Grossesse : causes de la baisse des plaquettes

Grossesse : causes de la baisse des plaquettes

Définition 

Durant la grossesse, le nombre des plaquettes doit être identique à ce qu'il est en dehors de la grossesse, c'est-à-dire compris entre 150 000 et 300 000.
La thrombopénie (baisse du nombre des plaquettes) durant la grossesse est soit un signe de curiosité biologique, soit un signe d'alerte important concernant une éventuelle pathologie de la mère ou de l'enfant.
Le taux de plaquettes s'abaisse en fin de gestation et, chez 8 % des femmes, le taux est quelquefois inférieur à 130 000 par millilitre, voire à 100 000 par litre.

On ne connaît pas exactement la cause de la thrombopénie. Le risque d'hémorragie durant l'accouchement est nul si la femme a plus de 100 000 plaquettes par millilitre.

 

 

Généralités 

PRINCIPALES CAUSES DE LA BAISSE DU NOMBRE DE PLAQUETTES DURANT LA  GROSSESSE

Purpura thrombopénique auto-immun : c'est le résultat de la synthèse inappropriée d'auto-anticorps dirigés contre une protéine appartenant à la plaquette.
Le purpura expose la mère a un risque d'hémorragie, essentiellement quand les plaquettes sont en dessous de 30 000 par millilitre.
énéralement le diagnostic est connu avant la grossesse. Néanmoins, si le purpura est découvert durant la grossesse, il peut être nécessaire de rechercher un taux élevé d'immunoglobulines G qui sont fixées sur les plaquettes ainsi que la présence d'un auto-anticorps des plaquettes.
Quand le nombre de plaquettes est inférieur à 50 000 par millilitre il est, en théorie, nécessaire de réaliser une césarienne, en sachant que cette intervention n'élimine pas totalement le risque de survenue d'une hémorragie intracrânienne.
​Il est nécessaire d'instituer un traitement en dessous de 50 000 plaquettes : ce traitement comporte des corticoïdes et une transfusion de plaquettes qui n'a malheureusement qu'un effet transitoire et qui est réservé pour les situations d'urgence.

Lupus érythémateux : recherche des anticoagulants circulants et des facteurs antinucléaires.

Hypertension artérielle gravidique qui entraîne l'activation de la consommation des plaquettes associée à une diminution de la vie des plaquettes. Il est nécessaire de rechercher un HELLP syndrome.

Infection : la thrombopénie est retrouvée chez 10 à 20 % des sujets infectés par le virus de l'immunodéficience humaine. Il faut également rechercher une infection par le cytomégalovirus.

Prise de certains médicaments : il s'agit entre autres de l'indométacine, de l'alphaméthyldopa, de la quinidine, de la quinine, de la digoxine, des sulfamides, des antiépileptiques et de l'héparine.

Immunisations de type alloimmunisation entre la mère et le fœtus  : il s'agit d'immunisation de la mère contre les antigènes plaquettaires qui sont portés par les plaquettes du fœtus.

Thrombopénie essentielle : c'est la plus fréquente (75 % de thrombopénie durant la gestation).
Ce type de thrombopénie s'observe pour environ 5 % des grossesses normales. Il s'agit d'une thrombopénie isolée et modérée.
Quand le nombre de plaquettes est supérieur à 75 000, le risque d'hémorragie du fœtus et du nouveau-né n'est pas très important et l'accouchement peut se faire normalement. Il faut contrôler la quantité de plaquettes au niveau du cordon, et chez la mère environ trois mois après la naissance.
Pour une thrombopénie sévère, c'est-à-dire inférieure à 75 000 par millilitre, un purpura thrombopénique auto-immun est susceptible d'apparaître. Il faut alors contrôler le taux de plaquettes du fœtus. Quand celui-ci est supérieur à 50 000 plaquettes, l'accouchement peut se faire par voie normale. Quand le taux de plaquettes est inférieur à 50 000, il faut effectuer une césarienne.

 

Crédit photo : Pixabay

 

 

 

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