Dans environ 90 % des cas, on parle de puberté précoce idiopathique ou constitutionnelle, c’est-à-dire pour laquelle on ne trouve pas de cause organique (réelle). Le système nerveux central et le système hormonal (plus particulièrement celui de l’hypothalamus et de l’hypophyse) sont « mûrs» avant celui des autres enfants. Chez la moitié de ces enfants, l’électroencéphalogramme est normal, mais la survenue précoce des caractères sexuels secondaires (survenue des poils pubiens, mue de la voix, etc...) ainsi que la possibilité par les ovaires de libérer des ovules (œufs prêts à être fécondés) peuvent entraîner des perturbations d’ordre psychologique relativement importantes. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’intervenir médicalement en proposant un traitement.
Dans environ 10 % des cas, on retrouve une pathologie située au niveau du cerveau avec :
- Tumeur
- Encéphalite (inflammation du cerveau)
- Hydrocéphalie (augmentation du volume du cerveau due à une trop grande quantité de liquide céphalorachidien)
- Méningite (inflammation des méninges)
- Traumatisme cérébral
- Neurofibromatose (maladies de Recklinghausen, de Bourneville, de Sturge-Weber, de Salomon, hypomélanose de Ito, sclérose tubéreuse)
- Hyperplasie congénitale surrénale virilisante (fonctionnement exagéré des glandes surrénales)
- Epilepsie idiopathique (maladie existant par elle-même, en dehors de toute autre pathologie)
- Syndrome de Russel-Silver
- Microcéphalie (volume du crâne plus petit que la moyenne)
- Craniosténose (fermeture prématurée, par soudure anticipée, d’une ou de plusieurs sutures de la voûte crânienne. La craniosténose est à l’origine d’un arrêt du développement et de déformations sous-jacentes de diverses parties du crâne).