Nevralgie du Trijumeau

Définition 

Névralgie (douleur provoquée par la lésion ou par l’irritation d’un nerf sensitif) siégeant dans le territoire du nerf trijumeau ou d’une de ses branches. Le nerf trijumeau correspond à la cinquième paire de nerfs crâniens, qui se divise en trois branches au niveau d’un ganglion nerveux, le ganglion de Gasser.

Classification 

Le syndrome de Sluder
Il existe une variété de névralgie faciale portant le nom de syndrome de Sluder. Appelé également névralgie du ganglion sphénopalatin, en anglais, Sluder's syndrome ou neuralgia, il s'agit d'atteinte du nerf facial s'associant à une inflammation des sinus dans le sphénoïde.

Les symptômes sont :

 

  • Apparition de douleurs localisées à la racine du nez.
  • Douleurs des dents du maxillaire supérieur.
  • Douleurs irradiant vers le rachis cervical (cou) et s'associant à des problèmes circulatoires des muqueuses nasales à type d'ydrorrhée (écoulement nasal) ou d'écoulements des yeux.
  • Mydriase : dilatation (agrandissement) du diamètre de la pupille.

Le diagnostic différentiel (cette pathologie ne doit pas être confondue avec) :

 

 

  • Les algies vasculaires de la face, appelées également céphalée en chapelet, céphalée en grappe, céphalée histaminique, céphalée vasculaire de Horton (en anglais cluster headache). La douleur est dans ce cas strictement unilatérale, c'est-à-dire d'un seul côté : on parle alors de migraines, qui apparaissent toujours du même côté dans la majorité des cas. Les douleurs ressemblent à des brûlures survenant généralement la nuit et s'accompagnant d'une coloration rouge et d'une vasodilatation c'est-à-dire une augmentation du diamètre des vaisseaux de la région. D'autre part, sa localisation est péri-orbitaire (autour des orbites) ou rétro-orbitaire et au niveau des tempes (derrière les orbites). Elle irradie quelquefois vers le cou mais on constate rarement une mydriase.
  • Le syndrome de Raeder correspond à un ensemble de troubles dus à l'irritation du système nerveux sympathique situé dans le cou, s'accompagnant de douleurs de type céphalalgiques (maux de tête) survenant la nuit et disparaissant quand le sujet est debout. Certains patients présentent d'autre part de troubles oculaires et des vertiges.
  • L'anévrisme de l'artère cérébrale.
  • La dissection carotidienne (très rare).
  • Les névralgies au sens large du terme.
  • Le zona.
  • La sinusite.

Le traitement nécessite l'anesthésie du ganglion sphénopalatin.

 

Anatomie 

Le trijumeau est un nerf sensitif (permettant les sensations) pour le visage et moteur (permettant les mouvements musculaires) pour les muscles permettant la mastication (mâcher les aliments). La cinquième paire de nerfs crâniens se divise en trois branches au niveau d’un ganglion nerveux, le ganglion de Gasser. Ces trois branches sont le nerf ophtalmique, le nerf maxillaire et le nerf mandibulaire. Les fibres nerveuses (filets nerveux) constituant les nerfs rachidiens proprement dits prennent naissance dans de petits îlots de substance grise disséminés dans la substance blanche de l’encéphale.

Les nerfs crâniens sont les nerfs rattachés à l’encéphale. L'encéphale correspond à la partie du système nerveux contenu dans la boîte crânienne et comprenant le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral (segment supérieur de la moelle épinière). Cet organe assure le contrôle de l’ensemble de l’organisme.

Il est nécessaire de distinguer la névralgie essentielle (ou maladie de Trousseau ou de Fothergill) qui est une douleur intermittente évoluant par accès, d’intensité très élevée et d’une durée brève (quelques secondes). Ce type de névralgie se caractérise par une survenue après une cause déclenchante et par des épisodes séparés par une accalmie totale.

La deuxième variété de névralgie faciale est la névralgie symptomatique. Cette névralgie du trijumeau serait secondaire à la compression par une artère du nerf trijumeau au niveau de sa source (tronc cérébral, zone du système nerveux central situé en avant et au-dessous du cervelet).

Une autre cause est l’atteinte du trijumeau à l’intérieur même du tronc cérébral par la sclérose en plaques ou d’autres causes de démyélinisation (perte de la myéline, qui est la substance graisseuse entourant et protégeant les nerfs) ou secondaire à un ramollissement ou une tumeur.

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