Le diagnostic de l'infection par ce virus se fait grâce a mise en évidence des anticorps anti V I H et/ou par la détection directe du virus ou d'un de ses composants. Ces anticorps apparaissent dans la circulation sanguine entre la quatrième et la huitième semaine après le contact avec le virus.
Le test de dépistage normalisé pour le V I H est un test immunoenzymatique dit en phase solide : enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA). Il s'agit d'un excellent test ayant une sensibilité > 99,5 %, utilisé par la majorité des laboratoires et permettant de détecter les antigènes de V I H-1 est V I H-2. Ces tests sont remis à jour régulièrement de façon à améliorer la sensibilité vis-à-vis des espèces nouvelles (virus du groupe O).
Les réponses à ce test sont de trois types :
- Positif (forte réponse).
- Négatif (absence de réponse).
- Douteux (réponse incomplète).
Néanmoins, chez les individus à faible risque comme les donneurs de sang par exemple, le test doit être confirmé par un test plus spécifique car il existe des tests ELISA faussement positifs dus à la présence d'anticorps dirigés contre les antigènes de classe 2 (variété d'antigènes), des maladies du foie, des antécédents de vaccination récente, une grippe, des auto-anticorps (anticorps dirigés contre les propres tissus du patient).
Dans ce cas, on utilise le Western Blot qui ne doit pas être employé comme test de dépistage. Il est nécessaire de refaire un western Blot à deux reprises pour porter avec certitude le diagnostic d'infection à VIH.
Si le western Blot est indéterminé il est possible de réaliser le test de capture de l'antigène p24, la mesure de l'allergène V I H plasmatique ou la recherche d'ADN V I H par PCR (polymerase chain réaction) par amplification génique.