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Sperme

  • Anglais : sperm
  • Terme issu du Grec : sperma : semence
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Définition

Liquide normalement stérile (sans microbes), de consistance visqueuse, légèrement filant, collant et de coloration blanchâtre, sécrété par les testicules et la prostate et contenant des éléments fabriqués par les glandes de Cowper. La caractéristique principale du sperme est de contenir les spermatozoïdes, qui sont les cellules reproductrices mâles. Le sperme est produit lors de l'éjaculation.

L'éjaculation, qui consiste en l'éjection du sperme en dehors des vésicules séminales par l'intermédiaire du pénis en érection (le phallus) notamment pendant les rapports sexuels, se fait au moment de l'orgasme grâce à la contraction des différents muscles lisses qui entourent les glandes et les conduits génitaux. Chaque éjaculation contient environ de 3 à 7 ml de sperme en moyenne.

L'aspermie ou absence de sperme correspond à une éjaculation rétrograde, c'est-à-dire un reflux de sperme vers la vessie.

L'azoospermie
se caractérise par une absence totale de spermatozoïdes. Ceci peut être la traduction d'une obturation des canaux déférents. Le canal de l'épididyme est microscopique et très long. Sa forme anatomique le maintient pelotonné sur lui-même. C'est à l'intérieur de celui-ci que les cellules spermatiques, c'est-à-dire les précurseurs des spermatozoïdes produits dans le testicule, progressent lentement en achevant leur maturation.

La maladie de Klinefelter (aberration des chromosomes sexuels qui comportent au moins 2 chromosomes X et 1 chromosome Y).

Une infection par trichomonas est susceptible d'être à l'origine de complications si la prise en charge ne se fait pas convenablement : ce peut être une épididymite (inflammation de l'épididyme).

L'hyperprolactinémie : cette affection endocrinienne (hormonale) qui correspond à un excès de sécrétion de l'hormone prolactine (hormone sécrétée par la glande hypophyse) est à l'origine d'une gynécomastie (développement excessif du tissu glandulaire et du tissu mammaire) et d'une diminution de la libido ainsi que d'une impuissance qui peut entraîner une oligospermie (faible nombre de spermatozoïdes dans le sperme) s'accompagnant de stérilité et d'une chute du taux de testostérone dans le sang.

L'oligospermie correspond à une faible quantité de spermatozoïdes dans le sperme (inférieure à 20 millions de spermatozoïdes par ml). Il faut la différencier de l'azoospermie (absence totale de spermatozoïdes dans le sperme) et de l'asthénospermie (insuffisance de mobilité des spermatozoïdes). L'oligospermie, qui est parfois décelée trop tardivement (et qui est alors à l'origine de stérilité) a des origines très diverses :
  • dilatation des veines (varicocèle testiculaire) du cordon spermatique (cordon relié au testicule, renfermant des nerfs, des veines et des artères)
  • atrophie des testicules secondaire à une infection par le virus ourlien (oreillons)
  • localisation anormale d'un testicule
  • infection de la prostate (glande de l'appareil génital, sous la vessie, entourant la partie initiale de l'urètre, et sécrétant un composant du sperme)
  • infection des vésicules séminales (vésicules au nombre de deux, placées au-dessus de la prostate et permettant au sperme d'être emmagasiné)
  • déficit hormonal
  • traitement par chimiothérapie (médicaments utilisés contre le cancer)
  • traitement par radiothérapie (utilisation des rayons dans un but thérapeutique).
Ce n'est qu'après une baisse de la fertilité que l'oligospermie est diagnostiquée. Quelquefois, un spermogramme demandé à l'occasion d'une visite médicale pour un couple confronté à des problèmes d'infertilité permet d'apporter la preuve de la diminution de la concentration en spermatozoïdes du sperme. Le traitement dépendra de la maladie à l'origine de l'oligospermie.

Quand il s'agit d'une oligoasthénospermie, l'examen pronostic-clé pour définir l'attitude thérapeutique est le test de migration-survie ou gradient de Percoll : on recherche dans ce cas le nombre et la mobilité des spermatozoïdes mobiles.

Une carence sélénium, qui joue un rôle essentiel dans la fertilité masculine des rongeurs, et pourrait en être de même chez l'homme. Une carence en cet oligoélément est associée à une diminution de la mobilité des spermatozoïdes.

L'anorchidie congénitale (absence de testicules)

La cryptorchidie et les testicules oscillants (ce sont des testicules qui ne sont pas à leur place normale)

Des séquelles de cryptorchidie bilatérale (position anormale des testicules) avec un volume testiculaire très faible

L'hypogonadisme est isolé ou associé à d'autres anomalies (anosmie du syndrome de Demorsier) ou à d'autres déficits hormonaux. Le traitement utilise les gonadotrophines humaines (HMG et hCG) ou la LHRH. Il corrige rarement l'azoospermie.

La varicocèle (varice au niveau des veines du cordon spermatique)

Une infection génitale : on recherchera des antécédents infectieux et on effectuera des cultures de sperme répétées. On retrouve parfois dans ce type de pathologie des spermatozoïdes à flagelles enroulés et des agglutinats spermatiques. Un traitement antibiotique d'essai doit être tenté mais, souvent long, il n'améliore pas toujours l'insuffisance spermatique.

Les auto-immunisations : une agglutination des spermatozoïdes dans le sperme pouvant être le résultat d'une immunisation anti-spermatozoïdes (réaction secondaire à la présence d'anticorps anti-spermatozoïdes empêchant les cellules sexuelles masculines de féconder l'ovule)
L'existence d'autoagglutination spontanée dès l'éjaculation et d'un test de pénétration croisée (glaire témoin) perturbé, impose la prescription d'un bilan immunologique à la recherche d'anticorps antispermatozoïdes dans le sérum sanguin et le plasma séminal. Le traitement est difficile : on tentera les corticoïdes, l'insémination artificielle après préparation du sperme, voire une FIV ( fécondation in vitro).

Les hypogonadisme d'origine toxique : consécutifs à une prise de médicaments comme par exemple la salazopyrine, ou à une exposition à des toxiques.

Les hypogonadisme d'origine diabétique : consécutifs à une hypothyroïdie, à une hypo - ou hypercorticisme ou à un éthylisme.

Les modifications de l'éjaculat par excès de volume ou de viscosité.

Les troubles de l'érection ou de l'éjaculation : ce peut être l'impuissance ou l'absence d'éjaculation.
Une éjaculation rétrograde va nécessiter le recueil des spermatozoïdes dans les urines pour PMA (procréations médicalement assistées).



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