Cerveau

Latin : cerebrum : cerveau.
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Cerveau

Définition 

Le cerveau est l'une des trois parties composant l'encéphale, la plus volumineuse, la plus complexe, siège des facultés intellectuelles. Le cerveau est situé au-dessus du cervelet, séparé de celui-ci par la tente (une partie des trois méninges, la dure-mère, interposée entre le cerveau et le cervelet). Il est composé de deux hémisphères droit et gauche qui sont réunis par le corps calleux. L'encéphale est la partie du système nerveux contenue dans la boîte crânienne, elle comprend le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral (segment supérieur de la moelle épinière). Cet organe assure le contrôle de l'ensemble de l'organisme.

 

Généralités 

Le cerveau humain est constitué de 3 cerveaux, qui sont reliés entre eux :

  • Le cerveau reptilien dont les structures philogénétiquement (au cours de l'évolution des espèces) sont les plus anciennes. Il s'agit essentiellement de la majeure partie du tronc cérébral et plus particulièrement la réticulée (ayant un rôle dans la vigilance) ainsi que les noyaux gris centraux (rôle dans la motricité). Les noyaux gris sont appelés ganglions de la base par les Anglo-saxons. La particularité du cerveau reptilien est sa richesse en récepteurs opiacés et opioïdes que certains ont appelé morphine endogène (endogenous morphines). Il s'agit plus précisément de peptides (brin de protéines) morphino-mimétiques, peptides opiacés ou opioïdes. Ces protéines sont constituées d'acides aminés élaborées par le cerveau et ont la capacité de se fixer sur les récepteurs cellulaires morphiniques de certaines structures cérébrales. Ceci aboutit à une action sédative de la douleur, qu'il est possible de comparer à celle de la morphine. Ces substances sont les enképhalines et les endorphines. Le deuxième type de substance rencontrée à l'intérieur du cerveau reptilien est la dopamine ayant pour rôle essentiel de protéger l'espèce (se nourrir, se défendre) et de contrôler les comportements nécessaires aux besoins de base.
     
  • Le cerveau paléomammalien ou deuxième cerveau, appelé également cerveau mammifère, entoure le précédent à la manière d'un anneau ou si on préfère d'un limbe d'où son nom de système limbique. Il est situé à la face interne des hémisphères cérébraux. Le système limbique intervient essentiellement dans la régulation des comportements et l'instinct. Il joue également un rôle en ce qui concerne les émotions et la mémoire.
     
  • Le cerveau néomammalien est situé au-dessus du cerveau reptilien et limbique, et se déploie à travers les hémisphères cérébraux, qui sont recouverts d'un manteau : le cortex cérébral. Le rôle de cette partie du cerveau est de gérer les informations qui proviennent de l'environnement. Le cerveau néomammalien adapte également les actions et permet de déployer les fonctions cognitives (langage, anticipation, planification, humanisation etc.).

 

ANATOMIE DU CERVEAU

Le cerveau est constitué de deux hémisphères qui sont réunis par le cerveau moyen appelé également diencéphale et le corps calleux.

Ces hémisphères cérébraux représentent environ 83 % de la masse de l'encéphale. On peut les comparer à un chapeau de champignon couronnant le pied constitué lui-même par le tronc cérébral.

Le cerveau est disposé au-dessus du tronc cérébral lui-même faisant suite à la moelle épinière.

 Il repose également sur le dessus du cervelet, et est séparé de celui-ci, ainsi que nous l'avons dit précédemment, par la tente du cervelet.

Chaque hémisphère cérébrale contrôle la moitié du corps se trouvant du côté opposé. C'est l'ensemble de ces trois structures qui constitue l'encéphale à l'intérieur de la boîte crânienne.

Chaque hémisphère est subdivisé par des scissures formant plusieurs lobes :

A leur tour ces différents lobes sont creusés par des sillons, qui forment des plis appelés également circonvolutions.

À l'intérieur du cerveau proprement dit, on constate la présence de cavités : les ventricules.

Ceux-ci sont remplis du liquide céphalo-rachidien qui permet de nourrir et de protéger le cerveau.

On décrit trois ventricules : deux ventricules cérébraux latéraux (un dans dans chaque hémisphère du cerveau) et un troisième ventricule qui correspond au diencéphale, au centre du cerveau.

Le cerveau, comme d'ailleurs le reste du système nerveux central, comprend deux types de substance, la substance blanche et la substance grise :

  • La substance blanche est constituée des gaines de myéline des fibres, représentant en quelque sorte le « câblage » de l'encéphale et permettant de relier un point à un autre, mais également l'encéphale et la moelle épinière.
     
