www.association-mindfulness.org/ ?

Je ne donne que des pistes validées par la médecine (EMDR : efficacité A).

Bon courage,

Portrait de La rédaction
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Il est certain qu'un prise en charge psychothérapeutique est indispensable dans bien des cas.
Mais certains ont néanmoins besoin d'un soutien "chimique" et un naturopathe digne de ce nom (une consultation en naturopathie peut durer plus d'1 heure, ... je connais peu de médecins allopathes qui consacrent autant de temps à interroger leurs patients) saura conseiller des produits naturels adaptés au patient, dont l'efficacité n'est plus à démontrer, et aux effets secondaires quasi-inexistants.

Portrait de Chuskaya
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Et quand on a tout essayé au niveau alternatif, on fait quoi? Certaines personnes ont un déséquilibre au niveau des neurotransmetteurs, par exemple dans le cas du trouble bipolaire (qui est en grande partie héréditaire)... Là il faut impérativement un stabilisateur d'humeur ou un antipsychotique, sans quoi la personne est plus que susceptible de faire une grosse bêtise... Je ne suis pas pour les benzodiazépines qui ont un effet catastrophique à long terme, mais quand on doit se soigner il ne faut pas hésiter! Essayer toutes les techniques alternatives c'est bien, mais ne pas culpabiliser si au bout de nombreuses années de souffrance on s'aperçoit que ça ne marche pas! Ça soulage un peu à court terme, certes, mais c'est tout...

Portrait de Mimi3563
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la méditation, le qi gong, la naturopathie m'ont sauvée: j'étais suicidaire, bipolaire, agressive & violente...comme mon arrière grand père, ma grand mère, mon père..l'hérédité n'est pas une fatalité. Les médecins sont les dealers de l'industrie pharmaceutique et se remplissent tous les poches c'est tout, je n'ai plus confiance en la médecine allopathique : pour ma discopathie dégénérative : la morphine! ben voyons!! alors qu'en fait s'allonger sur le "champs de fleurs" (un tapis spécial ayurvédique) soulage les douleurs et améliore mon quotidien.
arrêtons de vous faire gouverner et détruire par les lobbies ! les médecines ancestrales et alternatives sont bien plus efficaces et sans danger ! :-)

Portrait de Chuskaya
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Bref, il existe de "vraies" maladies chroniques dont l'anxiété peut n'être qu'un symptôme...

Portrait de La rédaction
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Vous avez raison Chuskaya. Et c'est au médecin traitant de faire la part des choses et de nuancer ses prescriptions en fonction de chaque patient.
Les benzodiazépines sont trop souvent prescrites en 1ère intention pour des troubles certes difficiles à vivre pour le patient (insomnie, contractures musculaires, anxiété, ...) mais sans réelle pathologie sous-jacente.
Si les chercheurs pointent du doigt le danger de leur sur-utilisation, c'est bien qu'il y a problème (rappelons que les benzodiazépines ne sont pas en vente libre).

Portrait de Chuskaya
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Absolument! Les benzodiazépines sont trop souvent prescrites quand des techniques alternatives pourraient être utilisées avec plus de succès, lorsqu'il n'y a pas de pathologie sous-jacente. Et malheureusement, certains patients atteints de véritables maladies s'en voient prescrire des années durant, avant que leur maladie ne soit diagnostiquée (si elle l'est!). Ils doivent donc gérer à la fois leur maladie et leur dépendance, ce qui n'est pas chose aisée...

