Les symptômes cliniques caractéristiques sont :
1. La faiblesse musculaire
La faiblesse augmente durant une activité qui se répète et qui entraîne la fatigue. Cette faiblesse peut s'améliorer après le repos et le sommeil. Elle touche :
- Les muscles du visage et plus particulièrement ceux des paupières et les muscles destinés à la mobilisation de l'œil qui sont souvent atteints d'une manière précoce. Elle entraîne une diplopie (trouble de la vue dans lequel les objets paraissent doubles) et un ptosis palpébral (abaissement permanent, d'origine paralytique ou congénitale, de la paupière supérieure). Ce sont là des signes révélateurs et fréquents de la myasthénie.
- Les muscles des joues dont l'atteinte apparaît lorsque le patient tente de sourire.
- Les muscles masticateurs (servant à mâcher) lors d'un effort prolongé, comme mâcher de la viande ou un chewing-gum.
- Les muscles du palais pouvant entraîner des troubles de la parole qui peuvent apparaître suite à une faiblesse des muscles de la langue.
- Les muscles de la déglutition consécutivement à la faiblesse des muscles du palais, de la langue et du pharynx; ils peuvent entraîner une régurgitation nasale ou des fausses routes alimentaires.
- Les muscles des membres (85 % des patients), touchant essentiellement les muscles proximaux (proches de la racine du membre) des membres, parfois symétriquement.
2. La fatigabilité musculaire
Elle peut entraîner :
- Des troubles respiratoires susceptibles de devenir sévères au point que le patient ait besoin d'une assistance respiratoire ou d'une intubation.
- Des troubles de la déglutition, le patient gardant tout de même ses réflexes normaux.