  • La substance grise, quant à elle, correspond au corps des neurones et des synapses (contact entre les neurones) permet la réception des messages, l'élaboration et l'analyse qui permettra de déclencher une réponse, comme un mouvement par exemple. Ces mécanismes sont possibles grâce à la présence de cellules triangulaires appelées cellules pyramidales à vocation motrice. Les cellules fusiformes, qui traversent le corps calleux, jouent également un rôle dans ce sens. Les neurones du cortex cérébral sont également destinés à la réception des stimulations périphériques, autrement dit des sensations tactiles, des ondes visuelles ou des ondes sonores. De façon générale, le mot cortex (du latin écorce) est le terme qui désigne la partie superficielle de certains organes. Le cortex cérébral (écorce cérébrale) est l'ensemble des cellules grises situées en périphérie du cerveau. Cette substance grise se répartit en une couche superficielle épaisse recouvrant le cerveau : le cortex et les noyaux profonds (les noyaux gris centraux). Les noyaux gris des hémisphères jouent un rôle important, pour ne pas dire primordial, dans la motricité qualifiée d'extrapyramidale, autrement dit qui facilite les mouvements volontaires. Ces noyaux gris sont :
  1. le pallidum
     
  2. le putamen qui est la partie externe, le noyau lenticulaire situé en avant et en bas du thalamus. Il se présente sous la forme d'une toupie dont la pointe est interne et dont la base est externe (limitée en dedans par la capsule interne qui le sépare du thalamus et du noyau caudé). Le putamen et le noyau caudé sont de même origine embryologique et constituent un ensemble fonctionnel appelé le striatum.
     
  3. le noyau caudé décrit une courbure fer à cheval ouverte en avant et en bas, avec une tête, un corps et une queue prolongée par le noyau amygdalien.
     
  4. le thalamus à l'intérieur du diencéphale est constitué de 2 gros noyaux gris symétriques. Le thalamus joue un rôle d'intégration, de réception et d'analyse des informations avant de les transmettre à la périphérie du cerveau : le cortex cérébral. Autrement dit, le thalamus permet de traiter les informations sensitives avant de les transmettre au cortex.

 

Cette structure surmonte  :

  • L'hypothalamus qui comprend lui-même des petits noyaux gris se prolongeant par deux glandes : l'hypophyse en bas et l'épiphyse en arrière. L'hypothalamus est une région centrale du cerveau située à sa base, juste au-dessus de l'hypophyse, à laquelle elle est reliée par une tige appelée la tige pituitaire. L'hypothalamus joue un double rôle de sécrétion des hormones et de régulation du système nerveux végétatif (système nerveux automatique), et de contrôle sur l'activité des viscères.
     
  • Les neurones et leurs fibres nerveuses sont noyés au milieu d'autres cellules qui leur servent de soutien : les cellules gliales. Ce type de cellules apporte aux neurones les éléments nutritifs dont ils ont besoin.
     
  • D'autre part, la substance grise constituant le cortex est le point de départ de la motricité volontaire (faire un mouvement) et le point d'arrivée de la sensibilité. La conscience, la mémoire, la réflexion, le langage, les émotions sont également possibles grâce au cortex. Les neurones sont également appelés grains, et les différentes aires corticales qui en sont pourvues, possèdent une fonction sensitive et sensorielle. Les territoires du cerveau contenant des cellules pyramidales sont essentiellement moteur. Les aires corticales que l'on qualifie d'associatives, contiennent des neurones de type grains, et des pyramides. Elles assurent l'analyse et l'intégration des sensations élémentaires, les fonctions intellectuelles, ainsi que la coordination des mouvements volontaires.

 

Dans les  ventricules cérébraux on distingue :

  • les 2 ventricules latéraux de chaque hémisphère cérébral (demi-cerveau)
     
  • le troisième ventricule situé dans le diencéphale (partie du cerveau située entre les deux hémisphères)
     
  • le quatrième ventricule situé dans le tronc cérébral (partie de l’encéphale comprise entre la moelle en bas, le cerveau en haut et le cervelet en arrière).

Le premier et le deuxième ventricule cérébral, sont habituellement appelés ventricules latéraux.

Ils sont creusés dans la profondeur de chacun des deux hémisphères cérébraux, et présentent une forme de fer à cheval orientée d’arrière en avant.

