L'immunité au cours des maladies infectieuses et parasitaires d'ailleurs comporte l'immunité à médiation humorale c'est-à-dire faisant intervenir des anticorps circulant. Parmi ceux-ci il faut distinguer :
1) L'immunité naturelle active qui apparaît après la naissance et qui fait suite à un contact avec un agent considéré comme pathogène (susceptible d'entraîner la survenue d'une maladie) et qui provoque soit une pathologie typique soit une pathologie atypique ou encore soit une infection latente. L'immunité naturelle active qui fait suite à la guérison d'une maladie infectieuse est soit de courte durée, c'est le cas entre autres du rhume ou de la grippe, soit permanente c'est le cas par exemple de la rougeole.
2) L'immunisation artificielle passive c'est-à-dire la sérothérapie, dont il faut distinguer
:
- Le sérum hétérologue c'est-à-dire d'origine animale est un sérum qui a été préparé à partir de sérum d'animaux tels que le mouton ou le cheval. Ces animaux ont été préalablement immunisés par un antigène donné. Le prix de revient des sérums hétérologues n'est pas très élevé mais leur utilisation entraîne quelquefois l'apparition d'une réaction allergique immédiate telle qu'un choc anaphylactique ou de réaction allergique retardée comme la maladie sérique. Pour éviter la survenue de ses réactions des sérums hétérologues sont injectés selon la méthode de Besredka . La méthode de Besredka consiste à injecter de quart d'heure en quarts d'heure 1/10 10 millilitre puis un quart de millilitre puis le reste de la dose.
- Le sérum homologue c'est-à-dire d'origine humaine est constitué d'immunoglobulines (anticorps) ou de gammaglobulines qui ont été préparées à partir du plasma (partie liquidienne du sang) d'individus donneurs eux-mêmes et immunisés par un antigène. Bien entendu ces substances possèdent l'avantage d'être mieux tolérées par le receveur que les sérums d'origine animale c'est-à-dire les sérums hétérologues. D'autres par leur durée d'actions est de trois à six semaines. Il est nécessaire de distinguer deux types d'immunoglobuline. Tout d'abord les immunoglobulines standard ou polyvalentes qui sont des préparations contenant l'ensemble des anticorps du sujet adulte. D'autre part les immunoglobulines spécifiques sont obtenues à partir de sujets qui ont été très immunisés (hyperimmunisé) par des vaccinations que l'on a répété. Il peut s'agir également d'individus sélectionnés car contenant une grande quantité d'anticorps dans leur sang, anticorps dirigés contre la coqueluche, l'hépatite B, les oreillons, la diphtérie, la rougeole, la rage, la rubéole, la varicelle, tétanos et le zona. Ce type d'immunoglobuline spécifique est utilisé quand on désire effectuer une greffe de rein. Les immunoglobulines spécifiques sont également utilisées chez les individus receveurs séronégatifs recevant un organe donneur qui lui est séropositif. Il s'agit d'immunoglobulines spécifiques contre le cytomégalovirus. Il est nécessaire de tenir compte dans ce cas des contre-indications : les déficits sélectifs en immunoglobulines ou l'administration d'immunoglobulines susceptibles d'aboutir à une immunisation antiimmunoglobulines A. Un déficit sélectif en immunoglobulines A constitue également une contre-indication à l'utilisation de ce type d'immunoglobuline.
3) Immunité naturelle passive est une immunité qui provient, chez le foetus ou chez le nouveau-né, du transfert des anticorps de la mère par voie passive à travers le placenta. Il s'agit d'une immunité qui persiste chez l'enfant jusqu'à cinq à neuf mois. Ensuite elle disparait doucement. Durant cette période tout contact avec un agent susceptible de provoquer maladie l'entraîner une infection latente qui va renforcer l'immunité naturelle qui est passive par une immunité active.
4) L'immunisation artificielle active. Appelée également vaccination ce type d'immunisation apparaît 2 à 10 jours après l'injection d'un vaccin qui le plus souvent est constitué de bactéries en suspension ou de virus qui sont soit entiers soit fractionnés et qui ont été rendus non pathogènes c'est-à-dire ne pouvant pas entraîner de maladie. L'anatoxine est une toxine ayant perdu ses propriétés toxiques et qui a gardé des propriétés qui ne lui permettent d'immuniser un individu. Son injection entraîne l'apparition d'anticorps qui sont spécifiques. L'immunité va croître dans les semaines qui suivent la vaccination puis ensuite va diminuer progressivement. Chez les individus qui ont été déjà vaccinés une injection d'un appel va permettre de stimuler la formation accélérée d'anticorps. Ceux-ci vont persister beaucoup plus longtemps après la première introduction dans l'organisme (inoculation) des bactéries ayant perdu leur pathogénicité (pouvoir de rendre malade) ou de virus entiers ou fractionnés.