Diabète insulinodépendant (traitement)
Définition
Le diabète se caractérise par un manque ou une mauvaise utilisation de l'insuline dans le sang, consécutifs à un déficit de fabrication de cette hormone par le pancréas correspondant à la réserve d'insuline du patient. Le traitement du diabète insulinodépendant (nécessitant de l'insuline pour être équilibré) comporte, en plus des injections d'insuline, un régime spécifique. Ce traitement dépend de l'âge du patient, de ses possibilités d'éducation, de l'existence ou non de complications. La surveillance des urines, la coopération du patient (pour le régime), l'ajustement des doses d'insulines injectées et la surveillance des signes liés à la baisse du taux de sucre dans le sang ou le contraire, sont les critères d'un bon traitement.
L'objectif du traitement du diabète est de diminuer les conséquences de cette affection de façon à permettre à l'individu diabétique une vie la plus normale possible. L'urgence est de diminuer le taux de sucre dans le sang (glycémie) de façon à éviter les accidents hyperglycémiques (liés à l'excès de sucre dans le sang) et l'acidocétose. Les complications susceptibles d'apparaître de manière chronique (sur une longue période) sont les complications tardives (micro et macroangiopathie, rénale, oculaires, infectieuses, neurologique, cutanées etc...
L'acidocétose correspond à une élévation excessive de l'acidité du sang due à une accumulation d'éléments appelés corps cétoniques. Ces corps cétoniques sont des produits chimiques : l'acétone et une autre substance chimique apparentée. L'acidocétose s'observe quand des individus restent une longue période sans s'alimenter. L'acidocétose est également observée en cas de vomissements importants et prolongés.
Dans le cas du diabète insulinodépendant, l'acidocétose correspond à une complication du diabète sucré qui se caractérise par le fait que le glucose (sucre) ne rentre pas ou mal dans les cellules où il est nécessaire. Les cellules vont devoir utiliser d'autres constituants comme combustible pour fonctionner. Elles s'orientent alors vers les acides gras, qui sont les éléments de base des corps gras contenus dans le sang mais dont la dégradation entraîne la formation d'autres éléments chimiques qui vont alors s'accumuler dans le sang : les corps cétoniques. L'acidocétose se caractérise par une odeur de l'haleine caractéristique, des nausées, des vomissements, une anorexie (perte de l'appétit) et des douleurs abdominales. Dans certaines situations, l'acidocétose aboutit, pour les cas graves, à une déshydratation, accompagnée d'une respiration accélérée (respiration de Kussmaul et Kien) pour permettre l'élimination du gaz carbonique accumulé dans l'organisme, source d'acidité sanguine.
Le régime du diabète insulinodépendant doit privilégier les aliments contenant des glucides lents (comme les pâtes, le riz, les légumes secs) aux principaux repas en réservant les aliments à index glycémique élevé (comme le pain ou les pommes de terre) aux périodes de la journée où la glycémie (taux de sucre dans le sang) est la mieux régulée. Les sucres rapides (sucre blanc, gâteaux, confitures, certains fruits comme la banane) ne doivent pas être consommés en dehors des repas. Ce régime comportera d'autre part 15 % de protides (protéines) et 30 à 35 % de lipides (corps gras) dont une moitié en mono-insaturés et l'autre moitié en saturés et poly-insaturés.
L'apport d'aliments doit se faire traditionnellement en 4 repas par jour. L'apport calorique est réparti traditionnellement de la façon suivante :
15 % à la collation de la matinée
35 % au repas de midi
15 % à la collation d'après-midi
35 % au repas du soir.
L'utilisation de l'insuline diffère selon le type d'insuline utilisé (pharmacocinétique) et son mode de fonctionnement (la façon dont l'organisme utilise l'insuline). C'est la raison pour laquelle on distingue :
Les insulines rapides, que l'on appelle également ordinaires, se présentant sous la forme d'insuline cristallisée. Leur disponibilité va dépendre de la façon dont on les administre. Les insulines utilisées par voie intraveineuse ont un début d'action immédiat et un pic d'effet qui diminue après l'injection La fin d'action de ce type d'insuline commence au bout de 20 min. Les insulines par voie intramusculaire ont un début l'action qui apparaît au bout de 10 minutes, un pic d'action obtenue après 30 minutes et une fin d'action 2 heures après l'injection. Les insulines injectées par voie sous-cutanée (au-dessous de la peau) sont les insulines les plus utilisées dans le traitement quotidien des diabétiques. Leur maximum d'action est obtenu au bout de 45 minutes, le plateau d'action se situe entre une 1 et 4 heures après l'injection et leur fin d'action a lieu 6 à 8 heures après injection.
Les insulines biphasiques permettant une action initiale rapide et une action retard. Ces types d'insuline permettent aux diabétiques d'avoir des glycémies le plus normales possible tout en conservant un relatif confort de vie.