 

Chaque ventricule est constitué de :

  • une corne frontale (en avant) située dans le lobe frontal de l’hémisphère cérébral
     
  • une branche inférieure (corne temporale, sur les cotés du cerveau)
     
  • une partie postérieure (arrière) qui rassemble les branches inférieure et supérieure et que l’on appelle le carrefour
     
  • une petite zone supplémentaire, appelée la corne occipitale, qui communique avec le carrefour et se situe dans le lobe occipital (en arrière du cerveau).

 

Les circonvolutions cérébrales sont des replis de substance grise (couche composée des noyaux des cellules nerveuses disposés en périphérie du cerveau comme une écorce), constituant un bourrelet sinueux séparés par des sillons marquants à la surface du cerveau. C'est aussi la corne de l'hippocampe dans la corne temporale du ventricule cérébral latéral. Le ventricule est une cavité située au centre du cerveau et qui contient le liquide céphalo-rachidien.

Le terme fornix (en latin voûte, cintre, arche) désigne une structure arciforme ou en forme de voûte (en cul-de-sac), comme c'est le cas pour le fornix cerebri. À l'intérieur du cerveau le fornix désigne la commissure cérébrale qui unit l'hippocampe et les corps mamillaires. Dans l'organisme, le terme fornix désigne d'autres parties d'organes, tels que le fornix de l'estomac (fundus gastrique), le fornix du vagin (cul-de-sac vaginal).

Le système limbique est une région du cerveau qui est constituée par la circonvolution du corps calleux, c'est-à-dire la circonvolution de Broca associée à celle de l'hippocampe. Le rôle du système limbique est particulièrement important puisqu'il règle le fonctionnement de certains viscères en ce qui concerne le métabolisme (fonctionnement de l'organisme) de la vie émotionnelle.
Plus précisément, le système limbique est un ensemble de structures, situées sur la face médiane (au milieu) des hémisphères cérébraux et à l'intérieur du diencéphale.

Rappelons que le diencéphale est la partie du cerveau située entre les deux hémisphères et en avant du cerveau moyen. Il est un creusé dans tout son ensemble par le troisième ventricule.

Ces structures cérébrales constituent la périphérie du sommet du tronc cérébral, c'est la raison pour laquelle elle porte cette nomination de système limbique. En effet, limbus signifie frange.

Cet ensemble de structures comprend des parties du rhinencéphale (le septum précommissural), le gyrus du cingulum appelé également circonvolutions du corps calleux, le gyrus parahippocampal et l'hippocampe en forme de lettre C. Le système limbique intègre également une partie du corps amygdaloïde.

À l'intérieur du diencéphale, les principales structures limbiques sont l'hypothalamus et les noyaux antérieurs du thalamus.

Le trigone cérébral appelé également fornix correspondant aux commissures ainsi que certains faisceaux qui constituent la liaison entre ces régions du système limbique.

Le système limbique est considéré comme le cerveau de l'émotion et de l'affectif.

Une structure en particulier semble jouer un rôle déterminant en ce qui concerne les émotions, il s'agit du corps amygdaloïde (amygdale) et de la partie antérieure du gyrus du cingulum. Par exemple, le système limbique intervient en ce qui concerne le souvenir des odeurs en faisant intercéder le rhinencéphale, autrement dit, l'encéphale olfactif primitif que nous avons en commun avec de nombreux animaux. Ceci explique la raison pour laquelle certaines odeurs jouent un rôle, peut-être comme phénomène de protection à travers une mémoire, des expériences émotionnelles vécues.

Il existe, bien entendu, des relations étroites entre le système limbique et les autres zones du cerveau. Ainsi de nombreuses connexions permettent de relier le système limbique au cortex, et aux régions situées en dessous du cortex, permettant ainsi d'intégrer des stimulations provenant de l'environnement et bien entendu d'y réagir

Ainsi si nous prenons l'exemple de l'hypothalamus qui correspond grosso modo au chef d'orchestre du cerveau, ou si l'on préfère au bureau central, n'importe quelle réaction émotionnelle, suivant les individus, peut se transformer en tension émotionnelle plus ou moins intense, susceptibles ou pas, d'entraîner des pathologies parfois graves comme l'hypertension artérielle, l'irritation du côlon, entrant éventuellement dans le cadre d'une fibromyalgie par exemple.

Plus globalement ces réactions sont pour certains des maladies psychosomatiques.

Il n'existe pas, pour l'instant, de preuves de lésions organiques du système limbique susceptibles d'expliquer, entre autres, la fibromyalgie ou des pathologies apparentées.