Portrait de mimi44
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Bonjour,
J'ai consommé pendant 15 ans des benzodiazepines en quantité industrielle... J'ai eut des addictions à bcp d'autre produits (alcool, tabac, cannabis,...) et aucun de ces produits n'a été aussi difficile à arrêter ! Pour les benzos, je me suis sevré en 6 mois et j'ai vécu un enfer, un cauchemar, et aucun medecin ne m'a aidé !
Je vous conseille ce forum pour vous sevré (en fait c'est la seule et unique solution d'aide en France...) http://benzo.forumactif.org/
Bon courage à tous ! La vie est belle quand on sort de cet enfer

Portrait de isabelle.albouze
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Un Naturopathe correctement formé ne proposera des anxiolytiques végétaux que dans le cadre d'une diminution de ceux de synthèse, il y a suffisamment le choix pour trouver les plantes qui conviennent à chacun, de plus il y a des compléments qui permettent de soutenir le métabolisme des neurotransmetteurs et de réguler l'humeur assez efficacement. Il faut cependant beaucoup de patience et de motivation pour se sevrer des benzo... Pas de solution miracle! Pour les bipolaires il y a aussi la piste alimentaire car nombre d'entre eux sont intolérants au gluten...

Portrait de vulgarisotto
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Cette étude a l'air sérieuse et je suis tout à fait pour réduire le recours à la chimie. J'aimerais quand même savoir comment ils ont fait pour contourner le fait que l'échantillon des personnes prenant ces médicaments ont à la base un syndrome provoquant stress, anxiété, angoisses, troubles du sommeil, etc...Pour Alzheimer, quelle est la part de responsabilité de ces substances par rapport au syndrome causal des troubles ? a t'on bien comparé avec un échantillon de malades d’Alzheimer n'ayant jamais eu recours à ces substances ?

Portrait de terranova
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L'étude de l'INSERM sur la relation benzodizépines - alzheimer est fausse et dangereuse. Les études médicales superficielles - j'en ai vu des centaines - CONFONDENT LES EFFETS ET LES CAUSES. C'est parce qu'il y a des déficiences mentales que se développent, entre autres, l'angoisse et l'alzheimer. Les benzodiazépines sont extrêmement utiles, évitent des suicides, nombre de maladies dégénératives, dont alzheimer. Associées aux antidépresseurs et à la psychothérapie, elles favorisent au contraire la recréation de neurones, la progression de l'intelligence et de la créativité par la suppression des obstacles. Il faut toujours se méfier des théories médicales nouvelles, car elles envoient souvent les malades vers des drames ou la mort. Confert l'hormonothérapie post monopause et tant d'autres.

Portrait de imladris999
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Je trouve votre réponse très utile car pour ma part, depuis que je prends du xanax je me sens beaucoup mieux, j'arrive à me concentrer, à parler normalement et avoir des relations sociales normales. C'est lorsque je n'en prend pas que j'ai l'impression d'avoir la maladie d'alzheimer et d'être un véritable légume. Donc que penser de cette étude ? c'est vraiment réellement perturbant.

Portrait de imladris999
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Je suis entièrement d'accord avec vous. Pour ma part, sans alprazolam, je serai dans un état pitoyable ne pourrai avoir aucun vie sociale normale. Donc MERCI pour votre avis.

Portrait de terranova
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Votre question est excellente et dépasse l'étude de l'INSERM, qui ne se l'est pas posée. Voyez mon commentaire. Terranova

Portrait de jeanie
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Si je me base à l'article de l'INSERM. Je vais rapidement faire évaluer mes signes cognitifs. Un facteur héréditaire, plus prise de benzodiazépines depuis 1990, plus troubles de mémoire pourtant signalés au médecin, cet article me rend très dubitative.

Portrait de martin86
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Donc, si l'on suit votre raisonnement, la prévalence de la maladie d'Alzheimer devrait être plus forte en France. Ce qui est facile à vérifier. Qu'en est il exactement ? En effet, il peut y avoir de nombreux biais dans l'étude de l'Inserm, par exemple, que les personnes généralement anxieuses, donc consommatrices de benzo, sont plus fréquemment atteintes de la maladie d'Alzeheimer. Ce qui n'établit pas, pour autant la corrélation entre consommation de benzo et maladie d'Alzheimer....

