La
synovite villonodulaire correspond une prolifération de la
membrane synoviale dont on ne connaît pas avec précision la physiopathologie c'est-à-dire le mode de survenue et le déroulement de cette maladie. Il semble exister des facteurs génétiques, une inflammation, des antécédents de traumatismes et quelquefois des tumeurs à l'origine de cette maladie rhumatologique.
Plus récemment certains chercheurs ont mis en évidence le rôle des mitochondries.
Des articulations les plus souvent concernés sont (par ordre décroissant) :
- Le genou.
- La hanche.
- La cheville.
- Le pied.
- L'épaule.
Les individus le plus souvent concernés sont ceux ayant un âge compris entre 30 et 50 ans.
Il est nécessaire de distinguer deux formes cliniques c'est-à-dire 2 types de synovite villonodulaire :
La forme qui se
localise et qui comporte des nodules au niveau de la membrane synoviale.
La forme
diffuse qui est plus fréquente que la précédente et qui concerne l'ensemble de la membrane synoviale.
L'étude macroscopique des tissus entrant dans le mécanisme de synovite villonodulaire montre la présence d'un épaississement de la membrane synoviale qui apparaît de couleur brunâtre et hérissée de papille filiforme (excroissances de chair).
Celles-ci finissent par fusionner entraînant la formation de ce que l'on appelle des nodules pédonculés (excroissances plus volumineuses). Le liquide synovial apparaît foncé, de coloration brune. Ceci s'explique par la présence d'hémorragies à l'intérieur de l'articulation.
L'examen microscopique de la membrane synoviale montre la présence de dépôts de pigments de nature férrique (contenant du fer) associés à une infiltration (présence après pénétration) d'une variété particulière de globules blancs : les lymphocytes, les histiocytes, les plasmocytes.
Ont également été mis en évidence, la présence d'une variété particulière de cellules : les cellules multinucléées (contenant plusieurs noyaux).