L'hippocampe, parmi ces structures, joue un rôle primordial. En effet, associé au corps amygdaloïde, il participe à la conversion de données nouvelles en souvenir durable.

D'autres pathologies du système limbique sont expliquées par des lésions spécifiques du corps amygdaloïde qui entraînent des changements dans l'affect, la cognition d'un individu, entraînant une intensification de l'agressivité, des modifications de la libido, des perturbations de la docilité ou une agitation extrême parfois.

Le corps calleux est la zone du cerveau réunissant les deux hémisphères cérébraux, elle est constituée de substance blanche (grande commissure). Cette commissure se présente transversalement et est située au fond de la scissure interhémisphérique (entre les 2 hémisphères) au-dessus des ventricules latéraux (petites cavités situées dans le cerveau et contenant le liquide céphalorachidien).

Le corps calleux est constitué par les fibres transversales qui relient les deux hémisphères.

L'encéphale proprement dit est constitué, en dehors du cerveau , par le :

  • Tronc cérébral, qui est le prolongement de la moelle épinière située à l'intérieur de la colonne vertébrale (rachis), et comprenant de haut en bas le bulbe rachidien, la protubérance annulaire et les pédoncules cérébraux.
     
  • Le cervelet correspondant à la partie de l'encéphale évoquant la forme d'un chou-fleur, située immédiatement sous le cerveau et en arrière du tronc cérébral (extrémité supérieure de la moelle épinière). Le cervelet est situé à l'arrière du crâne et est recouvert par la partie de la boîte crânienne appelée l'occiput, délimitant la fosse postérieure. Cette partie de l'encéphale est recouverte par la tente du cervelet, qui sépare le cerveau des hémisphères cérébraux situés immédiatement au-dessus de lui.
     
  • L'encéphale est recouvert par les méninges, qui sont des membranes protectrices retenant également du liquide céphalorachidien, servant lui-même de matelas protecteur.

Il comprend deux types de tissu nerveux : la substance grise et la substance blanche.
La substance grise est située à l'extérieur au niveau du cortex cérébral. Ce tissu correspond au cœur des cellules nerveuses (neurones), que l'on retrouve également sous forme d'îlots disparates perdus dans la substance blanche et correspondant aux fibres nerveuses (axones, dendrites) recouvertes d'une gaine de myéline.

En ce qui concerne l'encéphale, en dehors des 3 ventricules contenus dans le cerveau, un ventricule est situé entre le tronc cérébral et le cervelet, il s'agit du quatrième ventricule.

 

Chaque zone de l'encéphale possède une fonction bien précise :

  • Le cervelet permet la coordination des mouvements du corps
     
  • Le tronc cérébral contrôle l'activité du cœur et des poumons (respiration)
     
  • Le diencéphale assure, par l'intermédiaire du thalamus, la répartition des informations sensitives. puis, par l'intermédiaire de l'hypothalamus, la commande sur la sécrétion des hormones et des viscères
     
  • Les hémisphères cérébraux sont à l'origine des sensations conscientes, de la cognition (facultés intellectuelles), des émotions et de la motricité volontaire (effectuer un mouvement quand on le désire)
     
  • L'hypophyse, glande « chef d'orchestre », régule l'ensemble des autres glandes de l'organisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHYSIOPATHOLOGIE

L'ictus amnésique est le résultat, entre autres, d'une atteinte de l'hippocampe.

Au cours de la maladie d'Alzheimer on constate une atteinte de l'hippocampe.

Le syndrome lacunaire est une atteinte neurologique due à la survenue d'une lacune à l'intérieur du cerveau.
Cet ensemble de symptômes (syndrome) est le résultat d'un accident vasculaire cérébral ischémique de petite taille c'est-à-dire moins de 2 cm.
Autrement dit, le syndrome lacunaire survient à la suite d'une insuffisance de vascularisation (diminution du flux sanguin) au niveau du cerveau, que l'on appelle une ischémie et qui entre dans le cadre d'un accident vasculaire.
La lésion, au cours du syndrome lacunaire, est très limitée, c'est la raison pour laquelle un seul symptôme neurologique apparaît : il s'agit de l'hémiplégie (paralysie de la moitié du corps).
Ce déficit moteur d'une moitié du corps s'accompagne quelquefois d'une hémianesthésie, c'est-à-dire d'un déficit sensitif d'une moitié du corps (le patient ne perçoit rien dans une moitié de son corps).
Le traitement du syndrome lacunaire est essentiellement préventif : il est nécessaire de réduire les facteurs de risque que sont, entre autres, l'hypertension artérielle et la consommation de substances susceptibles d'avoir un effet délétère sur le cerveau et plus particulièrement sur la circulation de celui-ci (tabac, toxiques, consommation excessive de corps gras, etc...).
Le pronostic du syndrome lacunaire est le plus souvent favorable. En effet, on constate une amélioration en quelques mois. Néanmoins, en cas de survenue d'un grand nombre de lacunes, les troubles neurologiques ont tendance à persister et à s'installer définitivement, puis à entraîner un état que l'on appelle lacunaire et qui associe un syndrome pseudobulbaire.

