Curare curarisant curarisation

Terme d'origine sud-américaine.

Mélange d'alcaloïdes extraits de plantes dont l'une strychnos toxifera est utilisée encore actuellement par les chasseurs primitifs sud-américains pour induire la pointe de leurs flèches de façon à entraîner une paralysie de leurs proies. Le principe actif du curare est la D tubocurarine qui est un myorelaxant non dépolarisant. Les myorelaxants ont pour but l'obtention d'un certain relâchement musculaire.

Le terme curarisant, curarisante désigne une substance qui agit comme le curare en abolissant l'action des nerfs moteurs (nerf permettant le mouvement) sur les muscles au niveau des plaques motrices (voir action plus loin).

Un alcaloïde est une substance organique d'origine végétale. Ainsi la caféine, la nicotine et la mescaline sont des alcaloïdes. Les alcaloïdes sont particulièrement utiles en pharmacologie mais son généralement très toxiques à l'état pur.

Historique
Le curare est connu depuis la fin du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une substance primitivement préparée à partir d'extrait de plantes et utilisée par les Indiens d'Amazonie pour la chasse.
Puis le curare à été utilisé en anesthésie pour provoquer le relâchement musculaire facilitant du même coup le travail du chirurgien.

Les premières molécules de curare était d'origine naturelle (tubocurarine ). Elles furent utilisées à partir de la deuxième guerre mondiale. Actuellement ce sont des curares d'origine synthétique qui sont utilisés (gallamine, succinylcholine, atracurium, pancuronium, vécuronium).

Action
Ce type de médicaments bloque la transmission entre le nerf et le muscle au niveau d'une zone appelée la plaque motrice en agissant sur les récepteurs post-synaptiques (après la synapse qui est le contact entre le nerf et le muscle). Cette synapse fonctionne avec un type particulier de neuromédiateur : l'acétylcholine.

On distingue deux groupes de myorésolutif ou myorelaxant :
Les myorésolutifs non dépolarisants (la membrane post-synaptique) appelés également pachycurares. En effet ils présentent une structure chimique épaisse d'où le nom de pachy (qui signifie épais). Leur action se fait suivant le mode compétitif c'est-à-dire qu'elle est annulée grâce à une augmentation de la concentration en acétylcholine. C'est le cas de la D-tubocurarine.

Les myorésolutifs dépolarisants appelés également leptocurares. En effet ils présentent une structure mince et leur action se fait selon le mode non compétitif. Un des exemples le plus connu est la succinylcholine.

La curarisation est l'empoisonnement par le curare. Le curare arrête la transmission de l'influx nerveux entre le nerf et le muscle par l'intermédiaire des synapses de la plaque motrice. La paralysie musculaire ainsi obtenue intéresse tous les muscles de l'organisme, les muscles respiratoires également. C'est pour cette raison que l'utilisation d'un curare doit se faire en milieu spécialisé par un anesthésiste-réanimateur qui a la possibilité d'avoir recours à des ventilateurs artificiels tant que l'effet du curare persiste.

Utilisation
Relâchement des muscles striés (muscles squelettiques sous le contrôle de la volonté) au cours d'une anesthésie en chirurgie.
Utilisation lors du tétanos.

Les effets indésirables sont entre autres :

Arrêt de la respiration (apnée)
Autres troubles respiratoires
Baisse de la température corporelle
Réaction allergique (possible)
Myasthénie

Ce produit ne doit pas être utilisé lors de la grossesse.

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