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Myasthénie

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Examen médical

Le diagnostic peut être étayé par différents examens, notamment un test pharmacologique consiste à injecter par voie intraveineuse un médicament constitué d'anti-acétylcholinestérase (contre l'enzyme détruisant l'acétylcholine) provoquant une régression passagère des symptômes. Ceci permet le fonctionnement normal de l'acétylcholine et donc il apparaît une contraction musculaire normale chez le myasthénique. L'édrophonium est le plus utilisé à cause de son action rapide (30 s) et de courte durée (environ 5 min). L'examinateur va pouvoir observer les réactions de son patient en visualisant la faiblesse de certains muscles, en particulier ceux des yeux. D'autre part, si les troubles de la parole régressent et que le malade est capable d'opposer une résistance à l'examinateur, on peut considérer le test comme positif. Dans le cas contraire, le médecin est obligé d'augmenter les doses administrées, en tenant compte des effets secondaires du produit qui sont une hyper-salivation (augmentation de la fabrication et de l'émission de salive), des nausées, de la diarrhée, des tressautements musculaires et très rarement une syncope. Quand ces signes deviennent trop fréquents, il est alors utile d'injecter de l'atropine par voie intraveineuse. Il existe cependant des faux positifs pouvant survenir chez certains patients atteints d'autres maladies neurologiques, comme la sclérose latérale amyotrophique. Il existe même des sujets qui sont sensibles au placebo (produit qui ne contient pas de substance active, et que l'on met à la place d'un médicament pour visualiser la composante psychique dans l'action du faux médicament). Il est alors utile d'utiliser un test à la néostigmine, qui est un médicament possédant un temps d'action plus long, qui a l'avantage de pouvoir être administré par voie orale et de permettre d'avoir plus de temps pour évaluer en détail la force musculaire. Dans tous les cas, il est souhaitable de poursuivre les examens afin d'établir le diagnostic de myasthénie d'une manière certaine.

Les tests d'électrodiagnostic, qui consistent en une stimulation nerveuse répétitive, peuvent apporter une preuve supplémentaire en faveur de la myasthénie. La stimulation des nerfs se fait par des chocs électriques délivrés à une fréquence de 2 ou 3 par seconde et on effectue un enregistrement sur les muscles (électromyogramme). Chez les myasthéniques, on constate une réduction rapide de l'amplitude des réponses obtenues d'environ 10 à 15%.