Le syndrome pseudobulbaire se caractérise par une atteinte du larynx et du pharynx qui est le résultat d'une lésion des deux faisceaux pyramidaux. La marche à petits pas et les troubles intellectuels sont habituellement présents également.

Les tumeurs du cerveau sont soit bénignes, soit malignes. Il est nécessaire de distinguer les tumeurs primitives se développant à partir de cellules du cerveau, et les tumeurs secondaires qui correspondent à des tumeurs cancéreuses de nature métastatique (provenant d'un autre cancer).

 Les tumeurs primitives du cerveau dont on ne connaît pas avec exactitude la cause (et constituent 60 % des tumeurs primitives) sont :

  • les gliomes qui sont constitués à partir des cellules gliales (substance jouant le rôle de soutien des neurones). Les gliomes sont soit bénins soit malins
     
  • les méningiomes siègent au niveau des méninges qui sont les membranes de recouvrement et de protection du système nerveux. Cette variété de tumeur est également assez fréquente mais toujours bénigne.

Les symptômes sont plus précoces et l'évolution est plus rapide quand il s'agit d'une tumeur maligne.

Ces symptômes sont (liste non exhaustive) :

  • un déficit neurologique telles qu'une aphasie (altération du langage)
     
  • une paralysie localisée
     
  • une épilepsie
     
  • une hypertension intracrânienne se traduisant par apparition de céphalées (maux de tête)
     
  • l'atération de la fonction mentale
     
  • des vomissements

Grâce à l'imagerie médicale, c'est-à-dire au scanner cérébral et à l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (I.R.M.), il est possible de déterminer le siège précis de la tumeur, et éventuellement d'apporter des renseignements supplémentaires en ce qui concerne sa nature. Le diagnostic précis de la tumeur (histologie: composition cellulaire de la tumeur) n'est obtenu qu'après biopsie du cerveau.
Le traitement fait appel à l'ablation chirurgicale de la tumeur, en se faisant aider par un repérage tridimensionnel que l'on appelle repérage stéréotaxique. Une radiothérapie est quelquefois utilisée également.

Les tumeurs secondaires du cerveau sont des cellules provenant d'un autre cancer situé à un autre endroit (métastases issues des tumeurs multiples).

Il peut s'agir entre autres d'un cancer broncho-pulmonaire ou d'un cancer du sein.

Les symptômes sont identiques à ceux apparaissant à la suite d'une tumeur primitive du cerveau, mais leur évolution se fait plus rapidement.

Le diagnostic des tumeurs secondaires du cerveau fait appel à des techniques d'imagerie médicale pouvant éventuellement mettre en évidence les lésions du cerveau et quelquefois le cancer primitif.

Le traitement est celui du cancer primitif à condition qu'il soit mis en évidence.

La radiothérapie du cerveau est le plus souvent utilisée comme thérapeutique.

 

 

SYMPTÔMES

En neurologie, et plus précisément en ce qui concerne les maladies du cerveau, il est nécessaire de distinguer deux types de signes.

  • Les signes non spécifiques qui apparaissent indépendamment de la localisation de la lésion du cerveau. Ainsi des maux de tête, une crise d'épilepsie, des convulsions, une élévation de la tension à l'intérieur du crâne (hypertension intracrânienne) liée à une augmentation de la pression du liquide céphalo-rachidien, un coma sont des signes neurologiques non spécifiques.
     
  • On appelle signe de localisation les symptômes susceptibles de donner une indication sur la zone atteinte du cerveau correspondant à une fonction spécifique de chaque territoire cérébral.

