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Liquide céphalo-rachidien

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Définition

maj le liquide céphalo-rachidien est un liquide contenu dans les espaces délimités par les méninges (membranes de protection et de recouvrement du système nerveux central) extrêmement claire (comme l'eau de roche) et constitué d'eau à 99 %. Sont examen est possible grâce à un prélèvement qui se pratique par ponction lombaire.

Certaines pathologies et plus particulièrement les méningites s'accompagnent d'une augmentation de la quantité de protéines.

Le liquide céphalo-rachidien contient également des immunoglobulines (anticorps) ou gamma globulines, représentant environ 7 à 13 % des protéines totales. Cette quantité est augmentée en présence d'une affection inflammatoire aiguë du système nerveux central.

Des tumeurs cérébrales et certaines affections neurologiques se caractérisant par une atteinte de la myéline s'accompagnent également d'une augmentation de la quantité d'immunoglobulines dans le liquide céphalo-rachidien.

Le liquide céphalo-rachidien sanglant pose un problème quant à son origine. En effet s'agit-il d'une ponction lombaire traumatique ou d'une ponction lombaire liée à une hémorragie des méninges. Pour cela il est nécessaire de récupérer le liquide céphalo-rachidien dans des tubes différents au minimum trois. La technique de récupération est effectuée par un spécialiste en neurologie. Elle nécessite de freiner l'écoulement en utilisant un mandrin durant deux minutes par tube et 2 minutes entre chaque tube.
Sur chaque tube ils est nécessaire de procéder à la recherche de pigments, de cellules et au dosage des protéines totales du liquide céphalo-rachidien.

1) Quand il s'agit d'une blessure des vaisseaux faite par exemple au cours d'une ponction lombaire, le liquide céphalo-rachidien est plus clair à l'intérieur du troisième tube et le nombre des globules rouges est plus bas. La protéinorachie est moins élevée que dans le premier tube. D'autre part on constate la production d'un caillot, le plus souvent quand il existe plus de 250 000 hématies par millimètre cube de liquide céphalo-rachidien.
Toujours en cas de blessures vasculaires (blessures des vaisseaux), après avoir procédé à la centrifugation douce et immédiate, on constate que la partie qui surmenage ne contient pas de pigments ce qui traduit l'absence d'hémolyse (éclatement des globules rouges). Ceci ne semble pas exacte dans l'ensemble. En effet, en dessous de 12 000 globules rouges par millimètre cube, cette technique n'est pas totalement fiable.
Si l'on examine les globules rouges au microscope on remarque que les hématies sont intactes et que le rapport entre les globules rouges et les globules blancs est identique à celui que l'on obtiendrait si l'on faisait le même examen cytologique pour un sang provenant d'une veine.

2) En cas d'hémorragie provenant des méninges on constate que la coloration, l'étude des cellules et des protéines du liquide céphalo-rachidien sont identiques à l'intérieur des trois tubes. Les globules rouges apparaissent crénelés (à cause du milieu qui est hypertonique : plus concentré) et généralement lésés. On a d'autre part la présence de macrophages (variété de globules blancs). Enfin le liquide céphalo-rachidien ne coagule pas, contrairement à la première expérience. Si on pratique une centrifugation, la concentration des pigments sanguins est identique à l'intérieur des trois tubes. Le plus souvent les résultats de laboratoire sont les suivants : trace de pigments. La coloration jaune du liquide céphalo-rachidien peut survenir à la suite d'une hémorragie.

Parfois le liquide céphalo-rachidien est soit très trouble (franchement purulent) comme cela se rencontre au cours des méningites bactériennes, soit simplement opaque (les spécialistes parlent d'eau de riz) à cause d'une pléiocytose (grande variété et grand nombre de globules blancs) correspondant à plus de 400 éléments par millimètres cube.

Un liquide céphalo-rachidien peut également être graisseux quand par exemple il a été procédé à une injection à l'intérieur du rachis d'un produit de contraste qui n'a pas été résorbé.

La synthèse intrathécale d'immunoglobulines est la production locale, c'est-à-dire à l'intérieur des enveloppes constituant les méninges, de protéines de type immunoglobuline (variété d'anticorps). Le profil de l'électrophorèse du liquide céphalo-rachidien suggère ou pas l'existence d'une synthèse intrathécale d'immunoglobulines G.

Certaines méningites bactériennes s'accompagnent d'une chute de la glycorachie et de la chlororachie (présence de chlore dans le liquide céphalo-rachidien). L''évolution de ce type d'infection est favorable.

La méningite tuberculeuse s'accompagne d'une synthèse intrathécale des immunoglobulines G  et d'une hyperprotéinorachie modérée de 0,6 à 0,8 g par litre.

La syphilis se caractérise toujours par la présence d'une synthèse intrathécale d'immunoglobulines G et d'une synthèse intrathécale d'immunoglobulines M en phase aiguë.

La méningoencéphalite virale se caractérise par une importante synthèse intrathécale d'immunoglobulines M.

La sclérose en plaques se caractérise par une synthèse intrathécale d'immunoglobulines G. (48 mg par litre en moyenne) chez la majorité des patients.

Au cours du syndrome de Guillain-Barré on constate une synthèse intrathécale d'immunoglobulines G. En moyenne de 41 mg par litre, comparable à celle de la sclérose en plaques. Cette synthèse intrathécale est liée à l'extension du processus, c'est-à-dire qu'elle est plus élevée quand il s'agit d'une forme avec atteinte du tronc cérébral.

Au cours du lupus et des connectivite le liquide céphalo-rachidien est inflammatoire et la synthèse intrathécale d'anticorps nucléiques est diverse.

Au cours de la maladie d'Alzheimer leliquide céphalo-rachidien est normal.

Au cours de l'angiopathie amyloïde la synthèse intrathécale d'immunoglobulines et d'aspect olligoclonal.