Défécation

Terme issu du latin de : hors de, et faex, faecis : lie.

Expulsion des excréments par l'anus. Les excréments sont constitués des substances non digestibles ou qui n'ont pu être absorbées, apparaissant sous forme de fèces. En chimie, il s'agit également de la séparation de sédiments (dépôt formé par la précipitation (chute après passage à l'état solide des molécules solubles contenues dans un liquide).

Mécanisme
La défécation est un phénomène relativement complexe, à la fois volontaire et réflexe, la partie réflexe étant acquise progressivement chez l'enfant grâce à l'éducation. Le passage des matières fécales dans le colon sigmoïde puis dans le rectum déclenche l'envie d'aller à la selle. C'est grâce au contrôle du sphincter strié de l'anus et autonus de la paroi de l'abdomen qu'un individu arrive à se retenir ou à expulser ses selles.
Plus précisément, il s'agit d'un réflexe initié par la distension des parois du rectum provenant d'un mécanisme d'origine parasympathique (partie du système nerveux automatiques ou autonome), entraînant une relaxation incomplète et passagère du sphincter (muscles de forme circulaire permettant la fermeture du sphincter de la partie interne de l'anus - sphincter anal interne).
Alors que les contractions du rectum et du sigmoïde (partie basse du gros intestin) augmentent parallèlement à la pression qui s'exerce à l'intérieur du rectum, l'angle situé entre le rectum et le sigmoïde s'ouvre à la manière d'un lasso autour de la jonction entre l'anus et le rectum. Parallèlement, le sphincter anal externe se relâche. Il comporte au minimum trois régions musculaires répondant aux ordres du système nerveux volontaire et entourant le canal anal, qui sont susceptibles de retarder la défécation. L'évacuation des excréments se fait par contractions successives.
C'est la relaxation synchrone (en même temps) des sphincters anal interne et externe qui permet par la suite l'évacuation des selles. Ceci peut être accéléré par une hyperpression (augmentation de la pression) ayant lieu à l'intérieur de l'abdomen grâce à la manœuvre de valsalva. Il s'agit d'une épreuve respiratoire qui consiste à effectuer une expiration forcée, la glotte fermée. Cela signifie qu'après avoir pris une grande inspiration, le malade doit souffler fortement en fermant la bouche et en bouchant le nez pour empêcher l'air de sortir. Il se produit alors une augmentation de la pression dans le thorax mais également dans l'oreille moyenne et dans l'abdomen.

Examens complémentaires
La défécographie est un examen radiologique qui permet de mettre en évidence le mécanisme de la défécation. Cet examen permet dans certains cas de déterminer les causes d'une constipation appelée terminale et le plus souvent secondaire à une impossibilité pour le rectum d'évacuer les excréments. Dans certains cas, il existe une incontinence anale (impossibilité pour le sphincter anal de fonctionner convenablement) : dans ce cas également, cet examen apporte une aide précieuse.

Pathologie
La perte de l'enchaînement précédemment décrit est quelquefois à l'origine de la constipation.
Inversement, quand la pression s'exerçant au sein des matières fécales est trop importante (c'est le cas de la diarrhée entre autres) apparaît alors une incontinence irrépressible.
La diarrhée, qui correspond à l'émission de selles non pas forcément liquides mais fréquentes, ne doit pas être confondue avec l'hyperdéfécation correspondant à une augmentation de la fréquence des défécations sans augmentation du poids des selles. Ce trouble apparaît chez les patients souffrant du syndrome de l'intestin irritable, de rectite (inflammation du rectum) ou d'hyperthyroïdie (sécrétion trop importante d'hormones thyroïdiennes).

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