    En cas d'atteinte du lobe frontal, on constate, selon le siège, soit une paralysie croisée d'une moitié du corps que l'on appelle hémiplégiesoient des troubles de la personnalité et du comportement pouvant être une apathie (indifférence au plaisir et au désir), une négligence de soi, des troubles de l'humeur à type de dépression ou d'euphorie et une perturbation de l'intellect. Certaines lésions du lobe frontal sont susceptibles d'entraîner l'apparition de troubles de la parole articulée, que l'on appelle aphasie. Les troubles de l'écriture ou une perte de la compréhension du langage peuvent également être la traduction d'une atteinte du lobe frontal.

    Une atteinte des lobes pariétaux peut entraîner l'apparition d'un trouble des mouvements volontaires tel qu'une apraxie au cours de laquelle le sujet n'arrive plus à effectuer des gestes qu'on lui demande de faire, comme la manipulation d'un objet (entre autres). Une agnosie tactile (le sujet ne reconnaît plus les objets qu'on lui demande de toucher alors que parallèlement les autres organes fonctionnent correctement) peut être la conséquence d'une atteinte des lobes pariétaux.

    Une atteinte des lobes occipitaux entraîne quelquefois l'apparition d'une agnosie visuelle, c'est-à-dire que le sujet ne peut plus identifier ce qu'il voit.

 

 

DIAGNOSTIC - EXAMENS MÉDICAUX

Le cerveau est un organe comme un autre, et il est exploré comme n'importe quelle partie de l'organisme.

L'imagerie radiologique classique, le scanner et avant tout l'I.R.M. sont utilisés.

Il s'agit de méthodes particulièrement performantes qui ont remplacé l'électroencéphalogramme qui n'est plus utilisée que pour certaines affections neurologiques, et plus particulièrement les crises convulsives (épilepsie entre autres).

Les examens permettant de visualiser le cerveau, de l'explorer grâce à l'imagerie radiologique sont (liste non exhaustive) :

  • Le scanner hélicoïdal ou spiralé dont le principe associe une rotation en continu du tube qui émet des rayons X, et un déplacement également continu et linéaire de la table où le patient est allongé. Grâce à cet appareil, il est possible d'obtenir des images en trois dimensions.
     
  • La tomographie d'émission à positrons ou positons. Grâce à cet examen, il est non seulement possible de voir sur un ordinateur un cerveau ou un autre organe en trois dimensions et sous différents angles, mais aussi d'étudier son métabolisme (fonctionnement) intime (consommation d'oxygène, de sucre, etc...). Cette technique consiste à associer une tomographie et une détection de positrons (électrons chargés positivement). La tomographie est un procédé radiologique qui permet de prendre des clichés par plans d'un organe. La TEP nécessite l'injection de quantités infimes de molécules radioactives. Ces molécules s'accumulent dans certaines zones préférentielles du cerveau (ou d'un autre organe) et se fixent spécifiquement puis émettent des positons. Il s'agit de particules élémentaires de la même masse que l'électron et de charge opposée. Le positon peut-être comme l'électron, issu de la dégradation d'un nombre élevé d'isotopes radioactifs. Certains de ces isotopes sont utilisés en médecine nucléaire. Un isotope est un produit constitué d'atomes, ayant le même nombre d'électrons et de protons, mais pas de neutrons. Ils ont la propriété d'émettre des rayonnements utilisés en thérapeutique (télécobalthérapie), ou pour faire un diagnostic (iode, phosphore radioactif). Les molécules utilisées sont marquées par un isotope de base constitutif de la matière vivante (carbone 11, O 15, N 13). Par l'intermédiaire de ces isotopes, il est possible de « marquer » c'est-à-dire de laisser une trace sur certaines molécules biologiques (appartenant à l'organisme) simples, comme l'eau. Ces traceurs permettent ensuite de mesurer le débit sanguin et celui du glucose (sucre) radioactif. On obtient de cette manière une image de l'activité et du fonctionnement du cerveau. Autrement dit, cet appareil renseigne sur la biochimie des organes, mais nécessite l'utilisation d'un marqueur radioactif, qui émet des photons (grains de lumière) de très courte durée de vie d'où la présence nécessaire d'un accélérateur de particules à proximité immédiate des appareils. Cela constitue un des inconvénients de la tomographie par émission de positons, avec son coût. En effet, cet appareil ne peut fonctionner que s'il possède à proximité de lui, un cyclotron médical qui va fabriquer au fur et à mesure des radio-isotopes qui ont une courte durée de vie.
     
  • L'I.R.M.
     
  • L'électroencéphalographie qui permet l'enregistrement de l'activité électrique de l'encéphale mais qui apparaît désuet de nos jours.

 

 

 

 

 

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