Ventilation artificielle
- Anglais : artificial respiration.
Définition
Ensemble de manoeuvres permettant, d'une manière partielle (ventilation assistée) quelquefois totale (ventilation contrôlée) utilisées temporairement ou sur une longue, voir très longue période, de suppléer (compléter, parer à l'insuffisance) une ventilation insuffisante.
La ventilation correspond à l'ensemble des phénomènes physiologiques qui concourent à permettre la respiration c'est-à-dire le passage de l'oxygène et du gaz carbonique à l'intérieur des voies aériennes.
Globalement la ventilation non invasive regroupe des méthodes qui n'ont pas recours à la voie endotrachéale (nécessité de passer par la trachée pour apporter de l'aire ou de l'oxygène). Il s'agit des respirateurs (type volumétrique) comportant un masque facial (que l'on pose sur le visage) et qui sont destinés aux personnes présentant :
Des épisodes avec des difficultés à respirer (insuffisant respiratoire aigu).
Cette méthode est aussi utilisée pour d'autres pathologies pulmonaires comme :
Un état de mal asthmatique
Une apnée du sommeil
Les déformations thoraciques
Les insuffisances respiratoires chroniques restrictives
Les maladies neuromusculaires (myopathie de Duchenne)
Les séquelles de tuberculose
La dilatation bronchique
La mucoviscidose
Enfin la ventilation non invasive peut également prendre le relais des méthodes de ventilation utilisées en milieu hospitalier, évitant ainsi une incubation trachéale et les complications inhérentes à ce geste invasif.
La ventilation invasive fait appel à des respirateurs qui exigent du personnel médical spécialisé et une incubation endotrachéale ou une trachéotomie. Parmi les appareils utilisés pour la ventilation endotrachéale il faut distinguer ceux permettant la ventilation assistée (le respirateur assiste simplement le patient pour l'aider à respirer mieux) et ceux permettant la ventilation contrôlée c'est-à-dire prenante en charge l'ensemble de la ventilation.
La ventilation artificielle est apparue dans les années 1950. Son rôle essentiel était de suppléer l'insuffisance respiratoire de certains patients, essentiellement ceux atteints de poliomyélite.