Hypersensibilité

Définition 

L'hypersensibilité allergique (en anglais allergic hypersensitivity) est une réponse immunitaire spécifique, anormale et excessive par rapport à un antigène de l’environnement, appelé dans ce cas allergène

 

Historique 

Anciennement, les états d’hypersensibilité, étaient classés en fonction du temps qui s’écoulait entre le contact avec l’antigène (en anglais antigen), et l’apparition des premiers symptômes de l’allergie (en anglais allergy). On parlait à l’époque d’hypersensibilité immédiate, et d’hypersensibilité retardée, ou différée. Vers la fin des années 1960, les états d'hypersensibilité ont été classés en quatre types :

  • Type I
  • Type II
  • Type III
  • Type IV

Classification 

Il existe plusieurs types d’hypersensibilité :

  • L'hypersensibilité de type I : appelée également hypersensibilité immédiate, elle est la plus fréquente. Les allergènes sont issus :
    • Des acariens (qui vivent dans la poussière de maison).
    • Des animaux (poils, plumes).
    • Des pollens (arbres, graminées, herbes).
    • Des moisissures.
    • Des aliments.
    • Des colorants alimentaires (tartrazine).
    • De certains médicaments :
      • Pénicilline.
      • Vitamine B1.
      • Vaccins.
      • Antigènes employés pour la désensibilisation.
      • Des venins d’insecte (guêpe, abeille). Ce type de réaction allergique, s’explique par la réponse des anticorps (immunoglobulines) élaborés à la suite de la pénétration d’un allergène, dans l’organisme. Ces anticorps se fixent sur les mastocytes (variété de globules blancs) situés dans la peau, et les muqueuses (couche de cellules protectrices des organes creux en contact avec l’extérieur). Ce type de globules blancs, contient de l’histamine à l’origine des symptômes apparaissant lors des réactions allergiques :
        • Contraction des muscles bronchiques entraînant le symptôme du sifflement dans l’asthme.
        • Eruption de type allergique ou urticarien accompagnée de démangeaisons.
        • Ecoulement nasal.
        • Obstruction nasale.
        • Eternuements.
        • Conjonctivite.
        • Larmoiement.
        • Toux.
        • Rhume des foins.
        • Difficulté à respirer.
        • Diarrhée.
        • Oedème de Quincke.
        • Choc anaphylactique dans les cas les plus graves (réaction violente de l’organisme, avec pertes de conscience).
  • L’hypersensibilité de type II : moins fréquente que la précédente, elle fait intervenir des anticorps de type IgG et IgM, et se rencontre lors des accidents de transfusion, et lors d’incompatibilités foeto-maternelles (groupes sanguins incompatibles entre la mère et le fœtus). Elle entraîne des anémies hémolytiques (par éclatement des globules rouges).
  • L’hypersensibilité de type III : ce type de réaction allergique fait intervenir les anticorps IgG à l’origine de :
    • Maladies rénales (glomérulonéphrites).
    • Maladies pulmonaires.
    • Poumons du fermier (le foin moisi, contenant des champignons comme le Thermoactinomyces vulgaris ou le micropolyspora faeni, est inhalé par le patient).
    • Maladie des éleveurs d’oiseaux (les plumes et les protéines des déjections desséchées des oiseaux se décomposent en poussières qui sont inhalées).
    • Lupus érythémateux disséminé (maladie inflammatoire d’origine auto-immune, c’est-à-dire que le malade fabrique des anticorps contre ses propres tissus).
    • Réactions lors d’un rappel de vaccination.
  • L’hypersensibilité de type IV : elle est à l’origine des réactions allergiques touchant la peau et entraînant des dermatoses :
    • ​Suite au contact avec des produits allergisants comme le nickel, le caoutchouc, les détergents, les produits cosmétiques.
    • Lors de certaines maladies : la sarcoïdose, la tuberculose.
    • Dans le phénomène de rejet de greffe.

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