Portrait de AneSSE
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"une prise quotidienne pendant plus de 6 mois augmente le risque d'Alzheimer de 60 à 80 %"

Nos médecins, nos pharmaciens nous ont tués alors...on leur a fait confiance. Je ne crois pas du tout à ceci, ma grand mère en a pris, ma mère aussi et moi pendant plus de 10/20 ans. Je pense que ces médicaments ne rapportent plus d'argent aux laboratoires je pense.

Portrait de cobaye
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Je suis encore plus angoissée par cet article et surtout très en colère contre les praticiens qui, sans scrupules, réduisent notre vie, à moyen terme, à un état végétatif. Peut-on d'une manière ou d'une autre récupérer les effets délétères de ces saloperies et peut-on voir un exemplaire de ce fameux article ? Merci

Portrait de imladris999
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Bonjour, celà fait plus de 3 ans que je prends de l'alpraxolam et pas tous les jours soit 0.25 ou 0.50 selon les angoisses ressenties.
Je revis grâce à ce médicament, je n'arrive pas à parler correctement et avoir des relations sociales normales si je n'en prends pas. C'est très dur de se dire qu'il faut arrêter ce qui nous rend la vie supportable et agréable. Que faire ? J'ai besoin de conseil et en lisant cet article je me sens complètement démunie et je ne sais pas à qui m'adresser pour aller bien et être normale sans médicaments. Je suis dans le 95 si vous avez des pistes à me donner merci.

Portrait de Capucine1980
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j'aurai Alzheime alors tanpis, sans mes benzo je ne vis plus.

Portrait de Hélène BONNECUELLE
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nimporte quoi
merci de terroriser les patients pour rien
Une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal invalide totalement l’existence d’un lien entre benzodiazépines et démence cérébrale. Sciences & Avenir avait donc vraiment tort? Les journalistes de cette revue reconnaitront leur erreur et s’excuseront-ils auprès des lecteurs qu’ils avaient tenté d’apeurer?

En 2011, Le Pr Bégaud et la revue de vulgarisation scientifique Sciences & Avenir déclenchaient une polémique affirmant que la prise de benzodiazépines favorisait la survenue d’une démence. Les données de l’étude réalisée par l’équipe du Pr Bégaud n’était alors même pas publiées, mais la méthodologie et le nombre de patients réellement évalués laissaient planer un doute sur la validité de la conclusion, doute que confirmèrent tout d’abord les regrets du Pr Bégaud en voyant à posteriori la manière dont les journalistes de Sciences & Avenir avaient vulgarisé à outrance ses travaux dans le but évident de faire un «scoop», et doute réitéré lors de la publication tardive de l’étude qui en révéla toutes les faiblesses. Jamais un lien entre prise de benzodiazépines et démence n’aurait du être tissé à la lecture des résultats de cette étude, comme le reconnu d’ailleurs plus tard le Pr Bégaud. Loin de démentir sa publication de 2011, la revue Sciences & Avenir continue de clamer sa vérité dans son dernier numéro affirmant encore «Le risque de développer une démence est accru de 60% en consommant des benzodiazépines (…) or 30% des plus de 65 ans en prennent. Dès 2011, Sciences & Avenir avait été le premier à alerter sur les dangers d’une consommation excessive (Lire S&A n°776, octobre 2011)», référençant une étude observationelle prospective publiée en 2015 dans la revue Alzheimer & Dementia.

Il aurait été déontologique de refaire une revue de la littérature avant de reproduire cette affirmation, ce qui aurait permis aux journalistes de la revue de lire cette publication du BMJ “Benzodiazepine use and risk of incident dementia or cognitive decline: prospective population based study” publiée le 02 février 2016. Quels sont les résultats de cette étude?

