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Hypoglycémie

  • Anglais : hypoglycaemia.
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Définition

L'hypoglycémie est la diminution de la quantité de glucose (sucre de façon générale) contenue dans le sang au-dessous de 0,5 grammes par litre (soit 2,8 millimolles par litre). Le glucose est la principale substance énergétique susceptible de faire défaut au cerveau. Une carence (absence) en glucose entraîne des perturbations et un fonctionnement anormal de cet organe, pouvant aller jusqu’à des lésions cellulaires et tissulaires, et même jusqu’à la mort quand la carence se prolonge dans le temps. Comparativement aux autres tissus, le cerveau ne peut utiliser d’autres sources énergétiques comme les acides gras (constituants de base des corps gras : lipides).

Il existe un syndrome pour lequel des symptômes neurologiques d’hypoglycémie apparaissent alors que la quantité de glucose dans le sang est normale. Néanmoins, au cours de cette affection, la concentration de glucose dans le liquide céphalorachidien est normale. Le liquide céphalorachidien est contenu dans les ventricules cérébraux et dans le canal épendymaire au centre de la moelle épinière. Les ventricules cérébraux sont des cavités situées à l’intérieur du cerveau.

L’ingestion de certaines variétés de glucides comme le galactose ou le fructose est susceptible d’entraîner une hypoglycémie chez des enfants qui ont une intolérance à ces molécules. Habituellement, les hypoglycémies se classent en hypoglycémies postprandiales (appelées également réactives) et hypoglycémies de jeûne. En ce qui concerne la première, la diminution de la concentration de sucre dans le sang apparaît uniquement après les repas. Alors que pour la deuxième variété, les hypoglycémies surviennent après plusieurs heures de jeûne.

Causes de l’hypoglycémie postprandiale (après la prise de nourriture).
La plus fréquente est l’hyperinsulinisme (quantité trop importante d’insuline dans le sang) alimentaire. C’est le cas par exemple des malades ayant subi une gastrectomie (ablation partielle ou totale de l’estomac), une pyloroplastie (intervention sur le pylore : partie inférieure de l’estomac), une vagotonie (section du nerf vague correspondant à la dixième paire sortant du crâne : nerf pneumogastrique) permettant une régularisation automatique du pancréas à l’origine de sécrétion de l’insuline. Les hypoglycémies postprandiales sont probablement dues à la vidange accélérée de l’estomac qui entraîne un passage rapide du sucre dans les intestins puis dans le sang, à l’origine d’un excès de libération d’insuline dans le sang, et faisant tomber secondairement ce taux de sucre dans le sang, comme s’il existait une compétition entre les deux molécules.
On constate également des cas d’hypoglycémie postprandiale sans cause apparente. Causes d’hypoglycémie de jeûne.
Elles sont nombreuses, on peut citer l’hypoglycémie de l’offre (diminution de la production de glucose), la sous-production de glucose pouvant elle-même être répartie dans les catégories suivantes :
  • Les dérèglements hormonaux (déficit endocrinien) comme un dérèglement des glandes surrénales fabriquant le cortisol, un déficit de sécrétion de catécholamines ou de glucagon (plus rares).
  • L’insuffisance d’apport sucré
  • Les déficits en enzymes permettant la destruction de la molécule de glycogène (réserves de sucre dans le foie) en glucose. C’est le cas par exemple d’un déficit en glucose 6 phosphates qui se voit généralement chez l'enfant. C'est l'exemple classique du défaut de dégradation du glycogène. Chez le nouveau-né, trois autres enzymes interviennent dans la néoglucogenèse (fabrication de sucre à partir d’autres substances que des glucides) : la pyruvate carboxylase, la phosphoénolpyruvate carboxykinase et la fructose-1,6-biphosphatase.
  • Les maladies touchant le foie
  • Certains médicaments : l’insuline, les sulfonylurés, le propranolol (bêtabloquant) tout particulièrement chez le diabétique, la pentamidine, la disopyramide peuvent provoquer un hyperinsulinisme (élévation de la concentration d’insuline dans le sang), la quinine utilisée dans la malaria (mécanisme non élucidé), également.
  • L’hypothermie (baisse de la température corporelle) surtout quand elle est associée à l’alcool
  • La malnutrition
  • La grossesse surtout dans le dernier mois
  • La surconsommation de glucose
  • L’insuffisance rénale (insuffisance de fonctionnement du rein en tant qu’organes de filtration)
  • Les brûlures
  • Une intoxication par divers poisons comme ceux des champignons
  • Une pancréatite (inflammation du pancréas)
  • Une atteinte cardiaque (défaillance cardiaque congestive : difficulté de la pompe cardiaque à éjecter le sang en dehors des ventricules)
  • Une hypothyroïdie (diminution de la concentration du sang en hormone thyroïdiennes)
  • Les maladies hépatiques (affection du foie) comme une hépatite virale sévère ou une cirrhose
  • Une intoxication par l’alcool. Une quantité importante d’éthanol est susceptible d’induire une hypoglycémie. Cette affection se voit habituellement chez l’adulte mais peut également toucher l’enfant qui boit de l’alcool par accident.
  • Les cas d’augmentation de l’utilisation de glucose se voient essentiellement dans l’insulinome (tumeurs sécrétant de l’insuline), l’administration d’insuline, les sulfonyluré (médicament hypoglycémiant : dont le but est de faire baisser le taux de sucre dans le sang), dans certaines maladies auto-immunes (pendant lesquelles le patient fabrique des anticorps contre l’insuline).
  • Certaines infections pendant lesquelles les bactéries libèrent des substances (toxines). Le mécanisme semble être un excès de sécrétion d’insuline sans doute provoqué par la libération de cytokines. Les cytokines sont des glycoprotéines (en chimie : association d’un sucre et d’une protéine) sécrétées par les lymphocytes et les macrophages, qui sont les cellules de défense de l'organisme chargées d'absorber des particules étrangères. Les cytokines sont impliquées dans le développement et la régulation du système immunitaire. Ce sont également des substances employées pour stimuler la formation des cellules sanguines (érythropoïèse) dans la moelle osseuse, où naissent les précurseurs des cellules adultes (« bébés» globules blancs et globules rouges).
  • Tumeur musculaire
  • Hépatome (tumeur du foie)
  • Tumeur du tube digestif, des reins, des glandes surrénaliennes (glandes situées au-dessus de chaque rein)
  • Certains patients présentant des déficits en carnitine (substance nécessaire au transport des acides gras) empêchant l’utilisation de celle-ci. Dans ce cas, le foie est dans l’impossibilité d’utiliser des corps cétoniques (dérivés des corps gras) en remplacement des sucres.



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