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Sperme

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Analyses médicales

Les phosphatases acides prostatiques (taux sanguin normalement inférieur à 10 unités internationales par litre), voient leur taux augmenté en cas de cancer de la prostate, surtout quand il existe des métastases.

Le spermogramme permet de déterminer le nombre et la mobilité des spermatozoïdes mais également le pourcentage de spermatozoïdes anormaux. Le spermogramme doit être réalisé uniquement après une abstinence sexuelle d'au moins 4 jours, et devra être répété un mois après, au minimum. En effet, il peut arriver que lors du 1er examen un diagnostic de fausse oligospermie (spermatozoïdes en petite quantité) soit fait. Chez l'homme c'est, après l'examen clinique, l'examen-clé.
Il est obtenu par masturbation, si possible au laboratoire.
Les résultats "normaux" (pronostiquant une fécondité normale) sont les suivants :
  • Plasma séminal : volume compris entre 1,5 ml et 6 ml et pH compris entre 7,2 et 7,9.
  • Numération : 20 à 200 millions de spermatozoïdes par ml
  • Mobilité : supérieure à 60 % une heure après émission, supérieure à 40 % 4 heures après
  • Vitalité: plus de 70 % de formes vivantes 1 heure après, plus de 65 % 4 heures après
  • Morphologie : moins de 60 % de formes anormales
  • Absence de cellules inflammatoires et de cellules immatures.
  • Une agglutination des spermatozoïdes dans le sperme peut être le résultat d'une immunisation anti-spermatozoïdes (réaction secondaire à la présence d'anticorps anti-spermatozoïdes empêchant les cellules sexuelles masculines de féconder l'ovule).
Le spermocytogramme est l'examen qui aidera à trouver l'origine de l'infécondité masculine. Compte tenu de la grande variabilité intra-individuelle, il faut répéter cet examen en cas de résultat "limite". Il ne faudra pas pour autant oublier de faire effectuer une recherche de sérologie virale (virus du sida, hépatite).
Les résultats du spermogramme peuvent montrer d'abord une azoospermie : c'est l'absence de spermatozoïdes, responsable d'une stérilité vraie si elle est permanente, c'est-à-dire si elle est retrouvée à deux examens successifs à trois mois d'intervalle. Elle nécessite un bilan afin de préciser le type d'azoospermie. Pour cela, il faudra effectuer un dosage des FSH, LH, prolactine et testostérone (qui sont des hormones). Le laboratoire biologique va également étudier les substances sécrétées dans le liquide séminal (substances sécrétées avec le sperme à partir des glandes séminales).

On effectue également parfois :
  • une étude cytogénétique pour déterminer le sexe à partir des chromosomes du patient
  • une déférentographie, c'est-à-dire une radiographie spécialisée du canal déférent (segment du canal transportant les spermatozoïdes, situé entre les vésicules séminales et les testicules)
  • une échographie transrectale (à travers le rectum).
Puis la recherche va s'orienter vers une éventuelle malformation ou un obstacle des voies génitales. Les marqueurs séminaux et le bilan urologique détermineront le niveau de l'obstacle. L'origine peut être infectieuse, congénitale ou chirurgicale : cure de hernie, vasectomie (ablation du canal déférent).

Quand il s'agit d'une azoospermie sécrétoire, c'est-à-dire d'origine hormonale, certaines hormones sont élevées, en particulier la FSH. L'origine testiculaire est définitive si la FSH est élevée. On peut alors proposer le don de gamètes par l'intermédiaire du CECOS (Centre d'étude et de conservation du sperme), l'insémination par sperme de donneur.


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