Diabète insulinodépendant (traitement)
Traitement
Le traitement du diabète insulinodépendant est régulé par le patient lui-même. En effet, celui-ci contrôle son taux de sucre dans le sang (glycémie) à l'aide d'appareils électroniques, plusieurs fois par jour, à partir d'une goutte de sang prélevée au bout du doigt et mise en contact avec les électrodes d'un appareil qui permet une lecture numérisée automatique de la glycémie. Il s'agit d'appareils autopiqueurs comportant un lecteur glycémique. La réalisation de 3 à 4 glycémies par jour en moyenne obtenues en piquant le bout du doigt (glycémie capillaire) et correspondant aux injections est généralement nécessaire.
Le taux de sucre dans les urines (glycosurie) est également obtenu à l'aide de bandelettes réactives. La bandelette est soit mise en contact direct avec le jet d'urine, soit trempée dans un récipient contenant l'urine du diabétique.
De façon générale, les besoins quotidiens en insuline sont à peu près de 0,7 à 0,8 unités/kg.
Les insulines utilisées sont une combinaison d'insuline d'action rapide et d'action retardée. Elles sont utilisées sous forme d'injections à raison de 2 à 3 fois par jour.
Il est nécessaire d'insister sur la nécessité d'un régime alimentaire équilibré associé au traitement par insuline. Essentiellement, les sucres absorbés rapidement par l'organisme et dont l'action est rapide, autrement dit les produits au goût sucré, doivent être réduits au maximum. Enfin, l'activité physique est également importante car elle permet d'augmenter la sensibilité de l'organisme à l'action de l'insuline.
Le nombre d'injections quotidiennes est variable selon les individus. Néanmoins, il est possible de distinguer :
Un schéma comportant 2 injections ne permet pas habituellement un contrôle convenable même en utilisant des insulines mélangées d'avance (prémélangées).
Un schéma comportant 1 injection par jour d'une insuline lente voire ultra lente est le plus souvent suffisant chez individu âgé. Ce schéma a l'avantage de simplifier le traitement.
Un schéma de plus en plus utilisé est celui des pompes externes délivrant de l'insuline. Cette technique prometteuse est intéressante car elle diminue les pics (les excès passagers) d'insuline dans le sang donc dans l'organisme du patient diabétique. Les injections par pompe à insuline sont également utiles chez la femme enceinte et dans certaines situations qui nécessitent une glycémie presque parfaite (en cas d'intervention chirurgicale par exemple).
Les quantités d'insuline administrées doivent être variables selon l'activité du patient. En effet, il existe un risque d'apport trop important d'insuline en cas d'alimentation insuffisamment riche en sucre ou en cas d'activité physique plus importante que d'habitude. Cet excès d'insuline peut également être lié à un repas qui a été sauté, un excès d'alcool ou la prise de certains médicaments.
Dans ce cas, il est nécessaire de faire ce que l'on appelle un resucrage, c'est-à-dire de réabsorber une certaine quantité de sucre (glucides) sous forme d'aliments en utilisant un sucre d'absorption rapide (sucre blanc, confitures, etc…) que l'on doit obligatoirement associer à un sucre d'absorption lente (pâtes, riz, légumes secs, etc…). S'il s'agit d'un patient dans l'impossibilité d'avaler, il est nécessaire de procéder à une injection de glucagon à 1 mg par voie intramusculaire. Pour les spécialistes, si le patient est dans le coma, il faut effectuer une injection intraveineuse de une à deux ampoules de glucose à 30 %.