La population évaluée, 3434 personnes (60% de femmes), était âgée de 74 ans en moyenne. A l’inclusion dans l’essai les participants suivaient des tests d’évaluation des fonctions cognitives afin de déterminer l’existence, même encore non diagnostiquée, d’un début de troubles caractéristiques d’une démence. La consommation de benzodiazépines était évaluée dans les 10 années précédentes à l’aide des relevés informatiques de prescriptions, permettant de caractériser les types de benzodiazépines utilisés et la dose cumulée. Les benzodiazépines les plus fréquemment prescrites (83% des cas) étaient le temazepam, le diazepam, le clonazepam, le triazolam, et le lorazepam. Tous les facteurs confondant, âge, tabagisme, niveau d’éducation, sexe, antécédents cardiovasculaires, dépression, etc étaient pris en compte. Les patients étaient suivis deux fois par an et bénéficiaient à chaque visite d’une nouvelle évaluation de leurs fonctions cognitives afin d’évaluer tout déclin.

Au cours du suivi 23,2% des participants (797) ont développé une démence, une maladie d’Alzheimer dans 80% des cas. En comparant les groupes ayant ou non développé une démence avec la prise ou non de benzodiazépines, les scientifiques arrivent à cette conclusion ; Ils ne retrouvent aucune association entre survenue d’une démence ou d’une maladie d’Alzheimer en comparant les non utilisateurs et les plus importants consommateurs de benzodiazépines. Et si en comparaison avec ceux n’ayant jamais prise de benzodiazepine, «un risque un peu augmenté» de démence est retrouvé en début d’étude pour une utilisation moyenne ou faible de benzodiazepine et seulement chez les faibles utilisateurs pour une maladie d’Alzheimer, ce risque disparait dès la deuxième année de suivi. Les analyses répétées à la cinquième année de suivi confirment cette absence d’association entre consommation même élevée de benzodiazépines et risque de déclenchement d’une démence ou d’une maladie d’Alzheimer. Il est notable et rassurant que le suivi cognitif ne montre pas de différence entre les utilisateurs et les non utilisateurs de benzodiazépines. Les scientifiques retrouvent même un déclin annuel des fonctions cognitives de 0,002 points plus lent chez les gros consommateurs de benzodiazepine en comparaison aux non consommateurs.

En conclusion «Dans cette étude longitudinale chez l’adulte âgé ayant des données de prescription fiables et bénéficiant d’une évaluation rigoureuse, nous n’avons retrouvé aucune association entre les plus fortes prises de benzodiaépines et la survenue d’une démence ou d’un déclin cognitif» affirment les auteurs. La faible augmentation retrouvée chez les utilisateurs faibles ou moyens de benzodizépines ne supporte pas de lien de causalité et représente une symptomatologie liée au traitement comme le confirme les analyses statistiques, ajoutent-ils. Ces résultats confirment ceux d’études précédentes y compris chez des utilisateurs de fortes doses de benzodiazépines. Les auteurs restent prudent sur l’interprétation du résultat obtenu chez les participants ayant eu plus de 100 prescriptions de benzodiazépines et ayant finalement un risque diminué de maladie d’Azheimer en comparaison aux non consommateurs.

Ils comparent ensuite leur résultats avec l’étude utilisées par Sciences & Avenir pour lancer son « Scoop » en 2011; «En comparaison, dans une étude prospective menée en France chez 1063 patients âgés, la prise récente de benzodiazépines était associée avec une augmentation du risque de démence. Par rapport à cette étude, nos résultats ne sont pas comparables à cause des différence de design et de méthodologie de recueil de prise de benzodiazépine (ils reposaient sur des interview des participants, manquaient des informations sur les doses, la durée, et la chronicité d’utilisation). L’étude manquait d’information sur les facteurs confondant et avait exclu 72% de ses participants pour se concentrer sur les nouveaux utilisateurs», une critique méthodologique qui est évidemment une remise en cause du résultat obtenu, et formulée dans un de nos article de l’époque (cf Docbuzz).

Ces résultats éclairant n’empêchent pas de tenir compte des autres effets secondaires connus des benzodiazépines et il reste recommandé aux soignants d’éviter les benzodiazépines chez les personnes âgés afin d’éviter ces effets secondaires, et toute dépendance conclu l’article.

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